Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le jeudi 02 juin 2016

le 01 juin 2016 : Journée d'étude, hommage à Thierry Bianquis, Regards sur les sociétés de l'Islam Médiéval à l'Université Lyon 2

 

 

 Regards sur les sociétés de l’Islam médiéval - Hommage à Thierry Bianquis

 

Salle des colloques
Université Lumière Lyon 2 (18 quai Claude Bernard)
9h - 18h

 

L’historien de la citadelle, l’archéologue de la steppe, l’enseignant de la ville...

 

Regards sur les sociétés de l’Islam médiéval

 

Hommage à Thierry Bianquis
Journée d’étude organisée par Abbès Zouache

 

avec la participation de:

 

Denise AIGLE
Gérard DÉDÉYAN
Jean-Claude GARCIN
Marc GABORIEAU
Pierre GUICHARD
Jeanette ROSE ALBRECHT
Marie-Odile ROUSSET
Mathieu TILLIER
Katia ZAKHARIA
Abbès ZOUACHE
 

 

 

 

 Thierry Bianquis (1935-2014) Membre de l’UMR 5648 CIHAM depuis sa création, en 1994, et de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Thierry Bianquis était un spécialiste internationalement reconnu de l’Islam médiéval, et en particulier de la Syrie et de l’Égypte à l’époque fatimide. Agrégé d’histoire et excellent arabisant, il avait une connaissance très fi ne du Proche Orient, où il était né en 1935 et où il vécut de longues années. Directeur de l’Institut français d’études arabes de Damas, de 1975 à 1981, il avait été auparavant pensionnaire de ce même institut (1968 1971), puis membre scientifi que de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire (1971 1975). A son retour en France, il intégra l’Université Lumière Lyon 2, où il fut élu professeur d’histoire et de civilisation islamiques en 1991. Tout en enseignant, Thierry Bianquis continua à œuvrer à l’archéologie du savoir historique à laquelle sa fréquentation assidue des manuscrits arabes lui avait donné accès, lors de ses séjours à Damas et au Caire. La Syrie et l’Égypte des X e  XII e siècles constituèrent son terrain d’étude privilégié, à partir duquel il élargit ses analyses à l’ensemble de l’Orient, avec pour objectif constant de décrypter les mécanismes complexes qui régissaient la vie des hommes et des sociétés. La question centrale qui l’occupa fut celle du pouvoir, qu’il envisagea dans toutes ses dimensions. Il montra, en particulier, que dans les sociétés de l’Islam médiéval comme dans d’autres sociétés, le pouvoir n’existait pas en soi, fût il légitimé par des théologiens, et qu’il reposait sur une relation d’échanges, faite de rapports de force mais aussi de négociations feutrées, qui pouvait déboucher sur l’expression d’un consensus. Thierry Bianquis, qui co dirigea les derniers volumes de la deuxième édition de la prestigieuse Encyclopédie de l’Islam, a laissé une œuvre considérable, qui fait aujourd’hui référence. Sa bibliographie peut être consultée à l’adresse suivante : http://ciham.ish lyon.cnrs.fr/regards societes  lislam medieval hommage thierry bianquis. Jean Louis Gaulin, Mathieu Tillier et Abbès Zouache

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ouverture de la journée par Jean-Louis Gaulin, Directeur du CIHAM

 

 

 

 

 

 

 

 

D’Orient en Occident Président de séance : Cyrille Aillet

- Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM

 

 

 

 

 

 

 Quelques notes sur le premier monnayage musulman au Maghreb et en al-Andalus.

Pierre Guichard - Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM 

 

 

 Il n’est pas évident d’y voir clair dans la chronologie des premières monnaies frappées dans l’Occident musulman lors de la conquête arabe. On possède en effet d’assez nombreuses monnaies de diverses sortes frappées à l’époque des premiers gouverneurs. Les plus connues sont les monnaies d’or (solidi/dinars) dites « transitionnelles », où sont inscrites des légendes latines d’abord, puis en latin et en arabe, et enfin seulement en arabe. Le processus n’est pas différent de celui observé en Orient, mais à une époque plus tardive, postérieure à la réforme du calife ‘Abd al Malik qui a en principe arabisé le monnayage en 75-77/694-697. On observe aussi une frappe abondante de fulūs de métal de faible valeur, cuivre ou bronze, qui portent dans plusieurs cas des représentations figurées, qui posent aussi la question de l’utilisation de celles-ci sur un monnayage « musulman » qui va les voir se raréfier de plus en plus. Ces monnaies sont inégalement datées, et se pose aussi la question des lieux de frappe. On se propose de donner les grandes lignes de l’état actuel des questionnements que soulève ce monnayage d’or et de bronze, que l’on peut situer en première approximation entre 80/699-700 et l’apparition d’un abondant monnayage d’argent (dirhams) à partir de 97/715 en Ifrīqiya et 100/718-719 en al Andalus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La problématique ne peut guère se séparer de celle concernant la chronologie des gouverneurs, qui est pour sa part une question discutée, relevant de l’étude des sources écrites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Qubbat al-Bārūdiyyīn de Marrakech : une création révélatrice d’une culture ouverte et dynamique Jeannette Rose-Albrecht

- Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM

 

 

 Dans le cadre du développement urbain de Marrakech almoravide, la construction de la grande mosquée « Bārūdiyyīn » a constitué un chantier important, dont seule subsiste intacte la « Qubbat al-Bārūdiyyīn ». Édifice connu, reconnu, historiens et historiens de l’art ont relevé ses qualités esthétiques, ses sources, ses innovations. Pourquoi y revenir aujourd’hui ? Héritière de la tradition andalouse et de nouveautés orientales, sa réussite architecturale est basée sur l’adéquation entre les matériaux et les proportions du plan, de l’élévation, des volumes, sur la maîtrise de la lumière et la qualité d’un décor sculpté parfaitement intégré à la structure. Cette œuvre singulière révèle l’importance des contextes historique et géographique dans le processus créatif. Pétri de culture andalouse et ouvert aux innovations, l’architecte aurait réussi, hors de la péninsule andalouse, à s’émanciper. Une nouvelle étude approfondie et exhaustive pourrait définir une « coupole marrakushi » à un moment où la généralisation des coupoles à muqarnas n’a pas encore imposé un modèle déterminant, brillant par ses variations mais défavorable aux innovations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Une réflexion historique de Thierry Bianquis sur les Fatimides

Jean-Claude Garcin - Université Aix-Marseille

 

 

 J’ai choisi pour évoquer le travail de recherche de Thierry Bianquis, un thème qui me soit accessible en tant qu’historien « mamlukisant » s’étant intéressé à l’ensemble égypto-syrien jusqu’à ces derniers temps. L’histoire de l’Egypte, même au temps des Fatimides, ne m’est pas inconnue. Les réflexions de Thierry Bianquis sur l’Egypte des Fatimides apparaissent dans des publications qui s’échelonnent de 1972 à 2000, soit pendant près de 30 ans, et montrent la progression et la continuité de sa réflexion d’historien.

