Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le samedi 05 novembre 2016

le 05 novembre 2016 : Conférence-débat en Hommage à Nabile Farès, Écrivain, anthropologue et psychanalyste à la Maison des Passage

 

 

 Conférence-débat en Hommage à Nabile Farès, Écrivain, anthropologue et psychanalyste à la Maison des Passages, 44 Rue Saint-Georges, à Lyon 5 ème 

 

 

 Fils de Abderrahmane Fares, président de l’exécutif provisoire à l’indépendance de l’Algérie, Nabile Fares a soutenu une thèse de sociologie en 1971 sous la direction de Germaine Tillon. Professeur de littérature à l’université d’Alger, puis à Grenoble, et psychanalyste à Paris, (décédé le 30 août 2016) il est auteur d'une vingtaine d'oeuvres littéraires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaher Harir, président de FORSEM

 

 

 Conférence-débat avec Ali Chibani,

(écrivain, docteur en littératures comparées et journaliste)

 

 

  Nabile Farès est un écrivain et poète de langue française, psychanalyste de formation, né le 25 septembre 1940 à Collo en Algérie française et mort le 30 août 2016 à Paris en France.

 

 

 L’Algérie, sous domination coloniale française lors de son enfance, est un motif et un thème de réflexion et de narration omniprésents dans son œuvre, sous forme de paysages et d'interrogations sur les langues parlées, écrites, en Algérie, le français, l'arabe, le berbère, le kabyle, l'hébreu. Autre matière forte de ses récits  : la décolonisation, la guerre, l'indépendance algérienne, et, ensuite, la guerre civile, religieuse, linguistique et ethnique, contemporaine ; vive critique d'un nationalisme aveugle, étroit, responsable des désarrois, injustices, violences actuelles.

 

 

 L’écriture farésienne va dans le tréfonds des langues pour y déceler « les cassures du monde et de l’être » (Mémoire de l’Absent), les zones d’irréparable occasionnées par l’atteinte à l’humain, à sa culture, à ses langues.

Il préférait d’ailleurs employer le terme d’occupation à celui de colonisation afin de mieux rendre compte de l’opération de ratissage interne sur 132 ans, celle qui laisse les êtres orphelins de substances vivantes, desséchés, humiliés, en lutte avec un gouffre hémorragique qui sans cesse recrache de la perte.

 

 Il y a une logique de l’occupation des territoires, qu’il s’agisse des espaces géographiques et/ou des psychismes, celle d’évider du dedans, de laisser à vide, sans souffle. Pour Nabile Farès, l’occupation française et sa résultante, la guerre, sont des opérations totalitaires qui tentent d’ôter à l’humain son potentiel de vivant.

 

 

 Cette logique se sert de mécanismes précis : la destruction des arrimages aux langues, la mise en branle des structures symboliques organisant les liens sociaux, et la confiscation permanente du sentiment de participer à la marche de l’Histoire, de son histoire, sont des opérateurs qui causent une véritable occupation de l’espace psychique. Celui-ci devient réceptacle d’une fracture innommable, indescriptible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cette fracture venant du dehors est difficile à saisir car non mentalisable, ou trop bien confondue avec l’intériorité, si bien qu’il devient quasiment impossible de départager ce qui revient à l’historiographie, et ce qui revient à l’histoire subjective et/ou familiale. Cette confusion des temps et des espaces, des langues, des pronoms (je, tu, il) est une conséquence de ce quelque chose qui est arrivé à l’humain, avec et depuis la colonisation mais qui reste en errance, en mal d’inscription.

  
 


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posté le vendredi 04 novembre 2016

les 03 et 04 novembre 2016 : Forum à l'ENS "Enseigner les mondes musulmans : langues, histoires, sociétés"

 

Enseigner les mondes musulmans,  langues,  histoires et sociétés. 

 

 

 Ce forum est organisé par trois laboratoires lyonnais membres du groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans : le CIHAM, le LARHRA et Triangle.

