Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le samedi 13 mai 2017

le 13 mai 2017 Le Soufisme Dimension Mystique de l'Islam, Organisé par  Valeurs Spirituelles Musulmanes Lyon au Musée Africain

 

 

 Le soufisme est le mysticisme de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.

 

 

   Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.

 


En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.

 

 

 

 En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une " confrérie ", elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.

 

 

 L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.

 

 

C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu. 

 

 

Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, " l’univers est l’Ombre de l’Absolu ". percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:

" l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu ". 

 

 

 Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : " qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce ". " Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. "

 

 

 

 

 Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie " l’homme est non-existant devant Dieu ".

 

 


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posté le samedi 13 mai 2017

le 13 mai 2017 : Festival Du Vivre Ensemble au Centre culturel Charlie Chaplin à Vaulx en Velin

 

 

 Le Festival du Vivre Ensemble Auvergne / Rhône-Alpes" est un événement riche en couleur, qui permet aux jeunes de divers horizons de se rencontrer, de partager leurs expériences, leurs compétences au travers de chants, de poésies, de danses folkloriques etc. mais surtout de créer un esprit de cohésion sociale et de vivre-ensemble.

 

 

 Ainsi, "Le Festival du Vivre Ensemble Auvergne / Rhône-Alpes" est le fruit d’une préparation. Tous les ans les préparations débutent en septembre pour s’achever au courant du seconde trimestre pour donner lieu au festival. Les élèves, encadrés par des bénévoles, apprennent à se connaître les uns avec les autres, à se respecter, à travailler et à collaborer ensemble pour parvenir à un spectacle harmonieux. En moyenne, tous les ans de 60 à 80 enfants se préparent pour animer la scène. Que ce soit au niveau fonctionnel ou opérationnel, "Le Festival du Vivre Ensemble Auvergne / Rhône-Alpes" est soutenu par plus de 30 bénévoles et une dizaine de prestataires.

 

 

 Les objectifs du projet sont les suivants :

 

-Développer et renforcer les liens entre les jeunes
-Valoriser et développer les compétences artistiques des élèves
-Promouvoir la diversité culturelle, la mixité sociale et le vivre-ensemble entre les élèves
-Favoriser la réussite éducative par le développement et le renforcement de la confiance en soi
-Consolider les échanges entre les acteurs : parents - enfants -  l’extra-scolaire

 

 

 

 

 

"Nous sommes le coeur de la Nation",

les Enfants du Festival

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Da Squad"

Ecole  100 % Danse Saint Pierre de Chandieu

Chorégraphie : Juliane Bourget

 

 

 

 

 "Salut à toi"

Violette Duscher, Arthur Guy, Gwladys Biuton et Loan Bloume

 

 

 

 

 

 

Danse turque

Centre Culturel Anatolia de Vaulx en Velin

Chorégraphie ; Kubra Sirindil

 

 

 

 

 

 

 "Né quelque part"

Arthur Guy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chant turc "Hayat bayram olsa"

Neva Baram, Marine Berlingard,et Adil Kara

 

 

 

 

 "Come"

Gwladys Biuton et les danseurs de différentes associations

Chorégraphie : Juliane Bourget

 

 

 

 

 

 

 

 

Danse maghrébine,

Centre social Levy Vaulx en Velin

Chrorégraphie : Saleha Belkorchia

 

 

 

 

 

 

 

 

Chant Russe "Les anges blancs"

Anastasia et Thaissia Ahond Annecy

Professeur de chant ; Lina Gurina

 

 

 

 

Danse Madagascar

Club Mad Lyon

 

 

 

 

 

 

 "Drôle de vie"

Violette Duscher, Gwladys Bouton, Loan Bloume et Marine Berlingard

 

 

 

 

 

 

 

 

 "What a wonderful world"

Violette Duscher, Gwladys Bouton et Arthur Guy

 

 

 

 

 "Happy"

Marine Berlingard et les danseurs de différentes associations

Chrorégraphie : Juliane Bourget

 

 

 

 

Danse Crump

Bd Gones Alliance Lyon

 

 

 

 

 

 

 "L'hymne à l'amour"

Loan Bloume et Gwladys Bouton

 

 

 

 

 

 

 Danse antillaise

Sol Antilles Events Bron

Chrorégraphie : Maranatha Torin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le jeudi 11 mai 2017

le 11 mai 2017 : Colloque sur le dialogue interreligieux : "Ce qu'il se passe en nous quand nous dialoguons" à l'Université Catho

 

  

Le CECR (Centre d’Etudes des Cultures et des Religions) de l’Université catholique de Lyon,

l’ISTR (Institut des Sciences et Théologie des religions) de l’Institut catholique de la Méditerranée et la Conférence des évêques de France organisent le jeudi 11 mai 2017, à Lyon, un colloque sur le dialogue interreligieux :

 

 « Ce qu’il se passe en nous quand nous dialoguons »

 

 

L’autre peut nous « bousculer » par sa manière de vivre, ses convictions dans différents domaines et, s’il est croyant, sa manière de se situer par rapport aux autres croyants. Dans un contexte pluraliste, comment envisager ce discernement pour rendre le dialogue fructueux ? Quels sont les chances et les risques, les exigences et les orientations dans la pratique du dialogue ?