 

 

 

 

 Mouvements populaires Président de séance : Yassir Benhima

Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, UMR 5648 CIHAM

 

 

 

 

 

 

 Le personnage du « faqîr » comme « prêtre » des classes populaires dans l’islam indien : de Garcin de Tassy à l’anthropologie historique contemporaine Marc Gaborieau - CNRS et EHESS, UMR 8564 CEIAS

 

 

 Dans son Mémoire sur les particularités de la religion musulmane en Inde (Paris, 1831), Garcin de Tassy présenta le « faquîr » (sic), membre d’un ordre soufi, comme l’officiant du culte des saints, qui étaient alors considérés comme des intermédiaires obligés entre les hommes et Allah ; presque deux siècles plus tard l’historien anglo américain Nile Geen a rappelé la place centrale occupée par ce personnage jusqu’au XXe siècle dans son livre intitulé Islam and the Army in Colonial India (Cambridge, 2009). La présente communication, dans sa première partie, reconstitue – sur la base de sources historiques et d’observations de terrain échelonnées de l’Himalaya à Sri Lanka – les multiples rôles du « faqîr », mystique proche de Dieu et doué de pouvoirs miraculeux, comme l’officiant privilégié du culte des saints et le destinataire obligé des aumônes et des dons funéraires, devenu une sorte de « prêtre ». La seconde partie explique comment ces institutions soufies tombent en désuétude, minées de l’intérieur par les écoles réformistes et de l’extérieur par la modernité. Le personnage autrefois respecté du « faqîr » est réduit au rôle méprisé de destinataire des aumônes obligatoires et des dons funéraires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Centralité fatimide Président de séance : Mathieu Tillier

Université Paris-Sorbonne, UMR 8167 Orient & Méditerranée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Des traces matérielles d’époque fatimide à Raḥba Mayādīn (Syrie)

Marie-Odile Rousset - CNRS, UMR 5133

 

 

 Lorsque Thierry Bianquis accepta de co-diriger les fouilles de Raḥba Mayādīn, avec Qassem Toueir, en 1976, l’une de ses motivations était la possibilité de découvrir si les Fatimides, bien qu’ayant eu un pouvoir effectif assez bref (quelques années seulement) sur Raḥba, avaient laissé des traces matérielles de leur domination dans les confins orientaux de leur empire. Après quelques années de terrain, le caractère aléatoire et fastidieux de la recherche archéologique n’avait laissé que peu d’illusions à Thierry sur l’apport de cette discipline à l’étude de cette question. En revanche, son exploitation des sources écrites avait mis en évidence le fort impact sur la politique régionale d’une dynastie jusque-là peu connue, celle des Mirdassides, qui a gouverné Raḥba et sa région entre 1009 et 1067. Thierry en avait dessiné l’histoire dans sa thèse, dans « Raḥba et les tribus arabes avant les Croisades » (en 1993 dans le BEO) et surtout dans le remarquable article de l’Encyclopédie de l’Islam : « Mirdās (Banū) ». Je voudrais rappeler dans cette communication la contribution des sources archéologiques à l’histoire de cette période, qui n’est clairement apparue qu’après l’analyse et la synthèse des données récoltées à Mayādīn entre 1976 et 1980. Des vestiges appartenant à un atelier fabriquant de la céramique glaçurée attribuable au XI e siècle ont permis de reconstituer cette production et sa diffusion. Cette étude donne un aperçu des zones d’influences et des réseaux d’échanges des biens matériels.

 

 

 

 

 

 

 

 Discours, pouvoirs Président de séance : Dominique Valérian

- Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM

 

 

 

 

Un « Alceste musulman » : Sībawayh le fou et les Ikhshidides Mathieu Tillier - Université Paris-Sorbonne, UMR 8167 Orient & Méditerranée 

 

 

 Dans son article sur « La prise du pouvoir par les Fatimides en Égypte », Thierry Bianquis évoque à quelques reprises un fou de la Fusṭāṭ ikhshidide, surnommé Sībawayh, une sorte d’ « Alceste musulman » qui harcelait ses contemporains de sa misanthropie. Autrement ignoré de l’historiographie contemporaine, le personnage nous est connu grâce à un opuscule que lui consacra al Ḥasan b. Ibrāhīm b. Zūlāq (m. 387/998). De vingt deux ans son cadet, ce dernier l’avait fréquenté de près, et fut le témoin oculaire et auditif d’un grand nombre de ses coups d’éclat. En replaçant Sībawayh dans son contexte historique, je m’interrogerai sur la portée politique et sociale de la forme de folie dont il souffrit. Il apparaîtra qu’au  delà des topoi que sa biographie partage avec le genre consacré aux « démens sensés » (ʿuqalā’ al-maǧānīn), Sībawayh, protégé par sa popularité auprès des masses et par sa démence, se fi t le héraut d’une partie des habitants de Fusṭāṭ exaspérés par le comportement de leurs élites et de leurs dirigeants.

 

 

 

 

 

 

 Courriers offi ciels et correspondance personnelle en prose rimée dans La chronique d’Égypte d’al-Musabbiḥī (m. 420/1029) Katia Zakharia

- Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM

 

 

 Après avoir rappelé les principales caractéristiques de La Chronique d’Égypte d’al Musabbiḥī (m. 420/1029), j’examinerai les cinq pièces en prose rimée rapportées dans l’ouvrage, à la fois dans leur relation à la prose sans ornements du chroniqueur et à l’explosion concomitante de la prose rimée, comme style distinctif des lettrés à la cour buyide et par propagation dans l’Iraq abbasside. Il sera intéressant d’étudier les thématiques abordées dans ces textes, les images privilégiées, les fonctions du discours auquel elles servent de support et, plus généralement l’évolution du statut de ce mode d’expression dont l’ouvrage apporte une pertinente illustration.

