Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le mercredi 27 juillet 2016

le 26 juillet 2016 : Cérémonie d'hommage à la mémoire du père Jacques Hamel, assasiné par l '« Etat Islamique » à la Primatiale

 

 

Cérémonie d'hommage à la mémoire du père Jacques Hamel, assasiné par l '« Etat Islamique » à la Primpatiale Saint Jean Baptiste à Lyon 5 ème 

 

 

  

  Portrait. Égorgé en pleine messe, le père Jacques Hamel, 86 ans, était un prêtre auxiliaire toujours investi auprès de ses paroissiens

à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Il participait aussi à un comité interconfessionnel

avec le comité régional du culte musulman.

 

 

 L​'horrible assassinat du Père Jacques Hamel ce matin du 26 juillet. Nous condamnons fermement une fois encore la barbarie commise au nom du groupe "État islamique". Nous présentons nos condoléances à sa famille, et nos pensées accompagnent toute une communauté meurtrie par cet acte innommable. 

 


Plus que jamais nous n'aurons pas d'autres solutions que celle qui est entre nos mains : construire ou reconstruire une société qui rende impossible que certains de ses membres commettent l'indicible. Nous pouvons tous agir. Face au plan du diviseur, notre réponse sera toujours l'unité et la cohésion. 

 

Mains Ouvertes 

 partage les paroles de paix de monseigneur Dominique Lebrun 

(A​rchevêque de Rouen)​ aujourd'hui : "Je crie vers Dieu avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri. (..) L'église ne peut prendre d'autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes"

 

 

 Assassiné alors qu’il célébrait la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray hier matin, le prêtre Jacques Hamelâgé de 86 ans, y officiait depuis dix ans comme auxiliaire, au côté du curé de la paroisse, Auguste Moanda-Phuati. 

Né à Darnétal, il avait été ordonné prêtre en 1958 et avait donc fêté son jubilé d’or pour les cinquante ans de son sacerdoce en 2008.

 

 

 Serviteur de l’Eglise malgré son âge, le père Jacques Hamel, en poste auparavant à Cléon, résidait dans le presbytère près de ses ouailles et voulait poursuivre son activité tant que ses forces le lui permettraient, l’âge de la retraite étant fixé à 75 ans.

« IL ÉTAIT PROCHEDES PETITES GENS »

 

 

 Le père Moanda Phuati rentrait du Congo, son pays d’origine, lorsqu’il a appris la terrible nouvelle de la prise d’otages perpétrée par deux hommes se revendiquant de Daesh, lors de laquelle son auxiliaire a été égorgé.

Face à la pénurie de prêtres, l’octogénaire souhaitait continuer à s’occuper des paroissiens et remplaçait donc le curé titulaire si besoin. Hier matin, la messe en l’église Saint-Étienne, une des deux paroisses de la ville, se déroulait en présence de cinq personnes, soit en très petit comité.

 

 

 L’abbé Jean-Paul Bouland, 82 ans, prêtre à la retraite au Havre, connaissait la victime depuis sa jeunesse. « Jacques Hamel était un copain de séminaire à Rouen quand nous avions 20 à 25 ans. Je l’ai revu par hasard il y a cinq-six ans à la chapelle Sainte-Thérèse du Madrillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. C’est le type même du non-politique, du non-militant : je dis ça parce que notre génération a vécu notamment avec la guerre d’Algérie. Il était effacé et discret, ne parlant pas de lui. Jacques était toujours dans les bons coups, jamais dans les mauvais. Il était parfaitement discret et sa mort fait parler de lui dans le monde entier. C’est quand même curieux, comme je le racontais ce matin à un ami [hier matin, N.D.L.R.]. C’est extrêmement bizarre qu’un homme si humble fasse parler de lui. »

L’abbé Bouland évoque un « prêtre proche des gens, des petites gens. C’était l’homme de Dieu. Je ne dis pas ça parce qu’il est mort brutalement et en martyr. C’était un petit bonhomme d’1,55 m tout humble qui n’avait pas changé depuis ses 25 ans quand je l’ai revu récemment. Ce qui me marquait chez lui, c’était son humilité. »

 

 

 Apprécié pour son dévouement, l’homme d’église ne manquait pas non plus d’humour. Lors des obsèques d’une de ses paroissiennes, auxquels n’assistaient que neuf personnes, il s’était tourné vers le fils de la défunte pour lui glisser « la quête ne sera pas grosse ce matin... »

Le vicaire général, Philippe Maheut, se souvient de « quelqu’un de très vif, toujours prêt à rendre service. Il avait vraiment le désir d’annoncer le message pour lequel il a donné sa vie ».