 

 

C’est une manifestation qui implique l’ensemble de la communauté éducative, et entend prolonger dans le domaine de l’enseignement la réflexion initiée par le Livre blanc des études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans.

 

 

Le défi que ce forum se propose de relever est de redonner sens et vigueur à l’enseignement des mondes musulmans dans le cadre républicain de la France d'aujourd'hui. Le forum mêlera apports scientifiques et ateliers didactiques et pédagogiques animés conjointement par des enseignants et des chercheurs, et des formateurs du Second degré.

 

 

 Jean François Pinton (Président de l'ENS Lyon)

 

 

 Mot d'accueil. Remerciements des organisateurs. 

L'effort que nous faisons pour nous installer dans notre propre histoire.  

 

 

 

 

 Françoise Moulin Civil (Rectrice de l'académie de Lyon)

 

 

 Les fondamentalistes,  vont ils aux fondements des racines multiples.  Heureuse de voir la recherche des mondes musulmans dans l'enseignement éducatif.  

 

 

 

 

 

 

 Jean Louis Gaulin (Directeur du CIHAM)

 

 

 Enseigner les mondes musulmans, c'est d'abord avoir accès aux sources.  

 

 

 

 

 Première Session. 

Récits des origines et historicités. 

Présentation par Abbes Zouache.  

 

 

 

 

 

 

 Gabriel Martinez Gros

(Professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre - La Défense)

 

 

 Ibn Khaldum, historicité et origines : l'exemple des Berbères. 

Un milieu entre deux néants. C'est l'état,  dans toutes ses composantes. L'état dissout la violence naturelle.  L'état prive de la violence ses sujets.  Ce sont les tribus qui ont une histoire.  Mais l'histoire, a, par définition, un temps compté, les Berbères vont sortir de l'histoire.  L'histoire est toujours un déclin.  C'est une part de son histoire universelle.  Les peuples sédentaires,  se nomment par la géographie,  c'est un monde sans chronologie,  un monde sans état,  c'est une monde tribal.  L'histoire commence avec Rome.

  Le premier des outrages,  c'est le paiement de l'impôt.  

 

 

 Cette apostasie,  c'est le refus de l'impôt.  La capacité de conquérir,  c'est le refus de payer l'impôt.  Les Berbères vaincus se convertissent, les Berbères rentrent dans l'islam pour partager leurs butins.  Une solidarité de combats. Les Berbères qui entrent dans l'histoire avec l'islam et les arabes,  vont conquérir la péninsule ibérique,  l'Andalousie. L'islam a fait rentrer les Berbères dans le progrès économique,  dans les formes de l'empire islamique. 

Les Berbères naissent dans l'islam et la conquête. 

 

 

 

 

 

 

 Ateliers

 

La question des images en islam - Salle F106. 
Président : Houari Touati (EHESS) 
Rapporteur : Bruno Nassim Aboudrar (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)
Iconisme-aniconisme : la représentation figurée en question dans les trois religions monothéistes dans le monde arabe.
 

 

 

 Par Imane Mostefai Miquel (Institut du Monde Arabe)

Représentations d'êtres humains dans le judaïsme et le christianisme, c'était une façon de parler de Dieu dans les religions.  L'ancien testament s'est écrit lentement,  sur un siècle.  L'interdiction,  c'est sur l'image du divin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait et caricature en l'absence d'images. 

Bruno Nassim Aboudrar (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 ) 

 

 

 Cela fait 11 ans que nous parlons des caricatures du Prophète.  La caricature,  il s'agit de charger le portrait déformé.  Absence de description physique de Jésus.  L'islam a des récits légendaires d'après lesquels le Prophète est reconnu en tant que dernier des prophètes "Sceaux des Prophètes".

 

 

Il n'existe pas de représentation du Prophète Mohamed (sallala alleyi wa salem ).  Il faut un acte de langage qui désigne l'image du Prophète.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mage et iconographie des cartes en Islam. 

