Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le dimanche 30 octobre 2016

le 30 octobre 2016 : Conférence de Malik Bezouh « France- Islam : le choc des préjugés » Salle Diderot à Saint Chamond Place d'Île

 

 

 Conférence de Malik Bezouh « France- Islam : le choc des préjugés » salle Diderot à Saint Chamond (Place d'Île de France) pour une conférence-débat autour de son dernier ouvrage. Entre autres, nous nous intéresserons à la genèse de la présence de l'islam en France pour mieux comprendre notre réalité d'aujourd'hui.

 

 

 

 

 Physicien de formation, Malik Bezouh est un spécialiste de la question de l'islam de France. Dans les années 1990, il s'est rapproché de la Confrérie des Frères musulmans, pour s'en éloigner peu après.

 

 

 Depuis, il mène une triple réflexion sur la perception de l'islam dans la société française, sa réformation et les troubles identitaires à l'origine de certaines dérives sectaires, dont souffre une fraction de la jeunesse française de confession ou de culture musulmane. Il est président de l'association Mémoire et Renaissance qui travaille à une meilleure connaissance de l'histoire de France à des fins intégrationnistes.

 

 

 Il mène une triple réflexion sur la perception de l'islam dans la société française, sa réformation et les troubles identitaires à l'origine de certaines dérives sectaires, dont souffre une fraction de la jeunesse française de confession ou de culture musulmane.

 

 

 

 

 

Quand un enfant menace son frère d'un : « Si tu fais ça, je vais dire à tout le monde que tu es un Arabe ! », Malik Bezouh s'interroge. Comment ce jeune garçon peut-il penser l'arabité comme étant une tare, une infamie qu'il faudrait cacher ? 

 

 

Démon infidèle au temps des croisades, dépravé et fanatique pour la Renaissance, grossier et inférieur pour le XIXe siècle colonial... Au fil des siècles, l'Arabe a accumulé dans l'imaginaire français un certain nombre de représentations, souvent hostiles, parfois bienveillantes, rarement conformes à la réalité, qui sont aujourd'hui comme les fils qui forment un tissu d'images et d'idées reçues. 

 

 

 En plongeant dans l'histoire de France, du Moyen Âge à nos jours,

Malik Bezouh analyse avec profondeur notre rapport à l'altérité arabe,

et remet en perspective opinions, stéréotypes et préjugés pour, peut-être, pouvoir les dépasser.

 

 

 

 

 

 

La France du 8 ou 9 ème siècle n'a rien à voir avec la France d'aujourd'hui. 

A l'époque,  on considère les Sarrasins comme étant des païens et des barbares et non pas des Mahometants. Les Sarrasins ne sont pas considérés  comme comme étant des musulmans. Au Moyen âge,  il y avait les croisades,  avec des milliers de francs qui vont partir jusqu'à Jérusalem.

Sur 8 croisades,  il y en a 6 qui seront française. 

 

 

 On se méfie des Sarrasins,  comme étant une punition divine.  L'avènement des Sarrasins est considéré comme un fléau pour la foi chrétienne.  On ne parlait pas d'islam à cette époque là.  Le Coran est traduit en latin, on ne peut pas combattre quelque chose qu'on ne connaît pas. Pierre le Vénérable,  comprend que les Sarrasins,  aiment Jésus et Marie.

Pierre le Vénérable est un précurseur du dialogue islamo chrétien.

À l'époque, on dit que les Sarrasins sont des fanatiques,   des assassins et des débauchés.

On ne les appelle pas des musulmans,  on les appelle des Mahometants. 

A la Renaissance, nous avons l'empire Ottoman et l'empire Germanique.  

Il ne faut jamais poser un regard du Moyen âge,  avec notre époque.

 

 

 Les Sarrasins,  les Mahometants ne peuvent pas échapper à la critique.  Au siècle des lumières,  le 18eme siècle, l'église perd la bataille des idées.  Elle a du mal a mettre en place le dogme,  les fondements de l'Église.  Si le peuple est décadent,  c'est à cause du religieux. Voltaire s'acharne sur Mahomet,  c'est une violeur,  c'est un bandit,  il vise l'église à travers sa vision sur l'islam. Plus tard,  Voltaire écrit des choses positives,  sur Mahomet.  Le mot arabe est subjectif,  c'est une abomination,  ce sont des voleurs,  des bandits, des pillards.  