En juin dernier, sur la lettre paroissiale, le père Jacques Hamel qui participait depuis dix-huit mois à un comité interconfessionnel avec le Conseil régional du culte musulman (lire par ailleurs) avait aussi délivré un message de paix et de concorde : « Puissions-nous en ces moments entendre l’invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel ».

 

  

« Je suis Effaré par le décès de mon ami »

Le président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, en charge de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray, s’est dit « effaré par le décès de mon ami », le prêtre Jacques Hamel« Je ne comprends pas, toutes nos prières vont vers sa famille et la communauté catholique, explique Mohammed KarabilaC’est quelqu’un qui a donné sa vie aux autres. On est abasourdis à la mosquée ».

Le prêtre et l’imam s’étaient retrouvés à plusieurs reprises « lors d’interventions publiques dans des salles des fêtes ». « Nous faisions partie d’un Comité interconfessionnel depuis dix-huit mois. Nous discutions de religion et de savoir vivre ensemble, précise Mohammed Karabila. Cela fait dix-huit mois qu’on s’attaque à des civils, maintenant ils visent des symboles religieux et prennent pour prétexte notre religion, ce n’est plus possible ».

La mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray a été inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique de la ville. 

 

 

C’est dans cette même mosquée qu’avait eu lieu une cérémonie funèbre en mémoire d’Imad Ibn Ziaten, le parachutiste de 30 ans tué le 11 mars 2012 à Toulouse par Mohamed Merah. Imad Ibn Ziaten était originaire de la commune toute proche de Sotteville-lès-Rouen.

« C’est un choc total, ça réveille la douleur », explique sa mère, Latifa Ibn Ziaten, qui a fondé une association à laquelle elle a donné le prénom de son fils, « Imad pour la jeunesse et la paix », afin de lutter contre la radicalisation islamiste. 

 

 

Saint-Étienne-du-Rouvray « est une ville tranquille », a dit Latifa Ibn Ziaten, qui se rend fréquemment à la mosquée de la ville pour prier. « Ce sont des gens loyaux, qui travaillent très bien », a-t-elle souligné. À Saint-Étienne-du-Rouvray comme dans d’autres communes de l’agglomération rouennaise, « il y a beaucoup de familles qui viennent me voir pour leurs enfants qui se radicalisent », a rapporté Latifa Ibn Ziaten. 

 

 

« Rien ne laissait présager ce drame »

Les responsables de l’église catholique sont sous le choc. Et ne comprennent pas comment un tel drame a pu survenir.

Le symbole est violent. « Il a été tué alors qu’il célébrait la messe, le repas de l’amour, le moment où le Christ fait don de lui-même... », explique, ému, Philippe Maheut, vicaire général du diocèse de Rouen. Ce dernier représente l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui se trouvait aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Pologne avant de prendre le premier avion pour rentrer en France, d’abord à l’Elysée, où il a été reçu hier soir par François Hollande (lire en page 10), avant de rejoindre Rouen.

 

« UNE BONNE ENTENTE 
ENTRE CATHOLIQUES »

 

  

 Philippe Maheut est révolté par ce qui est arrivé. Ce prêtre de 86 ans « a été victime de la haine et du fanatisme. C’est un choc. Pour les paroissiens et pour tout le monde. J’entendais les réactions de personnes qui ne fréquentaient pas l’église et qui ne comprenaient pas comment on a pu s’en prendre à quelqu’un de si gentil. C’était un homme dynamique, profondément convaincu par la foi qui était la sienne, désireux de la partager au maximum. Un prêtre que l’on sentait bien dans son ministère et très heureux, détendu, attentif aux gens. C’est un choc pour les paroissiens. Comment on peut s’en prendre à un homme aussi gentil ! »

 

 
 