Sofiane Bouhdiba (Université de Tunis) 

 

 

 Objet de la carte,  cartes marines,  cartographie.  Le Coran n'a jamais interdit l'image,  seulement quelques hadiths le mentionnent.  Si on utilise une image comme un outils,  comme une mer ou une rivière.  L'école malikite est plus souple,  elle permet l'image d'un être animé.  Les limites du monde arabe.  Les portulans arabes.  La cartographie arabe va se compléter avec les carte grecques et chinoises. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De "la querelle des images" en islam. 

Mahjouba Mounaim (Lycée Belmont Capdepon, Lyon)

 

 

 S'agit il de la représentation de l'image,  dégradée et dégradante du divin ou s'agit il d'une image valorisant le divin ? Pourquoi cette hostilité aux images ? L'image peut être aussi une révélation du divin.  Les textes coraniques demandent de combattre l'idolâtrie (de l'idole et non pas de l'image). On parler d'une condamnation en contexte, les hadiths vont se constituer 2 ou 3 siècles depuis le début de l'hégire.  Il ne faut pas prier dans un lieu où il y a des images. Il en est de même pour le voile.  Cela dépend de l'interprétation que nous en faisons. La querelle des images est née de l'interprétation de la peur que les musulmans se font de l'idolâtrie.  Les hommes ne peuvent qu'imiter et non pas créer. On va se voiler, on ne va pas regarder les images,  c'est de l'inculturation.  On va figurer tout en transformant.  Dans une theophanie,  il y a une libération des images.  L'image va prolonger le sens,  comme dans une rêve avec une fonction esthétique.  Il y a un islam abstrait ou un islam esthétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Deuxième Session.  Représentations sociales et savoirs académiques : la question de l'altérité. 

Conférence plénière : Pour une "Citoyenneté augmentée": enseignement des langues vivantes et apprentissage de l'altérité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sophie Tardy

(Inspectrice générale de l'éducation nationale,  groupe langues vivantes (arabe)

 

 

 Inscrire la langue arabe dans le champ de l'altérité de la reliance, je suis l'autre et cet autre,  l'étranger, c'est moi. On parle pour introduire de l'étranger chez nous.  Il n'y a pas d'équivalence chez l'autre.  Si l'altérité s'apprend et donc s'enseigne. Accueillir et médiatiser les perceptions sur les langues.  Interagir avec l'autre,  encourager et valoriserde petites connaissances en langues.  Il ne s'agit plus de connaître l'autre avec ses origines,  mais c'est d'apprendre à échanger avec lui.  Ces représentations des langues peuvent être inclusives ou exclusives pour les représentations du vivre ensemble. Attachements excessifs de certaines de cultures étrangères. Le déplacement géographique n'est pas suffisant.  Dans l'apprentissage d'une langue vivante,  l'élève peut partir apprendre à l'étranger.  Ce programme doit être soutenu par des pratiques.  Quel enseignement des langues vivantes étrangères pour quel apprentissage de la citoyenneté ? Parler d'égalité et de réciprocité plutôt que d'un universalisme.  Vers une citoyenneté augmentée.  La langue créé du commun,  du collectif et de l'universel en partant des singularités et des pluralismes.

 

 

 

 

 

 

 Ateliers

 

Espaces, frontières et territorialisations - Salle F104
Présidente : Karine Benafla  (CEDEJ Le Caire)
Rapporteur : Aurelia Dussere (Aix Marseille Université / IREMAM)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trouver sa place dans les cités entre assignation religieuse,  injonction à l'intégration et refus de citoyenneté. 