 

 

 

 

 

 

 Guerre et culture dans l’Orient musulman médiéval. Astrologie et divination Abbès Zouache - CNRS, UMR 5648 CIHAM

 

 

Thierry Bianquis s’intéressa à plusieurs reprises à des champs du savoir peu explorés par ses pairs. Ainsi, en 1975, il publia avec Nessim H. Henein, sous le titre La magie par les psaumes, l’édition et la traduction d’un manuscrit arabe chrétien d’Égypte consacré à la magie. Par la suite, il souligna régulièrement que les historiographes arabes médiévaux faisaient parfois état de l’utilisation, par les Orientaux, de pratiques tenant peu ou prou de la magie ou, selon une expression aujourd’hui commune, des « sciences occultes ». C’est à l’astrologie, dont la dimension divinatoire fut régulièrement dénoncée par des ‘ulamā’, tout au long du Moyen Âge, que j’ai donc choisi de m’intéresser aujourd’hui, non pour discuter les théories exposées dans les traités d’astrologie. Je me propose, plus simplement, dans une perspective d’histoire sociale et culturelle, de dévoiler les liens qui unissaient la guerre, l’astrologie et les astrologues, dans les sociétés de l’Orient médiéval dominées, à partir du III e /IX e siècle, par des hommes de guerre et de pouvoir dont la culture est encore insuffi samment connue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
  

  
 


Commentaires

 
 
 
posté le jeudi 02 juin 2016

le 29 mai 2016 : Itinérance de Prières de la Synagogue, à la Mosquée et à l'Eglise de Villeurbanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Marcher pour se parler, s’écouter, se connaître, se découvrir et se respecter. Marcher pour vivre ensemble des moments privilégiés.

Marcher vers l’autre…

 

C’est une heureuse tradition que le groupe de dialogue interreligieux

Les Fils d’Abraham a institué voici une dizaine d’année en créant son « itinérance de prière ».

Le principe : se rendre successivement dans une synagogue, une église (ou un temple) puis une mosquée pour partager dans chaque lieu de culte un temps d’accueil et de découverte, de prières, de discours et de convivialité.

 

 

Itinérance de prière autour des - et avec les - communautés de Villeurbanne :

- le matin, à partir de 9h30, à la synagogue Keren Or, 15 rue Jules Vallès (tél. 04 37 72 30 19 ; métro : ligne A, station Charpennes), au milieu des enfants de l’école rabbinique, avec la participation des enfants des autres communautés.


- Vers 11h15, à la Mosquée Othmane, 51 rue Octavie (tél. 04 78 85 57 25, Accès : Bus C17, arrêt Place des Buers), au milieu des enfants de l’école coranique et avec la participation des précédents, et des enfants du catéchisme

- repas pris en commun dans l’enceinte de l’église de la paroisse catholique de la Sainte Famille, 9 rue de Longchamp (tél. 04 78 93 51 08, Accès : Bus C 17 et 37 arrêt Longchamp).


 

 

 Il aurait fallu pousser les murs 

    Il n'y avait pas assez de livrets ; 


 

 

 

  Il y a beaucoup de monde en ce matin du dimanche 29 mai 2016 à la synagogue Keren Or  de  Villeurbanne  . C'est ici que cette année commencel'itinérance  de prière que font "les Fils d'Abraham" ,hommes et femmes qui redisent après leur fondateur Max Bobichon, présent bien sûr , que, même si juifs, chrétiens et  musulmans  prient   de façons différentes , ils prient le même Dieu et qu'ils sont tous , spirituellement les fils d'Abraham .

Après le café , chrétiens et musulmans partagent le même banc avec leurs frères aînés dans la Foi, les juifs de Keren Or.  Il y a là deux prêtres, un frère franciscain , un des organisateurs de la semaine internationale des rencontres interconfessionnelles ... et des enfants  , beaucoup d'enfants qui ont entraîné leurs parents et des grands -parents qui ont entraîné leurs petits-enfants. Beaucoup diront qu'ils n'étaient jamais entrer dans une synagogue

 

    Le rabbin René Pfertzel et David Mellet, référent inter-religieux pour Keren Or ou-Rayon Lumineux accueillent avec beaucoup de chaleur .
    David raconte les" juifs libéraux "et dans un passé récent l'installation de Keren Or dans le quartier de Charpennes .
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rabbin sort la Torah et psalmodie quelques passages .Puis il parle avec son coeur de choses simples ,de lui et de sa mission qui lui fait se partager entre Londres et Lyon et de la tranquillité toujours menacée dans laquelle vivent les juifs d'aujourd'hui. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Manon , une jeune fille qui suit l'enseignement biblique du dimanche matin lit une page du seddour , ce livre de prières qui accompagne la semaine du juif pratiquant et du shabbat . Il y est question du rôle de la synagogue , rôle qu'elle tient magnifiquement ce matin"  de beit haknesset .la maison où l'on se rencontre"

 

 

     Les enfants s'approchent maintenant et font un beau bouquet avec la fleur apportée.
     Puis les enfants de la communauté juive  , pendant que David commente , accrochent aux branches bleues de l'arbre peint sur un tryptique et placé devant l'assemblée , arbre de vie ou arbre généalogique  aux racines apparentes portant le nom d'Abraham et au tronc torsadé en bleu en jaune et en vert,des images coloriées de ce qu'ils ont choisi comme symboles de  leur religion : ménorah , rouleaux de la Torah, étoile de David.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Philippe avec son grand sourire accompagne alors à la guitare

" salut salam , shalom "

le chant qu'il a composé pour tous les enfants qui disent "salut" , pour tous les enfants qui disent " salam " et pour tous les enfants qui disent "shalom", et qui un jour, en souvenir de ce matin là, feront la Paix . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   La distance entre la Synagogue Keren Or et la Mosquée Othmane

est très vite parcourue .