 Selon le vicaire général, les deux religieuses de Saint-Vincent de Paul, qui étaient présentes dans l’église, sont complètement effondrées. Elles officient à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Selon le vicaire épiscopal de Rouen, Alexandre Joly« rien ne laissait présager un tel drame. Ces deux hommes n’ont rien à voir avec la communauté musulmane. Les deux communautés, catholique et musulmane, s’entendent très bien. Il n’y a pas de tensions, au contraire il y a du dialogue. C’est également le cas dans l’église Sainte-Thérèse à Saint-Étienne-du-Rouvray [il y a deux églises dans la ville N.D.L.R.], où celle-ci est située auprès de la mosquée. Elle a été construite sur un terrain laissé par la paroisse ». Ces deux hommes se sont attaqués « à un symbole en tuant un prêtre en pleine célébration ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


Commentaires

 
 
 
posté le mercredi 27 juillet 2016

le 17 juillet 2016 : Hommage aux victimes de nice 17 juillet a midi Passerelle de la Paix

 

Ce dimanche 17 juillet à midi, l’équipe lyonnaise des Ambassadeurs de Paix et les participants à la Route de la Paix 2016 ont tenu à rendre Hommage aux victimes de la tuerie de Nice trois jours plus tôt.

 

 

 La veille, la Route de la Paix était passée par la Suisse et, après 70 km en vélo,  s’était achevée devant l’ONU.

 

 Les personnes clefs de cet évènement furent le Docteur Pak et son épouse qui arrivaient de Nice, et de nombreux responsables associatifs interreligieux dont un Niçois, Marc, très impacté par ce qui venait de se produire chez lui.

Lyon accueillait la Route de la Paix 2016 qui conduit des milliers de cyclistes du Cap de Bonne Espérance, à travers l’Afrique, l’Europe puis l’Asie, et du Cap Horn à travers le continent latino-américain jusqu’en Corée. La route de la paix a pour objectif d’ouvrir des voies de rencontres entre des citoyens de toutes nationalités, de toutes races, cultures et religions, et contribuer à la réalisation d’un monde fraternel autour de Dieu, le parent céleste.

 

 

 En cette période tourmentée de l’histoire il est important de montrer des signes de paix. Cet événement sur la passerelle de la Paix de Lyon témoigne de la volonté des participants à soutenir ces efforts de Paix. La minute de silence s’est transformée en chants pour la paix.

 

 

 

 Vu la déclaration de trois jours de deuil national, de nombreuses manifestations avaient été annulées, tant et si bien que de nombreuses personnes ont pensé que la Route de la Paix serait reportée, mais finalement elle n’a été que modifiée pour inclure un hommage aux victimes.

 

 

   Un événement identique aura lieu en Août à la Passerelle de la Paix de Séoul

Les passerelles de la paix ont fleuri autour du monde, dont Lyon, Genève, Séoul, pour symboliser ces ponts à construire entre des peuples qui ne partagent ni les mêmes langues, ni les mêmes couleurs de peau, ni les même traditions de foi, ni les mêmes systèmes politiques, mais sont tous frères et sœurs  par de là leurs différences.

 

 


Commentaires

 
 
 
posté le mercredi 13 juillet 2016

le 13 juillet 2016 : Cérémonie de remise des insignes de l'ordre National du Mérite à Abdelkader Laïd Bendidi à la Préfecture

 

 

 

 

 Ce mercredi à 11h30, Laïd Bendidi

est fait chevalier dans l'ordre national du Mérite.

 

  

 

 

 

 

 Laïd Bendidi fait chevalier dans l'ordre national du Mérite

par le préfet du Rhône Michel Delpuech

 

 

 Ce mercredi 13 juillet 2016, Michel Delpuech, Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Préfet du Rhône a remis les insignes de Chevalier dans l'ordre national du Mérite à Laïd BENDIDI président du Conseil Régional du Culte Musulman Rhône-Alpes, en présence de Dalil BOUBAKEUR, recteur de la grande mosquée de Paris.

 

 

Le Préfet a souligné le rôle multiple de Laïd BENDIDI qui consiste à faciliter la pratique du culte musulman, œuvrer pour le respect de la laïcité, construire un dialogue permanent avec les pouvoirs publics et prôner, avant toute chose, la visibilité et la transparence.

 

 

 Il a également rappelé l’implication de Laïd BENDIDI dans la signature, le 20 avril 2016, de la « charte d’accompagnement de la rénovation des institutions représentatives du culte musulman dans le Rhône » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La cérémonie a eu lieu à la préfecture du Rhône.