Claske Dijkema (Université Grenoble Alpes) 

 

 

Dossier tabou  de Bernard de la Villardiere 63%  des français pensent que l'islam est un danger pour la France.  Produire son autre comme de s'autoproduire. Les territoires perdus de la République,  retour sur une omerta.  Mélange de salafistes et de dealers de drogues. Rendre visible ceux qui sont invisibles.  Appartenance à une communauté de croyants avec la double nationalité.  La croyance à une justice divine.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 La constitution de la frontière algero-marocaine XIX-XX ème siècle

Aurelia Dussere (Aix Marseille Université IREMAM)

 

 

La frontière entre l'Algérie et le Maroc est fermée sur 1600 kms.  Les frontières ont été fabriquées par le colonisateur.  Le début de cette frontière remonte à 1844,  à l'époque de l'émir Abdelkader,  c'est le moment où on transplante la notion de frontière entre l'Algérie et le Maroc.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'illusion de la séparation entre israéliens et Palestiniens

Cedric Parizot (Aix Marseille Université / IREMAM)

 

 

 En 1987,  la première intifada explose.  La mise en oeuvre de cette politique de séparation entre les deux populations.  Échec du processus des accords d'Oslo. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vendredi 4 novembre 2016.

 

Troisième session : Vivre et créer dans les mondes musulmans. 
Conférence plénière.  Les lieux de l'art en islam. Une approche philosophique.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Souad Ayada

(Inspectrice générale de l'éducation nationale)

 

 

 L'art est lié à un calife en islam.  Nous avons un modèle avec les culture de l'Iran ancien.  La vocation de l'islam en tant que religion,  ne s'exprime pas dans l'art.  La destruction des oeuvres.  Cela correspond à une ambivalence de l'art en islam,  voir une notion polymorphe de religion.  Cela revient à une révélation,  ce qu'elle nous apprend.  On y trouve rien qui correspond à une tendance de l'art.  Le Coran est la source de l'islam,  mais le Coran n'est pas l'islam.  L'image,  n'est pas l'affaire du Coran.  En revanche,  le Coran éprouve une critique sévère de l'idolâtrie.  Le pouvoir créateur,  c'est la révélation.  Dieu est cet être absolument inconnaissable et invisible.  La révélation est une manifestation,  ce sont les termes de la racine exemple,  représentation,  image.  Sourate 2 verset 26.  Le lieu métaphysique en islam c'est le "massab". En islam,  le Coran,  c'est le foyer de la foi islamique,  la profession de foi nous dit,  il n'y a pas de divinité sinon Dieu.

 

 

 La vision de Dieu est une vision abstraite. Louis Massignon, parlait d'une pluralité negatrice. L'idée de cette pensée,  c'est que Dieu se donne des miroirs, Dieu se cache,  c'est le voilement. Ce monothéisme concret de cet espace sacro-saint.  C'est le dévoilement des choses cachées,  l'art,  c'est de voir la beauté des colorations spirituelles avec toutes les couleurs.  Ce sont des interiorisations de l'espace selon nos propres interprétations.  Toutes ces interprétations de l'art en islam,  c'est le fait du prince.  C'est le mécénat princier qui lui offre ces structures métaphysiques. La culture persane est un art islamique,  c'est une rêverie de la création inspirée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ateliers

Scènes emergentes et nouveaux mode d'expression artistique - Salle F008

Présidente : Ilene Grange ( Collectif de l'âme )

Rapporteur : Kmar Bendana (Université de la Manouba de Tunis ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'adaptation théâtrale du patrimoine littéraire et artistique arabe

Omar Fertat ( Université Bordeaux Montaigne ) 

 

 

"Rituel pour une métamorphose",  c'est la première pièce de théâtre représentée à la Comédie Française.  

 

 

 

 

 Lire "La chose publique ou l'invention de la politique" de Philippe Dujardin, avec des étudiants tunisiens.

 

Kmar Bendana (Institut Supérieur de l'Histoire de la Tunisie Contemporaine)
Françoise Coupat (Les Plateaux France/Tunisie).
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Une parenthèse enchantée;  l'image du Musulman dans la pièce Nathan le Sage de Lessing (1779)

Dominique Lurcel  (Cie des passeurs de mémoires (Paris) et Parole donnée (Lyon)

 

 

 

 

 

 

 

 

Restitution des trois sessions. 