 

 

 Quelques gouttes de pluie mouillent et  rafraîchissent et ces ablutions subies plutôt que faites , les chaussures laissées à l'entrée ,les Fils d'Abraham et leurs amis s'assoient et remplissent la mosquée  pour entendre ici aussi des paroles de vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 

 

 Azedine Gaci , l'imam est retenu à La Grande Mosquée de Lyon  où  a lieu ce même jour un colloque intra- musulmans et c'est Khemais qui , au pied levé prend sa place .  
 

 

 Khemais s'acquitte de sa tâche avec coeur et compétence . Il évoque ce garage transformé en lieu de prière  qui a précédé la construction de l'actuelle mosquée . il décrit  la pratique du musulman et cite les cinq piliers de l'islam 

 " Othmane" est le nom du 3ème calife et ce lieu "Mosquée Othmane " est un vrai centre islamique puisque en plus de la mosquée un étage entier est réservé à l'étude et se partage entre salles de classe et bibliothèque . 

Et c'est justement  BelKacem, le maître des grands élèves, qui maintenant prend la parole . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A l'occasion du passage  des Fils d'Abraham il a  fait réfléchir ses élèves sur l'inter religieux : -- -- --  deux garçons  ouvrent le Coran , l'un à la voix superbe  psalmodie quelques versets de sourates , l'autre  lit la traduction en français .

 

 -- un groupe de garçons et filles lit à plusieurs voix un poème écrit par l'un d'eux "unissons nous "  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A l'étage supérieur  une autre classe, les 10 , 11 ans , attend avec impatience . Les enfants  font la haie et... surprise !, surprise! c'est avec" salut ,salam,shalom "que d'un même coeur ,ils accueillent tous ceux qui pénètrent  dans la bibliothèque ; 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La salle n'est pas assez grande . tout le monde ne peut entrer .

     Et c'est dans cette façon d'être plus détendue que les enfants musulmans vont à leur tour accrocher  aux branches vertes, vert couleur de l'islam "de l'arbre des Fils d'Abraham  leurs petits dessins : certains ont voulu un tapis de prière , d'autres des croissants de lune , d'autres des colombes ..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'arbre est un fil conducteur de l'itinérance . l'autre fil c'est le chant . Philippe une fois encore accompagne les enfants "  salut salam shalom " résonne une fois encore et trouve un écho chez les adultes qui l' avaient appris durant  les semaines précédentes  . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les choses se bousculent un peu ; on installe une table et on y dépose des plateaux de pâtisseries orientales ,et des grands thermos de thé .   BelKacem s'inquiète avec raison.C'est qu'une invocation était prévue pour clore la visite ,  avec deux élèves féminines cette fois ! Impossible d'oublier la prière et, les filles .

 

  Finalement tout se fait:.les grandes filles chantent et traduisent . et les pâtisseries sont avalées . Prévues pour le dessert du repas de midi , elles  sont finalement les bienvenues à ce moment de la matinée : chacun sait que la vie spirituelle creuse et qu'un petit remontant est nécessaire ; Et puis les dames pâtissières étaient là et méritaient bien de voir le plaisir de chacun ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le père Damien Guillot attend à l'entrée de l'église de la Sainte Famille ; Il a suivi l'itinérance depuis le début puis s'est hâté de précéder les pèlerins de ce jour afin de les recevoir comme ils le méritent .   Quelques personnes   nous ont quittés , appelées vers des devoirs familiaux. Mais nous sommes nombreux encore et ce qui est merveilleux c'est qu'il y a toujours des familles ,juives et musulmanes, parents et enfants,à côté des chrétiens ,qui , le savent -elles ? donnent tout son sens à cette itinérance .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Denise Camel présente  l'église et résume son histoire . c'est très intéressant  , c'est une partie de l'histoire de la région et de Lyon  que raconte la construction de la Sainte Famille . C'est aussi l'exemple d'une vision de l'Eglise particulière et bien inscrite dans l'Histoire du temps; : la cité de Dieu au milieu de la cité des Hommes  . 

     Damien   parle avec la spontanéité qui le caractérise .Les Chrétiens , seconds dans l'ordre chronologique mais troisièmes dans l'ordre logistique de ce matin sont frères avec les juifs et les musulmans visités ce matin et avec tous les autres aussi ; Et s'il y a des disputes parfois  dans une fratrie , il y a aussi une égalité et tous sont aimés également d u Père . 

     Nous sommes tous différents, redit la prière protestante que lit Marlys , une déjà ancienne des Fils d'Abraham -" Différences ,"dans le recueil de pières intitulé "une foi n'est pas coutume " de sylvie Egger aux éditions" l'avenir du présent"à Lausanne . Mais que de couleurs dans la différence  qui donnent  tant de  beauté au monde ! que de grisaille sinon ! 

.     Et pour continuer cette différence qui forme l'unité les enfants chrétiens accrochent eux aussi aux branches jaunes cette foisde l'arbre de vie des images de ciboire , de patène , d'églises et d'autres encore.. . Deux petites filles juives , deux petites musulmanes ,  et une petite catholique refont le bouquet  ; Et tous les enfants présents allument vingt cinq bougies qui font une ligne continue de lumière .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Accompagnés toujours de Philippe , notre musicien juif ,ils chantent pour la dernière fois " salut , salam , shalom ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et c'est Max qui dira le mot Fin en rappelant comment tout à commencer ..; il y a 23 ans . dans son quartier , dans sa paroisse ; Il s'adressera en particulier aux parents rappelant qu'ils éduquent  leurs enfants du mieux qu'ils peuvent  sans savoir ce que deviendra ce qu'ils plantent  dans la tête  et le coeur de leurs enfants .mais gageons que ce meilleur deviendra source de rencontres , de connaissance et de Paix

      Shalom ,salam, la Paix  

 

  Très vite des tables sont rajoutées dans la salle du repas . et c'est dans la bonne humeur , avec nos salades composées que l'itinérance prend fin  . à tous de la poursuivre autrement   
 

 

 


Commentaires

 
 
 
posté le mardi 31 mai 2016

le 31 mai 2016 : Coktail d'ouverture du Festival du 6° Continent "Musiques et Cultures du Monde". 51 Rue Saint Michel à Lyon 7 ème

 

 

Coktail d'ouverture du Festival du 6° Continent

"Musiques et Cultures du Monde".