 

 

Présentation par Michel Younes

(Professeur de Théologie, CERC, UCLy)

 

 Ce qu'il se passe en nous quand nous dialoguons ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouverture par Monseigneur Michel Dubost,  

(Evêque d'Evry-Corbeil-Essones, Ile de Franc, Président du Comité des relations inter religieuses de la conférence des évêques de France)

 

 

Au fond,  j'ai envie de rencontrer les musulmans pour avoir de véritables rencontres,  avoir une soif de spiritualité commune. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention du Père Maurice Borrmans 

(Professeur émérite d'islamologie,  PISAI,  Rome.)

 

 

Il faut tenir compte de l'outil linguistique.  Le dialogue devient il plus difficile,  voir même impossible.  Depuis le 11 septembre 2001,  beaucoup d'événements ont modifié la face du monde.  Il n'y a pas d'islamophobie et pas non plus de christianophobie. Ce qui prime avant tout,  c'est l'amour du prochain.  Je dirais,  l'amour du voisin.  Pourquoi imposer à l'autre qui me reçoit,  des boissons alcoolisées ou de la viande "haram". Tous ces rituels,  ne sont pas dansle Coran.  Que peuvent bien en penser les opinions publics. Depuis plus de50 ans, je m'emploie à créer des relations avec les musulmans dans l'amour du Dieu créateur. C'est surtout de l'amour de Dieu pour toutes ses créatures,  c'est un amour humain.  Avec ce désir de vivre ensemble avec l'amour de Dieu.  Le Coran invite les musulmans à parler avec les gens du livre de la manière la plus courtoise.  L'attitude des chrétiens dans le dialogue,  savoir ce qu'il se passe en eux dans ce dialogue.

 

 

Les difficultés du moment s'impliquent dans le dialogue islamo-chrétien, quelles sont les implications des chrétiens et l'écoute des musulmans,  identification à un modèle prophétique.  Que les 2 parties aient le courage de reconnaître les difficultés du passé.  Ne pas limiter l'islam au terrorisme,  aux barbares,  de même, les musulmans ne doivent percevoir les chrétiens comme des conquérants.  Il faut oeuvrer pour le bien commun,  savoir parler du mystère de Dieu,  du rôle des prophètes,  du secret de la prière.  Problème de vocabulaire, il y a 50 ans, les chrétiens refusaient de nommer les musulmans comme étant des croyants.  Le Coran est un pur monothéisme,  il s'adresse à tous,  tant aux chrétiens,  aux juifs et aux musulmans.  Il faut avoir cette reconnaissance,  beaucoup de musulmans posent des questions sur les rites chrétiens.  Ils interpellent les chrétiens, il ne faut pas perdre nos âmes.  Il fait avoir une parole commune entre vous et nous. Il y a des questions de langage. Les possibilités concrètes que nous rencontrons tous les jours. Le texte du Pape Jean Paul II de 1985 à Casablanca au Maroc. 

 

 

 

Christophe Roucou,

(Enseignant en théologie et en islamologie IST de Marseille,  ICM.)

 

 

Que se passe t il quand nous pratiquons le dialogue inter religieux ?
La convivialité humaine,  c'est le premier enjeu,  c'est notre vocation à répondre à nos qualités humaines. Déplacer le mot convivialité,  vers le mot fraternité.  Les croyants qui s'appellent frères et soeurs,  revient à la fraternité.  Il y a également l'amitié qui relève dd l'amour entre les êtres humains.  Le premier enjeu est à la fois anthropologique et politique.  Saint Augustin parlait de cette cité mêlée aux autres, ce qui constitue une famille humaine.  C'est le but ultime de cette humanité,  de rencontrer Dieu dans son royaume.  Tout est fait à l'image de Dieu.  Aujourd'hui dans nos rencontres et nos réunions,  il est de bon ton de dire,  le vivre ensemble.  Dialogue de vérité ou dialogue en vérité.  Il est peut être juste de dire,  on fait la vérité comme on fait la lumière de Xavier Manzano.  Seule l'expérience du dialogue que nous faisons méthodiquement,  la vérité naît du contact et du dialogue.  Dialogue de vérité,  mais de quelle vérité ? Nous ne sommes pas des possesseurs de la vérité,  c'est Dieu qui détient la vérité. Le terme d'annonce se définit comme étant le message évangélique.  Avoir la connaissance explicite du message de Dieu.  Comment l'annonce de la bonne nouvelle entre la communication entre les êtres humains.  Ce qui signifie,  comment dire sa foi. Quelle justesse des chrétiens dans le dialogue de Dieu. 