Et c'est le préfet Michel Delpuech qui remet les insignes au grade de chevalier Laïd Bendidi, président d'un conseil régional du culte musulman;

35 ans de services.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le Père Christian Delorme 

(spécialiste du dialogue islamo-chrétien et prêtre du Prado dans le diocèse de Lyon) 

 

et Azzedine Gaci
(Recteur de la Mosquée Othmane de Villeurbanne)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le recteur de la Grande mosquée de Paris,

Dalil Boubakeur, est notamment présent. 

 

 

 

   

 


Commentaires

 
 
 
posté le lundi 11 juillet 2016

le 11 juillet 2016 : Conférence-débat « Ces chrétiens avec l'Islam... »  Rencontre exceptionnelle avec Anba Thomas, (Evêque copte

 

 

 Conférence-débat « Ces chrétiens avec l'Islam... »  

Rencontre exceptionnelle avec Anba Thomas,

(Evêque copte de Haute Egypte, fondateur du centre Anaphora).

À l'Université Catholique

Campus Saint Paul

Amphithéâtre Alain Mérieux

10 place des Archives à Lyon 2 ème

 

 

 Alors que la cohabitation entre chrétiens et musulmans se fait de plus en plus difficile, voire tragique, des hommes et des femmes d’Eglise, la foi chevillée au corps, continuent leur mission vers la Paix.

 Anba Thomas, évêque copte orthodoxe du diocèse de Qoussiya, a fondé le centre Anaphora en Haute Egypte, entre Le Caire et Alexandrie.

Ce centre spirituel accueille des membres de toutes les religions,pour dialoguer, se former, se ressourcer : une véritable école de la vie.

 

 « Ici, tout le monde a sa place.

Riche, pauvre, lettré, analphabète, chrétien, musulman, athée… »

 

 

Introduction par le Père Thierry Magnin

(Recteur de l'Université Catholique de Lyon)

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation par Olivier Frérot

(Vice Doyen de l'Université Catholique de Lyon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 La philosophie de coexistence avec les chrétiens d'Égypte.

Maintenant,  l'Égypte parle arabe. 

Ce n'est plus l'Égypte copte.

Mais il y a aussi une Égypte avec ses origines et ses racines chrétiennes, d'où nous pouvons parler d'une Égypte de coexistence.

C'est avant tout,  une terre d'immigration. 

Le processus d'arabisation de l'Égypte. 

Maintenant nous sommes 15% de coptes chrétiens en Égypte.  

 

 

La leçon dans la vie,  ce n'est pas seulement pour Jésus,  mais c'est pour l'eau,  puisque l'eau est un besoin fondamental.  Si les chrétiens deviennent riches, pas les chrétiens à l'origine de Jésus,  ceux qui ouvrent leurs mains,  ceux qui accueillent.  Chaque jour,  il y a quelques choses du chemin de Jésus.  C'est l'exemple du bon samaritain.  Mais la vraie question,  est ce que nous travaillons ensembles pour la coexistence,  tel que Jésus la vivait. 

 

 

 Il faut être un être humain,  c'est le début de la spiritualité. 

C'est l'exemple du bon samaritain. 

En Égypte,  nous avons un grand conflit avec la sécurité.

Mais avec l'humanité et la spiritualité,  c'est un bon mariage. 

C'est difficile de trouver la balance pour trouver l'équilibre.

 

 

 La seule solution,  c'est de pardonner et s'aimer les uns les autres. 

Dans le Notre Père,  on dit : "Pardonnes nous nos péchés".  

La conception du pardon,  c'est la racine de l'acte chrétien. 

C'est la coexistence de l'être humain.  C'est la spiritualité du pardon. 

C'est gagner le respect des musulmans,  des chrétiens,  des filles,  des garçons.  Il y a un espace pour parler. 

 

 

 Quel est le sens du pardon,  quand il n'y a pas de demande de pardon ?

Dieu nous pardonne parce que nous sommes pardonnés.

Il y a en chacun de nous,  quelque chose qui est bon et qui demande la réconciliation,  dans le cadre de la justice et du processus de communication.  C'est bon pour la sécurité de la société.  Il faut d'abord pardonner.  

 

L'église doit être en solidarité avec le peuple.  
N'ayez pas peur d'aimer. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Benoit Froment 

 

 

 

 

 

  
 


Commentaires

 
 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article