51 Rue Saint Michel à Lyon 7 ème 

 

 

 Georges Képénékian et Rebaï Mehentel Président de 6e Continent 

photo bYg

 

 

 Rebaï Mehentel déclare ouverte la 18e édition du Festival 6e Continent 

qui présentera cette année à l affiche notamment le chanteur de "Raï and Roll", Rachid Taha (ex Carte de Séjour)

 photo bYg

 

 

  autour de Georges Képénékian, "ministre lyonnais de la culture"

(comme l'a présenté Rebaï Mehentel), 

François Chauveau et le soyeux Henri Germain.

 photo bYg

 

 

 Chers amis,

 

Voilà 18 ans que, chaque année sans interruption, l'association que
je préside offre aux citoyens de la région,
le festival du 6° Continent "Musiques et Cultures du Monde".

Pour permettre l'accès au plus grand nombre
et aux familles qui ont du mal à s'offrir un concert,
nous avons fait le choix de la gratuité.
 

 

 L'an dernier, 32.000 Personnes sont venues partager

cette fête populaire avec nous.

 

 

 En espérant vous voir cette semaine,

 

Chaleureusement,

Rebaï Mehentel, Président
 

 

 

 


Commentaires

 
 
 
posté le lundi 30 mai 2016

le 29 mai 2016 : Colloque du Dialogue "intra-Musulmans" au dialogue social à la Grande Mosquée de Lyon.

 

 

Colloque : Du dialogue " intra-musulmans" au dialogue social.  Nouveaux enjeux,  nouveaux défis pour les musulmans de France.  
Accueil du Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane
Président de l'institut françaises des Civilisations Musulmanes. 
Présentation de l'institut français de civilisations musulmane.

   

 

  Un colloque intitulé « Du dialogue intra-musulmans au dialogue social : nouveaux enjeux, nouveaux défis pour les musulmans de France » organisé ce dimanche 29 mai 2016 à la Grande Mosquée de Lyon, à l’initiative de l’Institut français de culture musulmane.

Pour les organisateurs, «le défi à relever est celui de l’acclimatation de l’islam aux sociétés européennes dans lesquelles il est pratiqué, et l’acceptation par cette même société de ce que plus de 7% de la population de l’Union européenne puissent pratiquer en toute quiétude leur religion».

Il s’agit de voir comment le dialogue peut être porteur de connaissances et de reconnaissance. Les enjeux sont posés : «L’islam ne doit plus être ressenti et/ou traité comme une religion étrangère à l’espace européen.

 

 

Quel dialogue l’islam doit-il mener au sein des courants, unions et désunions qui le caractérisent ? quels rapports doit-il entretenir avec les autres religions et comment peut-il répondre de manière juste aux questions sociétales que se pose le musulman européen ?» La grande nouveauté de ce séminaire, du moins dans les termes, est celle du dialogue «intra-islam» «nourri par les courants qui le traversent.

Ces courants ont pu l’enrichir et être source de fécondité pendant quelques siècles, mais ils ont également été source de conflit, de guerre et de scission.  Ils ont été instrumentalisés par les puissances colonisatrices au cours du siècle dernier, et leurs traces sont encore perceptibles au Proche et Moyen-Orient. Aussi, il appartient principalement aux musulmans de s’approprier ce conflit afin de le résoudre par les différentes techniques qu’offre le dialogue interreligieux.

C’est là la condition pour mettre l’islam à l’abri des jeux machiavéliques que pratiquent certains Etats sur l’échiquier géopolitique. L’islam est religion de paix, et les musulmans ont le devoir de mener ce dialogue interne afin de lutter contre les représentations négatives». 

 

 

 Le thèmes portent notamment, avec des spécialistes de renom, sur le «Devenir de l’islam de France : approche historique et défis d’aujourd’hui» ; «L’Ijtihad médiatique et absence de dialogues islamo-musulman» ; «La question de la diversité intra-musulmane à partir de certains discours officiels au nom de l’islam : dits et non-dits» ; «Le dialogue interreligieux à l’épreuve de la sécularisation» ; «Pour une reconnaissance réciproque, vers un horizon commun» ; «Islam de France, quelle lecture et quelle visibilité» ;

«Interagir avec la société : un laboratoire d’idées pour une fabrique de l’islam de France».

 

 

Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon)   

 

 

1 ère table ronde.

 

Le devenir de l'islam de France : approche historique et défis d'aujourd'hui

 

 

Saddek Sallem,

(écrivain, historien de l’islam contemporain)   

 

"Jihad médiatique et absence de dialogues islamo musulmans"

 

 

Sada-Mahmadou Ba,

(sociologue)

 

"Nous et les autres à travers quelques digressions"

 

 

  Modérateur

 

 

 Bernard Goddard

 

 

 

 

Saddek Sallem,

(écrivain, historien de l’islam contemporain)

 

On se nourrit et on attend la mort. Pierre Bourdieu, le philosophe dit,  le champs scientifique,  ce n'est pas de la littérature,  c'est de la télévision,  comme le dit Jean d'Ormesson. Rôle des religions dans les banlieues difficiles. On a besoin de se justifier.  Nous avons des penseurs musulmans qui sont à même de faire une analyse du contexte actuel,  en langue française. 

Tolérance de l'islamisme.  

 

 

 Saddek Sallem,

(écrivain, historien de l’islam contemporain)

 

 La dimension de l'esthétique technique et logique de l'islam.  Quand on dit de l'islam de France,  il faut revenir aux fondamentaux de l'islam en France.  Est ce qu'il faut islamiser l'islam ou islamiser la deradicalisation. Deradicaliser la violence.  Que faut il faire pour avoir une éducation de masse.

Monseigneur Ryobé évêque d'Orléans. 

 

 

 Saddek Sallem,

(écrivain, historien de l’islam contemporain)

 

Notre examen de conscience sur l'islam du silence.  Il faut un concile pour réformer l'islam.  Programme interne pour réformer l'islam. 

 

 

 Sada-Mahmadou Ba,

(sociologue)

 

 C'est la relation entre nous et les autres,  j'ai voulu connaître et juger,  l'islam qui a traversé la Meditérranée,  pour aller au fin fond de l'Afrique.