 

 

Mettre en avant la convivialité,  pour avoir cet ajustement de mise en rapport avec le coeur, nos paroles, nos attitudes soient le plus ajustées à la parole du Christ. Comment l'annonce de la foi peut s'ajuster à l'attitude du Christ.  Il nous faut nous joindre aux musulmans sur notre propre chemin,  a travers la rencontre et l'échange,  c'est alors que naît le dialogue de vérité,  qui se fait aussi dialogue du Salut.  Trouver l'attitude chrétienne qui se fait ensemble,  que veux tu que je fasse pour toi ?
L'esprit saint est vivant à l'intérieur du coeur de chaque homme,  et c'est dans le dialogue que nous nous retrouvons dans l'amour,  non seulement en paroles,  mais aussi en actes.  Passer
de la convivialité humaine à la fraternité humaine.  Passer de la considération de la foi de l'éthique au service des frères,  c'est une attitude spirituelle et intellectuelle que nous avons à dialoguer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repérer les fruits.  Président de séance  Michel Younes.

 

 

Roula Talhouk

(Directrice du centre de documentation et de recherches islamo - chrétiennes,  Université Saint Joseph de Beyrouth.)

 

 

Comment une réflexion théologique peut être stimulée par le dialogue ? 
Le Liban est une situation idéale depuis 14 siècles d'échanges entre chrétiens et musulmans.  La réalité est maintenant plus nuancée,  c'est un dialogue sécuritaire,  le pays étant une soupape de sécurité au moyen orient.  Les toutes premières réunions de dialogue entre chrétiens et musulmans se sont déroulées au Liban en 1954,  bien avant nostra-etatae. Les mouvements de jeunes chrétiens et musulmans se rencontrent régulièrement pour le développement et le dialogue.  C'est dans le sillage d'une pensée théologique inclusive pour que chrétiens et musulmans puissent se rencontrer,  bien souvent les personnes concernées sont souvent exclus dans ce genre de dialogue. 

 

 

Nous sommes dans une sorte d'integrisme naissant,  avec un courant nouveau.  Nous sommes aujourd'hui dans un cloisonnement des religions.  Notre coexistence avec les musulmans est fondamentale.  La présence chrétienne au moyen orient est indispensable.  La spiritualité du dialogue est primordiale. Le dialogue est authentique est indispensable pour prévenir le mal.  Le fondement de l'unité et de l'humanité s'enracine dans les semences du verbe.  La question du salut de l'autre est fondamentale, une réflexion de l'église orientale pour aller vers l'autre. 

 

 

 

 

Xavier Manzano par la voix de Colette Hamza
Foi et dialogue en interaction.

 

 

La fécondité du dialogue inter religieux ne pourra oeuvrer qu'avec la foi.  Foi et dialogue sont inséparables l'un de l'autre.  C'est dans cette lumière qu'il faut être associé au mystère,  parle,  vit,  aime. 

 

 

 Colette Hamza

(Enseignante en Islamologie, ISTR de Marseille, ICM) 

 

 

Marie Régine de Jaureguiberry et le Père Maurice Borrmans

 

 

 

 

 Atelier 3  : Quelle transmission de sa foi dans un contexte pluri -religieux ?

par Monseigneur Michel Dubost

 

 

 

 

 

 

Atelier 4 : A quoi mesurer le fruit du dialogue ?

par Colette Hamza 

 

 

 

 

 

 

Atelier 1: Quels déplacements les chrétiens et les musulmans peuvent être amenés à faire lors de leures rencontres ?

par Roula Talhouk

 

 

 

 

 

 

 Atelier 2 : Comment aller au-delà des revendications identitaires au coeur du dialogue ?

par Dennis Gira

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Conclusion : témoigner de sa foi et dialoguer en vérité, par Monseigneur Philippe Barbarin

(Cardinal-Achevêque de Lyon, Primat des Gaules)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le mercredi 10 mai 2017

le 09 mai 2017 : Conférence débat : "Comprendre l'islam politique: une trajectoire de recherche sur l'altérité islamiste",

 

 

Le mardi 9 mai  2017 à 18h00 à Sciences Po Lyon 

Grand Amphi
4, rue du professeur Appleton Lyon 7ème
(Tram T2, station centre Berthelot)
 Entrée libre

Organisé par Sciences Po Lyon et FORSEM

 

 

François Burgat*, politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence auteur du livre "Comprendre l'islam politique: une trajectoire de recherche sur l'altérité islamiste", 1973-2016, Paris, La Découverte.