 

Récits des origines et historicités. 
Abbes Zouache (Chargé de recherche CRNS,  CIHAM)

 

 

Représentations sociales et savoirs académiques: la question de l'altérité.  
Frédéric Abecassis (Maître de Conférences en histoire contemporaine ENS de Lyon,  LARHA)

 

 

Vivre et créer dans les mondes musulmans. 
Makram Abbes (Professeur de philosophie politique,  ENS de Lyon, Triangle)
 

 

 

 

 

Récits des origines et historicités. 

Abbes Zouache (Chargé de recherche CRNS,  CIHAM) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le dimanche 30 octobre 2016

le 30 octobre 2016 : Conférence de Malik Bezouh « France- Islam : le choc des préjugés » Salle Diderot à Saint Chamond Place d'Île

 

 

 Conférence de Malik Bezouh « France- Islam : le choc des préjugés » salle Diderot à Saint Chamond (Place d'Île de France) pour une conférence-débat autour de son dernier ouvrage. Entre autres, nous nous intéresserons à la genèse de la présence de l'islam en France pour mieux comprendre notre réalité d'aujourd'hui.

 

 

 

 

 Physicien de formation, Malik Bezouh est un spécialiste de la question de l'islam de France. Dans les années 1990, il s'est rapproché de la Confrérie des Frères musulmans, pour s'en éloigner peu après.

 

 

 Depuis, il mène une triple réflexion sur la perception de l'islam dans la société française, sa réformation et les troubles identitaires à l'origine de certaines dérives sectaires, dont souffre une fraction de la jeunesse française de confession ou de culture musulmane. Il est président de l'association Mémoire et Renaissance qui travaille à une meilleure connaissance de l'histoire de France à des fins intégrationnistes.

 

 

 Il mène une triple réflexion sur la perception de l'islam dans la société française, sa réformation et les troubles identitaires à l'origine de certaines dérives sectaires, dont souffre une fraction de la jeunesse française de confession ou de culture musulmane.

 

 

 

 

 

Quand un enfant menace son frère d'un : « Si tu fais ça, je vais dire à tout le monde que tu es un Arabe ! », Malik Bezouh s'interroge. Comment ce jeune garçon peut-il penser l'arabité comme étant une tare, une infamie qu'il faudrait cacher ? 

 

 

Démon infidèle au temps des croisades, dépravé et fanatique pour la Renaissance, grossier et inférieur pour le XIXe siècle colonial... Au fil des siècles, l'Arabe a accumulé dans l'imaginaire français un certain nombre de représentations, souvent hostiles, parfois bienveillantes, rarement conformes à la réalité, qui sont aujourd'hui comme les fils qui forment un tissu d'images et d'idées reçues. 

 

 

 En plongeant dans l'histoire de France, du Moyen Âge à nos jours,

Malik Bezouh analyse avec profondeur notre rapport à l'altérité arabe,

et remet en perspective opinions, stéréotypes et préjugés pour, peut-être, pouvoir les dépasser.

 

 

 

 

 

 

La France du 8 ou 9 ème siècle n'a rien à voir avec la France d'aujourd'hui. 

A l'époque,  on considère les Sarrasins comme étant des païens et des barbares et non pas des Mahometants. Les Sarrasins ne sont pas considérés  comme comme étant des musulmans. Au Moyen âge,  il y avait les croisades,  avec des milliers de francs qui vont partir jusqu'à Jérusalem.

Sur 8 croisades,  il y en a 6 qui seront française. 

 

 

 On se méfie des Sarrasins,  comme étant une punition divine.  L'avènement des Sarrasins est considéré comme un fléau pour la foi chrétienne.  On ne parlait pas d'islam à cette époque là.  Le Coran est traduit en latin, on ne peut pas combattre quelque chose qu'on ne connaît pas. Pierre le Vénérable,  comprend que les Sarrasins,  aiment Jésus et Marie.