 

 

Sada-Mahmadou Ba,

(sociologue)

 

 En Afrique,  le musulman va aussi bien à la mosquée qu'à l'église catholique ou protestante.  C'est ce qui permet de mieux interpréter l'histoire des religions. L'islam en Afrique,  les imams sont des personnes respectables,  au même titre que les prêtres ou les pasteurs.

 

 

Sada-Mahmadou Ba,

(sociologue) 

 

 Et le jihad prend une autre dimension avec le dialogue avec les différentes communautés religieuses.  Et on peut plus facilement parler de la religion. 

 

 

Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon) 


"La question de la diversité intra - musulmane à partir de certains discours officiels au nom de l'islam: dits et dits"

 

 

Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon)

 

 La défiance intra - musulmane,  le fait majoritaire, par exemple l'islam sunnite,  toute forme de religion etatisée, est une forme d'agression.

 

 

 Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon)

 

 Même si on emploie la langue française ou la langue arabe,  il y a une sorte d'obssesion anti chiites.  

 

 

 

 

 

 

 Haoues Seniguer et Bernard Godard  

 

 

 Nicolas Ballet 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abdallah Delouiah (Imam de la Mosquée de Valence)

et Mohamed Bajrafil, (imam, linguiste)

 

 

 

 Sada-Mahmadou Ba, (sociologue)

 

 

Abdallah Delouiah 

(Imam de la Mosquée de Valence) 

 et Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon)

  

 

Mohamed Bajrafil,

(imam, linguiste) 

et  Seniguer Haoues,

(maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon)

 

 

 Mohamed Ali Mortada (Président de la Fondation Al-Khoi)

et Abdallah Delouiah (Imam de la Mosquée de Valence) 

 

 

 

 

 2 ème Table Ronde : Du dialogue intra musulman et ses Pratiques: Comment gérer la diversité? 

 

 

 

 

 

 

 Anouar Kbibech,

(président du Conseil Français du Culte Musulman)

 

 

Mohamed Bajrafil,

(imam, linguiste) 

 

 

Ahmed Bakcan,

(directeur de l’Institut Yunus Emre, Paris)

 

 

Modérateur 

 

 

Nicolas Ballet 

 

 

 Mohamed Ali Mortada

"Dialogue et relations entre les différentes écoles islamiques"

 

Par nature,  on recherche la perfection.  L'aspect spirituel est plus important que l'aspect matériel. Avec l'exemple de l'accueil des migrants. 

 

 

 Aujourd'hui on doit montrer la véritable histoire du Prophète ( sallala alleyi wa salem ), le mot amour a été mentionné combien de fois de le Coran.  C'est beaucoup plus important de donner de la nourriture à un pauvre.  C'est ce terme là,  l'amour,  comment pouvons nousle concrétiser au quotidien.

 

 

 Les obstacles. Le plus grand,  c'est le fait de juger l'intérieur,  c'est ça le grand problème aujourd'hui.  Trouver des bases où on peut réunir la communauté,  les gens sont de 2 sortes,  soit tu réunis dans la religion ou soit tu réunis dans la création.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Discours d'ouverture :

Michel Delpuech,

(préfet de région,  préfet du Rhône) 

 

 

 

 

 

 

 Ahmed Bakcan,

(directeur de l’Institut Yunus Emre, Paris)

 

"Culture de dialogue: une expérience turque en France"

 

 

 Ahmed Bakcan,

(directeur de l’Institut Yunus Emre, Paris)

 

 Le dialogue intra musulman est problématique actuellement en France.  Pour les sociétés orientales et occidentales,  en tant que musulmans,  cela nous concerne,  pour la vie sociale.  Le croyant est pour le  croyant,  tel un père pour un fils.  Les versets et les hadiths du Coran nous indiquent cette fraternité.  Chercher dans tous nos actes la satisfaction d'Allah. 

 

 

Ahmed Bakcan,

(directeur de l’Institut Yunus Emre, Paris) 

 

 Il y a une culture de dialogue chez les musulmans par une disparité.  Conditions à remplir,  c'est de mettre sur le même pied d'égalité tous les interlocuteurs.  Le dialogue implique une compréhension mutuelle entre frères. C'est par la critique productive que nous pouvons intervenir.  Avoir une mauvaise interprétation de la lecture du Coran,  n'est pas bénéfique.  Il y a 2 manières de traiter les divergences.  Est ce que nous musulmans,  souhaitons nous réellement bien nous entendre.  La volonté d'avoir le dessus sur l'autre en ayant sa propre interprétation.  La diversité devrait être entendue comme une chance et une richesse. 

 

 

Mohamed Bajrafil,

(imam, linguiste)  

 

"La divergence est elle égale à la défiance" 

 

 

 Mohamed Bajrafil,

(imam, linguiste)

 

 interprétation différente. Mais il y a une exégèse,  une bonne compréhension du texte.  Il faut que nous acceptions de discuter de tout cela. C'est pas seulement des déclarations écrites. La lecture du Coran dit et non pas le Coran dit. Ne pas confondre chapitres et versets.  

 

 

Mohamed Bajrafil,

(imam, linguiste) 

 

 Les secrets de la création,  les divergences entre la nuit et le jour. Nier la divergence,  c'est acte de la mecreance. Il y a ceux qui refusent la création divine. La promotion de la  divergence.  

 

 

Anouar Kbibech,

(président du Conseil Français du Culte Musulman) 

 

"Le rôle des institutions représentatives du culte musulman dans le dialogue intra musulman"

 

 

 Anouar Kbibech,

(président du Conseil Français du Culte Musulman)

 

 La France devrait être une chance pour les musulmans de France. 

Le dialogue intra musulman,  devrait une exemplarité. 

Dieu nous incite à mettre en cohérence nos paroles et nos actes. 

 

 

 Anouar Kbibech,

(président du Conseil Français du Culte Musulman)

 

 Cette divergence,  une fois qu'on l'a accepté,  c'est une miséricorde pour mes fidèles.  Il n'y a pas de groupes qui soient supérieurs aux  autres.  

Rechercher le consensus pour que tout le monde revient.

C'est vers le CFCM que l'on revient.

Agir ensemble sur le terrain, le dialogue théologique sera amené à être développé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rachid Guergour (Les Fils d'Abraham) et le Père Christian Delorme 

 

 

Marie Lacroix (lLes Fils d'Abraham) et le Père Max Bobichon 

 

 

 Table Ronde 3 .Le dialogue interreligieux à l'épreuve de la sécularisation,  quelles perspectives ?