 

 

Présentation par Lahouarri Addi (Professeur à Sciences Po Lyon)
Gilles Kepel et Olivier Roy disent,  l'islam politique a échoué. 

L'Iran le montre,  c'est un état où les iraniens ne voient l'utopie islamiste. 
François Burgat,  a une empathie vis à vis des islamistes. 

C'est un bon critique de la perception des islamistes au sens commun,.

 

 

 

 

 

 

 

 

*"J’appréhende en effet le phénomène islamiste dans le contexte général du processus de décolonisation, dont il constitue une des facettes. J’y vois un phénomène très vaste, en grande partie réactif, qui ne se réduit pas à l’une ou l’autre de ses expressions. J’ai donc pris le parti d’affirmer que l’appellation “islamiste” devait être maniée avec une extrême prudence. D’abord parce qu’elle est connotée et “idéologisée” de façon exclusivement négative notamment – mais pas seulement – auprès des opinions occidentales. Ensuite parce qu’elle renvoie à une trop grande diversité de positionnements et de modes d’action politique pour être réellement fonctionnelle. L’“islamisme” désigne aujourd’hui des courants qui vont de Rached Ghannouchi – le co-concepteur de l’une des constitutions les plus démocratiques et les plus laïques du monde arabe – à Aboubakr al-Baghdadi et aux pratiques radicalement sectaires qu’on lui connaît. C’est donc un de ces mots-valises qui font en réalité, tant leur charge émotionnelle est forte, plus de bruit que de lumière."

 

 

La tradition « orientaliste » des savants arabisants français, qui avaient accompagné l’entreprise coloniale au XIXe siècle, a progressivement laissé la place au XXe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l’image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd’hui à leurs héritiers d’éclairer l’apparition, dans la période postcoloniale, d’un « islam politique » qui cristallise une très profonde défiance. C’est ce à quoi s’emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l’environnement scientifique qui les a accueillies.
Depuis les années 1980, la répression des acteurs politiques musulmans par les régimes autoritaires et leur mise au ban par les États occidentaux ont contribué à alimenter frustrations, polarisations, violences, radicalisations, terrorisme... À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante.

 

Son auteur raconte comment, pour décoder l’incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l’a conduit à forger ses propres outils. De l’Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l’Égypte, la Palestine et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d’islamistes. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s’obstinent à chercher dans le Coran du VIIe siècle les clés de l’islam politique contemporain.
L’auteur poursuit ici une démarche de recherche entamée depuis quatre décennies en confrontant ses premières hypothèses aux turbulences des « printemps arabes » et à l’affirmation djihadiste. En contextualisant ses observations sur le temps long, il offre un précieux éclairage sur les conditions du dépassement de ce « défi islamiste ».

 

Son premier grand séjour a été l'Algérie, l'Egypte la Syrie, le Yémen puis le Liban. La question palestinienne tient une place importante.  Il y a également la  religion musulmane,  en France,  qui tient une place importante.  Le seul avantage de ne plus être jeune, c'est d'avoir une dimension historique sur les événements.

 

 

A beaucoup voyagé étant plus jeune,  l'altérité, le dualisme des intellectuels français et musulmans.  La multiplicité des voyages intuitifs,  c'est de faire un maximum de kilomètres. On se confrontant à d'autres cultures,  on apprend à vivre quelque chose de differents. L'histoire de l'autre,  c'est une histoire autre.  Sa prise de conscience politique,  ressent le besoin d'avoir un peu plus d'ardeur historique.  C'est découvrir la brutalité des guerres de conquêtes.  Explique ce qui l'a marqué, , le lexique de la transmission de la colonisation.  La terminologie n'est pas consensuelle.

 

 

aire une dissociation essentielle, le lexique de la religion musulmane a une importance particulière.  L'islamisme, c'est un moment de l'histoire, c'est quelque part,  le troisième étage de la décolonisation.  Nous avons réagit d'une manière très émotionnelle ces événements.  Toute la problématique. Daesch et Front National,  ce n'est pas le même combat. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 


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