 

 

 Nous entrons dans une nouvelle époque avec la colonisation en Afrique du Nord,  c'est l'époque coloniale. On considère,  au 19 ème siècle que l'homme est une espèce biologique parmi tant d'autres,  avec le végétal, le minéral.  Avec les excès de l'Église catholique,  on ouvre une boîte de Pandore.   On hiérarchiser les individus. Le religieux va décliner,  la religion n'est plus quelque chose d'important.  L'islam est facteur aggravant, on va considéré que les arabes sont des êtres inférieur.  A l'époque de l'anthropologie raciale,  c'était tout à fait normal, on dit même que l'arabe pousse a schizophrénie.  On alimentait le racisme avec les juifs et les arabes au début du 20 ème siècle.  A cette époque,  on avait une vision de l'arabe comme étant une race très inférieure par rapport aux européens. Aujourd'hui, les choses ont changé,  mais nous avons des inquiétudes,  les français musulmans n'ont pas encore pleinement leur place dans la société.  Les préjugés d'aujourd'hui sont ils aussi présent ? On parle souvent du travail d'arabe, un travail mal fait,  on se laisse posséder par les amalgames, avec les attentats de DAESH. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le samedi 29 octobre 2016

le 29 octobre 2016 : La caravane de la paix de l'université El Azhar fait halte à la Grande Mosquée de Lyon.

 

 

 La caravane de la paix de l'université El Azhar fait halte à la Grande Mosquée de Lyon. 

 

 

 Grande Mosquée de Lyon. 

 

 

 

 

 

 

 Mot d'accueil de Kamel Kabtane ( Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, président de l'Institut Français des Civilisations Musulmanes )

 

 

 

 

 

 

"Le rôle des instances religieuses dans la lutte contre l'extrémisme : ( l'exemple Égyptien et l'exemple Français) 

 

Président modérateur : Abdessalem Souiki ( Imam théologien, Fondateur de l'association la Plume des Savoirs)

 

 

Professeur Oussama Nabil (Directeur des études francophones,  membre au Centre du Dialogue Al Azhar) 

 

 

 Rappelez vous des bienfaits d'Allah,  afin que vous soyez bien guidés.  Nous sommes venus ici pour vous transmettre un message de paix et d'amitié.  Une paix liée à la miséricorde.  Notre religion connaît des périodes de guerres et ne savons pas quand elles prendront fins. Les religions sont venues pour propager la paix et la concorde , dans un esprit de miséricorde.  L'islam révèle la foi du musulman, après Moussa,  Ibrahim et Issa avec le christianisme, il y a 3 vérités la vision de l'islam, la volonté divine,  la relation entre les différents peuples dans l'entre connaissance ou l'inter-connaissance.

 

 

 Les musulmans ne doivent pas porter les armes au nom de la religion.  Nulles contraintes en religion.  L'islam est une miséricorde envoyée par Allah.  Une femme est entrée en enfer pour avoir enfermé un chat et un homme est allé au paradis pour avoir donné à boire à un chien.  Le musulman doit être au service des pauvres,  des orphelins et des nécessiteux.  Bonté et équité sont les éléments indispensables pour le vivre ensemble.

 

 

 

 

 

 

Mohamed Ashraf Mohamed Abdou (Maitre assistant en islamlogie,  chercheur à l'observatoire Al Azhar) 

 

 

 Les publications de Dar Islam,  s'adressent à certaines qui ont une méconnaissance réelle de l'islam,  qui se référent à certains versets ou certains hadiths, incitant à tuer les gens,  puisqu'ils ont une lecture littérale des textes sans en comprendre le sens réel.   Ils ne font pas la différence entre tuer et combattre.

 

 

 Combattre,  je me défends contre ceux qui m'attaquent. Si l'islam m'autorise à me marier avec une non musulmane,  est ce que je dois la combattre jusqu'à la tuer du fait qu'elle ne soit pas musulmane.  Il faut se défendre quand se fait attaquer.  Il faut combattre, l'ignorance que pratiquent tous ces jeunes français qui partent en Syrie ou en Irak. Un verset de l'islam ne préconise jamais une attaque envers les non croyants. 

 

 

 

 

 Bernard Godard (Auteur et spécialiste de l'islam)

 

 

 Parler du rôle des instances religieuses musulmanes.  Un imam ne doit pas se contenter que parler du culte, il doit savoir aussi de parler de culture. Beaucoup trop de jeunes se limitent à une lecture littérale du Coran.  Il est très difficile pour des religieux d'aborder les trois piliers que sont le  complotisme,  la victimisation et le minarisme. C'est le rôle social des imams de contrecarrer ces jeunes en perdition,  tout en tenant compte des autres acteurs sociaux,  telles les assistantes sociales, les éducateurs.  La bataille stérile en disant qu'il n'y a pas de religieux,  avec une fragilité psychologique et d'ouvrir la porte à quelque chose qui est dangereux.