 

 

 Modérateur 

 

 

  Abdel Haqq Guiderdoni

 

 

 Philippe Gaudin : "Politiques du dialogue : un regard protestant des relations avec l'islam,  la Fédération Protestante de France"

 

 

 Le protestantisme a la particularité d'être pluriel.  Le propre dd la Fédération Protestante de France,  n'est pasune super église.  C'est une fédération d'églises et de mouvements.  Les aumôneries entre autre.  Est également philosophe.  Dialogue sur le plan cultuel. Un dialogue au sens de la cité.  Une stricte égalité de droit et de devoir.  Nécessité de se rencontrer et de partager des connaissances.  Une des conditions,  il faut travailler,  il faut échanger nos méthodes de lecture.  La question de la mystique,  c'est la plus intéressante et la plus passionnante que les autres.

 

 

 Cette unité est difficile à atteindre.  L'aumônerie est l'expression de liberté de culte.  Luther disait,  ma conscience est captive des écritures.  Les religions sont en grand danger quand on veut faire parler Dieu.  Il faut une tension entre ces postures théologiques.  Le dialogue interconvictionnel devient une nécessité avec une dimension citoyenne,  approfondissement de la connaissance et de lumière naturelle.  Il ne peut y avoir de progrès que si il y a une connaissance.  Les sciences religieuses doivent être rendues populaires et indispensables.

 

 

 

 

 Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille)

 

  : "La marche vers le dialogue,  seuils et doléances" 

 

 

Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille)

 

 Est d'origine syrienne,  a une histoire particulière avec le Coran.  Le dialogue est devant nous.  Il y a eu beaucoup de rencontres entre chrétiens et musulmans.  La question primordiale :"Est ce que le Mohamed est Prophète ?". Dans sommes dans une marche du dialogue depuis 15 siècles.

Les évangiles et le Coran,  nous en sommes loin. Les doléances. 

Quels mots trouver pour l'enseignement de l'islam et la culture musulmane. 

Comment quitter ce terrain pour aller vers le dialogue. 

 

 

Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille) 

 

 Être au pied du mur. J'aime le seuil.  Nous devons traverser plusieurs seuils pour aller vers le dialogue.  Cet enseignement  sur le dialogue ouvre des portes sur les rapports avec les autres religions.  J'ai deux cerveaux,  l'un chrétien,  l'autre musulman.  Un imam, responsable religieux,  doit connaître l'islam,  mais également les autres religions. 

 

 

 Ghaleb Bencheikh,

(président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix)

 

 "Enjeux et conditions du dialogue".

 

 

Ghaleb Bencheikh,

(président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix) 

 

 Certaines mosquées ont un encephlograme plat,  refusant tout dialogue. 

La rencontre du Pape François et le recteur de l'Université El Azhar au Caire. 

Peut être est on gagné par une certaine forme de désespoir. 

Entre voisins,  échanges de plats cuisinés de diversité culinaires. 

Le fameux "Tu ne tueras point",  est incarné en nous. 

Avoir une connaissance des autres religions. 

Le fait religieux,  le chant,  la psalmodie,  la beauté.  Le miroir du sacré. 

Le silence,  la prière qui est intérieure.

 

 

Ghaleb Bencheikh,

(président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix)

 

 Mais il y a à faire rouler les tonneaux des danaides. Et c'est là le malheur,  renouer avec une vision de l'histoire.  L'estime, le respect, il faut voir en soi et ensemble les manquements. Les autres ronronnent sur la question religieuse.  Voir avec Pierre Manent sur les grandes questions de la religion.

Nous avons besoin de cette altérité,  elle est nécessaire.

De grâce,  il ne faut pas dire,  vous représentez qui ? 

 

 

 Hervé Élie Bokobza : "Enjeux du dialogue interreligieux dans une perspective sociale".

 

 

 Il faut être capable d'aimer l'être humain le plus pire des hommes. Le dialogue intra musulman est problème de société.  Nous subissons l'emprise médiatique,  pour faire le buzz,  si bien qu'on ne sait plus à quel soin de vouer pour ouvrir un véritable dialogue.  

Il s'avère qu'il y ait plus de rabbins que de juifs.

Dans le cadre social,  il y a une peur de l'islam,  alimemente par les médias avec l'exemple de Tarik Ramadan.  Faire évoluer le judaïsme sur la question religieuse,  du droit des femmes et de la famille. 

Toute prophétie qui a été ouverte, a servie autres génération.

 

 

 Le monothéisme,  c'est l'idée de voir l'autre.  C'est se reconnaître ensemble pour faire avancer quelques idées.  Il y a une voix qui veut se faire porteuse pouf aller vers l'autre.  Il y a un vrai fossé entre les pouvoirs publics et les communautés religieuses.  Comment le politique peut il,  dans une société laïque,  comprendre qu'il faut se parler.  Avoir une réflexion commune entre les différentes religions.  Quil y ait des travaux interreligieux qui soient mis en commun.  Avoir une réflexion mise en commun,  créer une charte du dialogue interreligieux pour avoir des points communs.  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ghaleb Bencheikh et Anouard Kbibech

 

 

Anouard Kbibech et Jean Louis Bianco 

 

 

 Ghaleb Bencheikh,

(président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix)

 

 

Table Ronde 4 :

"Pour une reconnaissance réciproque,  vers un horizon commun" 

 

 

 Modératrice

 

 

 Hawwa Hue Trinh Nguyen

 

 

 

 

Tareq Oubrou,

(Rectreur et imam de Bordeaux)

 

 

 

 

 Mustapha Chérif,

(philosophe et islamologue, Professeur des universités)
 

 

 Sandra Houot : "Les attentes d'une éthique relationnelle".

 

 

 Les défis de l'altérité et du vivre ensemble. Le musulman qui vit dans un contexte en vivant en occident,  le droit des minorités qui ont droit à une reconnaissance. Face à la violence,  il y a une reconnaissance,  par exemple,  les attentats du 11 septembre 2001 aux États Unis.