Pierre le Vénérable est un précurseur du dialogue islamo chrétien.

À l'époque, on dit que les Sarrasins sont des fanatiques,   des assassins et des débauchés.

On ne les appelle pas des musulmans,  on les appelle des Mahometants. 

A la Renaissance, nous avons l'empire Ottoman et l'empire Germanique.  

Il ne faut jamais poser un regard du Moyen âge,  avec notre époque.

 

 

 Les Sarrasins,  les Mahometants ne peuvent pas échapper à la critique.  Au siècle des lumières,  le 18eme siècle, l'église perd la bataille des idées.  Elle a du mal a mettre en place le dogme,  les fondements de l'Église.  Si le peuple est décadent,  c'est à cause du religieux. Voltaire s'acharne sur Mahomet,  c'est une violeur,  c'est un bandit,  il vise l'église à travers sa vision sur l'islam. Plus tard,  Voltaire écrit des choses positives,  sur Mahomet.  Le mot arabe est subjectif,  c'est une abomination,  ce sont des voleurs,  des bandits, des pillards.  

 

 

 Nous entrons dans une nouvelle époque avec la colonisation en Afrique du Nord,  c'est l'époque coloniale. On considère,  au 19 ème siècle que l'homme est une espèce biologique parmi tant d'autres,  avec le végétal, le minéral.  Avec les excès de l'Église catholique,  on ouvre une boîte de Pandore.   On hiérarchiser les individus. Le religieux va décliner,  la religion n'est plus quelque chose d'important.  L'islam est facteur aggravant, on va considéré que les arabes sont des êtres inférieur.  A l'époque de l'anthropologie raciale,  c'était tout à fait normal, on dit même que l'arabe pousse a schizophrénie.  On alimentait le racisme avec les juifs et les arabes au début du 20 ème siècle.  A cette époque,  on avait une vision de l'arabe comme étant une race très inférieure par rapport aux européens. Aujourd'hui, les choses ont changé,  mais nous avons des inquiétudes,  les français musulmans n'ont pas encore pleinement leur place dans la société.  Les préjugés d'aujourd'hui sont ils aussi présent ? On parle souvent du travail d'arabe, un travail mal fait,  on se laisse posséder par les amalgames, avec les attentats de DAESH. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le samedi 29 octobre 2016

le 29 octobre 2016 : La caravane de la paix de l'université El Azhar fait halte à la Grande Mosquée de Lyon.

 

 

 La caravane de la paix de l'université El Azhar fait halte à la Grande Mosquée de Lyon. 

 

 

 Grande Mosquée de Lyon. 

 

 

 

 

 

 

 Mot d'accueil de Kamel Kabtane ( Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, président de l'Institut Français des Civilisations Musulmanes )

 

 

 

 

 

 

"Le rôle des instances religieuses dans la lutte contre l'extrémisme : ( l'exemple Égyptien et l'exemple Français) 

 

Président modérateur : Abdessalem Souiki ( Imam théologien, Fondateur de l'association la Plume des Savoirs)

 

 

Professeur Oussama Nabil (Directeur des études francophones,  membre au Centre du Dialogue Al Azhar) 

 

 

 Rappelez vous des bienfaits d'Allah,  afin que vous soyez bien guidés.  Nous sommes venus ici pour vous transmettre un message de paix et d'amitié.  Une paix liée à la miséricorde.  Notre religion connaît des périodes de guerres et ne savons pas quand elles prendront fins. Les religions sont venues pour propager la paix et la concorde , dans un esprit de miséricorde.  L'islam révèle la foi du musulman, après Moussa,  Ibrahim et Issa avec le christianisme, il y a 3 vérités la vision de l'islam, la volonté divine,  la relation entre les différents peuples dans l'entre connaissance ou l'inter-connaissance.