 

 

 Il ne faut pas parler d'une radicalisation de l'islam, puisque l'islam est suspecté d'être radicalisé. Travailler sur les mots clés,  des mots magiques qui à la base de la culture musulmane,  c'est une forme de dialogue intra musulman.  Le califat a disparu en 1924,  alors qu'il avait disparu depuis des siècles dans l'empire ottoman.  Quand on met un mot clé sur l'islam sur internet,  automatiquement,  il en ressort des sites de radicalisation. 

Il ne faut pas sortir des hadiths de leur contexte.

 

 

 

 

Mondher Najjar (Imam de la grande mosquée de Lyon,  Master en fondement du droit Musulman de l'université de Zitouna de Tunis) 

 

 

 La mission de l'homme sur terre, il doit être un vicaire, par l'éthique et la moralité,  avoir un bon comportement adéquat. C'est aussi de rectifier sa relation vis à vis de lui même,  se remettre en question,  à rectifier ses fautes,  vis à vis de Dieu et des autres personnes de son entourage.  Le Prophète ( sallala alleyi wa salem ), na jamais forcé quelqu'un à le suivre.  Tu n'es pas un dominateur sur lui.  Si la pensée est juste, le comportement est juste.  Si la pensée est extrémiste,  le comportement est aussi extrémiste. Il faut s'en remettre à Dieu,  afin de préserver sa progéniture et sa descendance.  C'est le but de la Grande Mosquée de Lyon,  de vouloir lutter contre l'intégrisme et l'extrémisme.  Il y a tout d'abord l'ignorance,  beaucoup de gens pensent pouvoir agir au nom de l'islam par ignorance,  se contentant d'une vison binaire entre le hallal et le haram.  Quand il y a des jeunes convertis à l'islam,  ils apprennent la Sourate Al Fatiha,  d'autres personnes critiquent l'imam de la grande mosquée de Lyon en disant que c'est haram,  le vrai islam est dans les pays musulmans....

 

 

 Comment lutter contre ces dérives,  c'est le dialogue,  la pédagogie,  la sagesse, choisir les bons moments où il fait parler.

Il y a également,  l'enracinement et la bonne compréhension de la religion.  Dans la jurisprudence islamique,  il peut y avoir des divergences,  alors cela devient une richesse.  La concrétisation d'une lecture de finalité de contexte pour comprendre le pourquoi et le comment.  Ne pas avoir une lecture littérale des textes. L'équilibre entre les nuisances et les intérêts.  Arriver à comprendre les textes dans leurs contextes,  comprendre les différents sens d'un mot.

Dans les 5 piliers de l'islam,  on parle de l'accomplissement de la prière. 

On arrive à comprendre ces textes. 

 

 

 

 

 

 

 Mohamed-Chérif Ferjani (est islamologue et professeur de science politique à l'Université Lyon 2, où il est également chercheur au sein du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L'enracinement de la culture de la paix" 

 

 

 Professeur Oussama Nabil ( Directeur des études francophones, membre au Centre du Dialogue Al Azhar )

 

 

 Des extrémistes musulmans ont été suivi en lien avec les églises coptes égyptiennes et l'université Al Azhar afin de barrer la route de ceux qui veulent créer des conflits dans les gouvernorats égyptien. 

 

 

 Il faut favoriser la cohésion sociale.  Il y a eu la rencontre du Pape François et l'université d'Al Azhar, et avec la présidence de la République Française. 

 

 

Khaled Ezzat Sayed Abd Elfadeef (Maitre assistant en islamlogie,  chercheur à l'observatoire Al Azhar) 

 

 

La coexistence de la charte de Médine.  Les droits et les devoirs des musulmans,  mais aussi des juifs et et chrétiens,  des gens de la religion du livre.  

 

 

 On a le devoir de respecter la liberté de pratiquer sa religion comme on le souhaite. Mettre l'accent sur les valeurs de la moralité.  Leurs actions doivent être basées sur les valeurs de la droiture. 

 

 

 

 

 Le père Christian Delorme (Prêtre,  chargé des relations avec l'islam)

 

 

 Comment pouvons nous faire des interprétations destructrices des nos textes.  Comment pouvons nous prendre nos propres éléments pour nourrir nos histoires fondatrices.  Le dialogue interreligieux est récent dans notre histoire.  Il nous fait cultiver la culture de la paix.  Nous avons besoin de revisiter les moments de notre histoire.