 

 

Dans ce vivre ensemble,  on parle de guerre sainte,  c'est être ensemble.  Les membres rejettent l'assimilation vet l'isolement.  Tout d'abord,  il y a la foi en Dieu universel.  Il convient de devenir partenaire dans une civilisation humaine.  Il y a le pacte conclut avec le divin,  et il y a l'équité.  

 

 

Tareq Oubrou,

(Rectreur et imam de Bordeaux) 

 

 : "Islam de France,  quelle lecture et quelle visibilité ?".

 

 

 Tareq Oubrou,

(Rectreur et imam de Bordeaux)

 

 Tout d'abord le Coran est passé comme un souffle qui était dans une civilisation arabo musulmane qui n'avait pas de véritable croyance.  L'histoire s'est accélérée.  Il faut faire une recherche sur le paradigme, sur l'histoire théologique. D'un côté le Coran est incréé,  nous travaillons sur la trace.  Les musulmans n'ont jamais confondus Dieu et le Coran.  Établir le rapport au sacré.  Les musulmans réagissent aux Fatwas,  comme si c'était des médicaments.  Le kafir et le non musulman. 

 

 

Tareq Oubrou,

(Rectreur et imam de Bordeaux) 

 

  Il faut commencer par la doctrine théologique.  Aujourd'hui,  il faut relire le débat.  Quelles lectures des attributs ? Au moyen âge,  le mot islam n'existe pas.  On attribue a une visibilité de fait,  sociologique.  Au lieu d'orienter la visibilité,  on revendique des droits au plus restreint du terme avec des Fatwas autobiodegradables. Avoir des Fatwas pédagogiques.  Ne pas confondre le principe avec les lois.  La religion ne doit pas troubler l'ordre public.  
 

 

Mustapha Chérif,

(philosophe et islamologue, Professeur des universités) 

 

 : "Relever ensemble les défis de notre temps". 

 

 

 Mustapha Chérif,

(philosophe et islamologue, Professeur des universités)

 

 Nombre de citoyens de confession musulmane se sentent exclus et sous estimés.  L'islam est venu pour rappeler.  Penser les enjeux du vivre ensemble.  Le vivre ensemble se place sous le signe de l'évidence.  L'inter connaissance et la coexistence,  certes les intégristes peuvent trouver des semblants de significations.  La stigmatisation,  l'amalgame. 

La maison islam traverse une période convulsive. 

 

 

  Mustapha Chérif,
(philosophe et islamologue, Professeur des universités)
 

 Le Coran,  cette parole qui nous parle,  peut changer les moyens de notre existence.  Nous vivons notre foi. Et il y a le monde moderniste qui nous oblige à vivre ici,  dansle milieu dans lequel nous vivons.  C'est une responsabilité collective. La chance de vivre à vivre ensemble doit être partagée.  L'islam humanise et prédispose.  C'est notre responsabilité.  Depolitisation, attention à l'amalgame,  qui est légitime. 

Il suffit de refuser l'amalgame qui est irresponsable.  

 

 

 

 

 

 

 Saddek Sallem,

(écrivain, historien de l’islam contemporain)

  

 

 

 

le Père Maurice Borrmans

et Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille)

 

 

le Père Maurice Borrmans 

et Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille)

 

 

 le Père Maurice Borrmans 

et  Samir Arbache,

(professeur de théologie et d’histoire des religions (Univ. Catholique de Lille)

 

 

 Table Ronde 5 :"Quid de l'engagement républicain ?  La fabrique de l'islam de France. 

 

 

 Modératrice

 

 

Nadia Bey 

 

 

 Bariza Khiari,

(sénatrice de Paris)

 

 

 Jean-Louis Bianco,

(président de l’Observatoire de la laïcité)

 

 

Bariza Khiari,

(sénatrice de Paris)

 

"Spiritualité et citoyenneté"

 

 

 Bariza Khiari,

(sénatrice de Paris)

 

 Mes liens sont coloniaux.  La question identitaire ne doit pas surplomber sur la base de la réduction. Nous avons la chance d'avoir une diversité sur les religions et aussi une diversité ethnique.  La foi, c'est une pudeur. L'islam est devenu un sujet politique.  La spiritualité et la vocation de l'islam sont ancrées au plus profond de nous même.  Attention,  la république est en danger si on monnaie les musulmans. 

 

  

 Bariza Khiari,

(sénatrice de Paris)

 

 Nous vivons un islam apaisé.  Il faut un discours intra musulman pour sauvegarder l'islam.  Il y a une faiblesse sociale chez les musulmans,  on peut leur dire n'importe quoi.  Il n'y a aucune réflexion,  ou une vision binaire,  "c'est hallal,  c'est haram".  Le véritable danger est là. Les musulmans du monde,  ressentent une humiliation.  La question de la réforme de l'islam est réservée aux théologiens.  Il y a l'exemple de l'émir Abdelkader.  

 

 

Jean-Louis Bianco,

(président de l’Observatoire de la laïcité) :

 

"laïcité et religion".

 

 

Jean-Louis Bianco,

(président de l’Observatoire de la laïcité) :

 

 La laïcité,  c'est de croire ou de ne pas croire. La neutralité de l'état, c'est la loi de 1905. Ça rejoint cette idée que nous sommes tous différents,  à une condition,  c'est qu'elle soit rassemblée hommes et femmes,  tous différents.  Il y a des formes agressives, avec les amalgames,  il y a des propos qui sont très choquants. 

 

  

Jean-Louis Bianco,

(président de l’Observatoire de la laïcité) :

 

Dans quelle France laïque vivons nous actuellement ? C'est avant tout le respect des lois.  Le port du foulard,  on peut aimer ou ne pas aimer.  Ce n'est pas le drapeau du djihadiste.  Ce sont des adultes qui ont le droit de pratiquer leur religion. Demande a être jugé sur les travaux effectués. 

Il y a une vision intégriste de la laïcité.   

 

 

 

 

Bariza Khiari, sénatrice de Paris

et  

Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité

  

 

 

 

le Père Maurice Borrmans 

 

 

 

 

 

 

Question posée par Wafa Dahman

 

 

 Conclusion

 

 

 par Kamel Kabtane 

 

 

Recteur de la Grande Mosquée de Lyon  

 

 

Président de l'Institut Français des Civilisations Musulmanes (IFCM) 

 

  
 


Commentaires

 
 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article