 

 

 Les musulmans ne doivent pas porter les armes au nom de la religion.  Nulles contraintes en religion.  L'islam est une miséricorde envoyée par Allah.  Une femme est entrée en enfer pour avoir enfermé un chat et un homme est allé au paradis pour avoir donné à boire à un chien.  Le musulman doit être au service des pauvres,  des orphelins et des nécessiteux.  Bonté et équité sont les éléments indispensables pour le vivre ensemble.

 

 

 

 

 

 

Mohamed Ashraf Mohamed Abdou (Maitre assistant en islamlogie,  chercheur à l'observatoire Al Azhar) 

 

 

 Les publications de Dar Islam,  s'adressent à certaines qui ont une méconnaissance réelle de l'islam,  qui se référent à certains versets ou certains hadiths, incitant à tuer les gens,  puisqu'ils ont une lecture littérale des textes sans en comprendre le sens réel.   Ils ne font pas la différence entre tuer et combattre.

 

 

 Combattre,  je me défends contre ceux qui m'attaquent. Si l'islam m'autorise à me marier avec une non musulmane,  est ce que je dois la combattre jusqu'à la tuer du fait qu'elle ne soit pas musulmane.  Il faut se défendre quand se fait attaquer.  Il faut combattre, l'ignorance que pratiquent tous ces jeunes français qui partent en Syrie ou en Irak. Un verset de l'islam ne préconise jamais une attaque envers les non croyants. 

 

 

 

 

 Bernard Godard (Auteur et spécialiste de l'islam)

 

 

 Parler du rôle des instances religieuses musulmanes.  Un imam ne doit pas se contenter que parler du culte, il doit savoir aussi de parler de culture. Beaucoup trop de jeunes se limitent à une lecture littérale du Coran.  Il est très difficile pour des religieux d'aborder les trois piliers que sont le  complotisme,  la victimisation et le minarisme. C'est le rôle social des imams de contrecarrer ces jeunes en perdition,  tout en tenant compte des autres acteurs sociaux,  telles les assistantes sociales, les éducateurs.  La bataille stérile en disant qu'il n'y a pas de religieux,  avec une fragilité psychologique et d'ouvrir la porte à quelque chose qui est dangereux.

 

 

 Il ne faut pas parler d'une radicalisation de l'islam, puisque l'islam est suspecté d'être radicalisé. Travailler sur les mots clés,  des mots magiques qui à la base de la culture musulmane,  c'est une forme de dialogue intra musulman.  Le califat a disparu en 1924,  alors qu'il avait disparu depuis des siècles dans l'empire ottoman.  Quand on met un mot clé sur l'islam sur internet,  automatiquement,  il en ressort des sites de radicalisation. 

Il ne faut pas sortir des hadiths de leur contexte.

 

 

 

 

Mondher Najjar (Imam de la grande mosquée de Lyon,  Master en fondement du droit Musulman de l'université de Zitouna de Tunis) 

 

 

 La mission de l'homme sur terre, il doit être un vicaire, par l'éthique et la moralité,  avoir un bon comportement adéquat. C'est aussi de rectifier sa relation vis à vis de lui même,  se remettre en question,  à rectifier ses fautes,  vis à vis de Dieu et des autres personnes de son entourage.  Le Prophète ( sallala alleyi wa salem ), na jamais forcé quelqu'un à le suivre.  Tu n'es pas un dominateur sur lui.  Si la pensée est juste, le comportement est juste.  Si la pensée est extrémiste,  le comportement est aussi extrémiste. Il faut s'en remettre à Dieu,  afin de préserver sa progéniture et sa descendance.  C'est le but de la Grande Mosquée de Lyon,  de vouloir lutter contre l'intégrisme et l'extrémisme.  Il y a tout d'abord l'ignorance,  beaucoup de gens pensent pouvoir agir au nom de l'islam par ignorance,  se contentant d'une vison binaire entre le hallal et le haram.  Quand il y a des jeunes convertis à l'islam,  ils apprennent la Sourate Al Fatiha,  d'autres personnes critiquent l'imam de la grande mosquée de Lyon en disant que c'est haram,  le vrai islam est dans les pays musulmans....