 

 

 Les solidarités dans les pays du maghreb,  le Maroc,  l'Algérie,  la Tunisie. La force du désir de vivre en paix.  La majorité des gens est pleine de bon sens.  Regardez comment les gens vivent dans nos quartiers.  Avec une culture dans nos quartiers du respect et de l'estime.  Nuls ne peut détenir la vérité. 

 

 

 Abdessalem Souiki (Imam théologien,  Fondateur de l'association la Plume des Savoirs)

 

 

Avoir une approche de la paix.  Il y a une victimisation bien fondée en France.  Il faut déradicaliser le discours politique de la mauvaise gouvernance.  Il ne s'agit pas de verser des minimas sociaux,  mais éradiquer les sources de la radicalisation.  

 

 

 Ça fait plusieurs siècles que nous n'avons pas fait notre " aggiornamento ". Nous avons une obligation morale d'une façon verticale entre Dieu et nous.  Personne ne doit interférer dans ce fonctionnement. 

Quand je vois cet islam prisonnier des ces interprétations. 

Nous sommes très loin de notre liberté de conscience. 

 

 

 Mot de clôture par Kamel Kabtane

 

 

 

  
 


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posté le mercredi 26 octobre 2016

le 26 octobre 2016 : Conférence-débat « Quelle gestion du religieux en Europe ? » à l'Université Lumière Lyon 2,

 

  

Conférence-débat : 

« Quelle gestion du religieux en Europe ? »

à l'Université Lumière Lyon 2, Grand Amphithéâtre, Bâtiment ERATO 

 

 

 Se placer d’un point de vue européen, c’est découvrir qu’une réelle séparation du religieux et du politique n’est pas incompatible avec des formes diverses de reconnaissance du rôle des religions dans l’espace public. Parce que les pays voisins peuvent aider la France à se décrisper par rapport au fait religieux, l’Europe est une chance pour la laïcité à la française et non une menace.

La chance pour elle d’intégrer positivement les apports sociaux, culturels et éthiques des religions dans des sociétés d’individus en quête de repères et de motivations (extrait de la présentation du livre de J.-P. Willaime, Europe et religions : enjeux du XXIe siècle, paru en 2004 chez Fayard)

 

 

 

 

Jean-Pierre CHANTIN,

(Chercheur en Histoire religieuse contemporaine (LARHRA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 Conférence de Jean-Paul WILLAIME,

(Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, section des sciences religieuses. Avec le soutien de l’Institut Européen en Sciences des Religions)

 

  

 Patrimoine spirituel et moral,  on évite le mot religieux.  Le préambule du traité de Lisbonne.  S'inspirant de l'héritage religieux,  c'est à partir de là,  que l'on met eglise/état. L'Europe est traversée par un conflit récurent entre le temporel et le spirituel.  Est ce un signe de bonne santé ?  L'Europe,  c'est la déchirure des guerres de religions, avec le christianisme et le protestantisme, l'avènement de l'islam,  mais c'est aussi la shoah et l'exode des juifs, les régimes communistes,  beaucoup de sang a coulé en terre d'Europe. L'Europe c'est aussi l'histoire de la pacification.

L'état religieux de l'Europe est que moins de 20 % des personnes, disent,  que la religion est importante dans leur vie.

En France,  c'est seulement 11 %.

En Europe,  nous avons beaucoup de personnes qui se disent sans religion.

 

 

 Nous avons des religions qui se disent tièdes et molles. L'Europe orthodoxe a des taux de participation plus important que l'Europe occidentale.  Avec l'islam,  nous avons un regain de pratiques en Europe.  Nous avons des populations athées convaincues et la France fait partie des 10 pays athés du monde. 

En Belgique,  c'est une option libre penseures, on peut avoir un conseiller libre laïque.  Les cours de morale non confessionnelle libres penseures,  de conception laïque.  En Allemagne,  un tiers de catholique,  un tiers de protestant et un tiers sans religion.  Territorialisation des confessions religieuses,  il a fallut organiser la coexistence.  Corporation de droit public qui se traduit par un enseignement religieux,  comme une pratique de partenariat.  En Allemagne,  on se méfie beaucoup de l'état des relations avec les différentes religions. 

La Grèce a un lien particulier avec la religion orthodoxe. 

 

 

 Au Danemark,  c'est l'église protestante qui domine, avec une orthodoxie luthérienne.  Les pouvoirs publics tiennent compte des spécificités religieuses en Espagne.  En Pologne,  avec le parti droit et justice,  le principe d'indépendance mutuel.  Ce sont les textes,  avec les interprétations de la laïcité.  Ce sont des façons de concevoir l'identité nationale et avec l'interprétation que donne certains partis politiques.  

C'est tellement divers et différents,  un univers de diversité.  Dans ce concert européens,  la France a une dimension conflictuelle, une dimension idéologique dans les différentes époques de l'histoire.  C'est un événement historique de cette singularité française.  Avec les tentatives d'interdiction du burkini cet été en France.  Une pluralisation plus accrue du fait religieux, même si c'est l'islam avec un renforcement de la présence musulmane. Et la complexité de la non appartenance religieuse.  Une sorte de dispersion des différentes catégories de population,  des sans domicile fixe de la croyance. 

 

 

 Explosion de toutes sortes de religions. Religions et convictions non religieuses.  L'Europe avec la convention européenne des droits de homme, avec  l'article 9 :  c'est la liberté de changer de religion,  c'est la liberté de conscience, la liberté de manifester sa religion,  en privé ou en public, individuellement ou politiquement.  Un prosélytisme autorisé qui respecte la liberté d'autrui. La judiciarisation des relations églises/états. On s'ouvre plus à la pluralité religieuse.  On parle d'état seculariste, alors que l'état séculier,  prime sur le principe de liberté,  d'avoir une religion ou de ne pas en avoir.  C'est le principe d'égalité.  Une personne,  quelque soit sa religion,  ne doit pas être discriminée. Autonomie et indépendance respective.  La séparation religion état est double renoncement.  Les choses évoluent,  sur l'échelle européenne,  tel que l'abattage rituel pour les juifs et les Musulmans,  il faut que la bête soit endormie.  Également,  il y a le problème de la circoncision,  les choses ont évolués depuis.

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le mardi 25 octobre 2016

le 25 octobre 2016 : Conférence-débat « La BD, un instrument de christianisation ? » à l'Espace Saint Ignace à Lyon 2 ème

 

 

 Durant l'entre-deux guerres, la BD franco-belge a été portée sur les fonts baptismaux par des milieux chrétiens désireux de toucher la jeunesse. Au départ, il s'agissait seulement d'attirer les lecteurs avec des histoires amusantes. Mais une BD vecteur de christianisation est apparue au début des années 1940, avec le Don Bosco de Jijé. Et le genre s'est depuis lors épanoui et diversifié, tant et si bien que le célèbre festival d'Angoulême compte un prix de la BD chrétienne. On reviendra dans cette conférence débat sur l'histoire de la BD chrétienne, sur la diversité de la production, en se demandant comment les spécificités du 9e art pèsent sur le discours religieux.

 

 

 Soirée organisée par les Œuvres Pontificales Missionnaires, avec Roland FRANCART, jésuite, fondateur du CRIABD et du prix Gabriel de la Bd chrétienne (à Bruxelles), et Philippe DELISLE, professeur d'histoire à l'université Lyon3, directeur de la collection "esprit BD" aux éditions Karthala.

 

 

 

 

Marina Rougeon

(Chargée d'enseignement en Anthropologie

Université Catholique de Lyon et Post-doctorante en Anthropologie
LabEx COMOD - ENS Lyon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La bande dessinée belge et christianisme.  La BD a été réédité plusieurs fois par an. L'identité belge explique beaucoup de choses.  C'est un royaume catholique.  Nous avons des sociétés par pilier,  ça une une structure très forte dans un esprit traditionnel catholique.

 

 

 Le clergé belge,  est plus avancé que la France.  Les bandes dessinées que l'on peut qualifier de chrétiennes, vont enseigner le christianisme,  mais sous certaines formes.  Cela correspond à un christianisme de reconquête,  il faut qu'il y ait de l'action,  il faut qu'il y ait de l'aventure,  avec la figure du chevalier médiéval.  On touche du lien avec une droite très catholique avec Godefroy de Bouillon

 

 

 Un preux chevalier d'après guerre dans les années 1940 et 1950.  En milieu catholique,  en Outre Mer, c'est l'image du missionnaire qui penche un peu de l'aventure.  Ce qui est intéressant,  c'est la bande dessinée,  c'est l'image paternaliste entre le missionnaire et les missionnes. Dans les années 70,  nous aurons des bandes dessinées un peu anti cléricales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La bande dessinée un instrument de christianisation". 

La BD chrétienne est méconnue et sous-estimée.  On a sous-estimé la culture de la bande dessinée. 

 

 

 Les chrétiens voulaient faire passer un message.  Une BD  de Zep, a beaucoup changé,  car Zep, était protestant.  La définition de la bande dessinée chrétienne,  n'encourageait pas à faire la prière.

 

 

 

 

 

 


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