 

 

 Comment lutter contre ces dérives,  c'est le dialogue,  la pédagogie,  la sagesse, choisir les bons moments où il fait parler.

Il y a également,  l'enracinement et la bonne compréhension de la religion.  Dans la jurisprudence islamique,  il peut y avoir des divergences,  alors cela devient une richesse.  La concrétisation d'une lecture de finalité de contexte pour comprendre le pourquoi et le comment.  Ne pas avoir une lecture littérale des textes. L'équilibre entre les nuisances et les intérêts.  Arriver à comprendre les textes dans leurs contextes,  comprendre les différents sens d'un mot.

Dans les 5 piliers de l'islam,  on parle de l'accomplissement de la prière. 

On arrive à comprendre ces textes. 

 

 

 

 

 

 

 Mohamed-Chérif Ferjani (est islamologue et professeur de science politique à l'Université Lyon 2, où il est également chercheur au sein du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L'enracinement de la culture de la paix" 

 

 

 Professeur Oussama Nabil ( Directeur des études francophones, membre au Centre du Dialogue Al Azhar )

 

 

 Des extrémistes musulmans ont été suivi en lien avec les églises coptes égyptiennes et l'université Al Azhar afin de barrer la route de ceux qui veulent créer des conflits dans les gouvernorats égyptien. 

 

 

 Il faut favoriser la cohésion sociale.  Il y a eu la rencontre du Pape François et l'université d'Al Azhar, et avec la présidence de la République Française. 

 

 

Khaled Ezzat Sayed Abd Elfadeef (Maitre assistant en islamlogie,  chercheur à l'observatoire Al Azhar) 

 

 

La coexistence de la charte de Médine.  Les droits et les devoirs des musulmans,  mais aussi des juifs et et chrétiens,  des gens de la religion du livre.  

 

 

 On a le devoir de respecter la liberté de pratiquer sa religion comme on le souhaite. Mettre l'accent sur les valeurs de la moralité.  Leurs actions doivent être basées sur les valeurs de la droiture. 

 

 

 

 

 Le père Christian Delorme (Prêtre,  chargé des relations avec l'islam)

 

 

 Comment pouvons nous faire des interprétations destructrices des nos textes.  Comment pouvons nous prendre nos propres éléments pour nourrir nos histoires fondatrices.  Le dialogue interreligieux est récent dans notre histoire.  Il nous fait cultiver la culture de la paix.  Nous avons besoin de revisiter les moments de notre histoire.

 

 

 Les solidarités dans les pays du maghreb,  le Maroc,  l'Algérie,  la Tunisie. La force du désir de vivre en paix.  La majorité des gens est pleine de bon sens.  Regardez comment les gens vivent dans nos quartiers.  Avec une culture dans nos quartiers du respect et de l'estime.  Nuls ne peut détenir la vérité. 

 

 

 Abdessalem Souiki (Imam théologien,  Fondateur de l'association la Plume des Savoirs)

 

 

Avoir une approche de la paix.  Il y a une victimisation bien fondée en France.  Il faut déradicaliser le discours politique de la mauvaise gouvernance.  Il ne s'agit pas de verser des minimas sociaux,  mais éradiquer les sources de la radicalisation.  

 

 

 Ça fait plusieurs siècles que nous n'avons pas fait notre " aggiornamento ". Nous avons une obligation morale d'une façon verticale entre Dieu et nous.  Personne ne doit interférer dans ce fonctionnement. 

Quand je vois cet islam prisonnier des ces interprétations. 

Nous sommes très loin de notre liberté de conscience. 

 

 

 Mot de clôture par Kamel Kabtane

 

 

 

  
 


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