Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le jeudi 19 octobre 2017

le 19 octobre 2017 : Conférence dans le cadre des "Jeudis de l’Antiquaille" : "Abd el-Kader et les chrétiens", avec  Monseigneur H

 

 

 Conférence dans le cadre des "Jeudis de l’Antiquaille" :

 

"Abd el-Kader et les chrétiens",


avec  Monseigneur Henri Teissier (Archevêque émérite d’Alger)

et le Père Christian Delorme  (Délégué au dialogue inter religieux auprès du Diocèse de Lyon) 

 

 

Abd el-Kader, l'émir qui sauva des chrétiens 

 

 Abd el-Kader "l'ami des Français", comme aimaient à le qualifier les Européens, fut le modèle de "l'indigène" éclairé et cultivé. Son intervention en faveur des chrétiens du Proche-Orient a fait de lui un acteur de la paix religieuse. 

 

 

 On peut s'étonner de voir que l’on présente ici Abd el-Kader comme une figure de paix, alors qu'il est resté célèbre pour ses combats sanguinaires contre les troupes coloniales françaises ! Mais ce chef militaire, respecté par ses ennemis, recevra la médaille de l'ordre de Pie IX pour avoir sauvé des milliers de chrétiens.

 

 

 Abd el-Kader, le troisième fils de Sidi Muhieddine Ibn Mostafa, descendant du Prophète et chef de la tribu des Hachemn, naît en 1808. A 14 ans, il reçoit le titre de hafiz, destiné à ceux qui savent le Coran par cœur, en entier. La régence d’Alger où vit Abd el-Kader est dépendante de l’Empire ottoman, mais jouit au début du XIXe siècle d'une grande autonomie. Elle est en conflit diplomatique avec la France de Charles X, qui décide d'envoyer un corps expéditionnaire à Alger. La prise de la ville en 1830 marque le début de la colonisation française.

 

 

L'émir, chef du djihad contre les français

 

Après la prise d’Alger, la guerre sainte (djihad) est déclarée. Le jeune Abd el-Kader est choisi comme général (émir) pour coordonner la lutte entre toutes les tribus. Il forme un corps de cavalerie qui harcèle l'occupant français. Une guérilla marquée par les retournements de situation et les embuscades meurtrières se poursuit jusqu'en 1842, date à laquelle le 
maréchal Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie, décide de briser la résistance par une "guerre totale". Le 16 mai 1843, c’est la prise de la  smala (clan du chef) par le duc d'Aumale, et en décembre 1847 l'émir se rend contre la promesse qu'il sera autorisé à s'exiler à Alexandrie ou à Saint-Jean d'Acre. En gage, il remet son sabre et son célèbre cheval noir.

 

Louis-Philippe, craignant que l'émir reste un point de ralliement pour les adversaires de la colonisation française, préfère qu'il soit embarqué pour Toulon. 

 

 

L'homme d'honneur

Au début de sa détention, Abd el-Kader ne cesse de rappeler à la France son manque de parole qui le maintient en captivité au château de Pau puis dans celui d'Amboise. Cependant des personnalités de tous horizons viennent s'entretenir avec l'émir, subjuguées par son esprit curieux et son érudition phénoménale. L'Algérien manifeste un vif désir de rapprocher l'islam du christianisme et l'Orient de l'Occident, ce qui le lie à Louis-Napoléon Bonaparte qui a une passion pour l'Algérie et pour les Arabes. Aussi dès 1852, le prince-président décide-t-il de libérer Abd el-Kader, contre la simple promesse que celui-ci ne retournera pas en Algérie. Ce geste d'un seigneur à l'égard d'un autre seigneur fut accompli contre l'avis des ministres.

Abd el-Kader est à Paris le 2 décembre 1852, jour de la proclamation du Second Empire. Dans une lettre à l'empereur, il fait le serment de ne plus perturber les opérations françaises en Algérie et le 21 décembre, il s'embarque pour le Moyen-Orient avec une pension de 150 000 francs, en guise de dédommagement, montant considérable pour l’époque. 

 

 

 Le musulman ami des chrétiens

 

L'émir s'installe à Damas, en Syrie, où est enterré Ibn Arabi, le maître soufi du XIIe siècle dont il se réclame. Abd el-Kader se consacre à la prière, à l'enseignement de la théologie dans les lieux saints de la ville comme la mosquée des Omeyyades, et tient des audiences quotidiennes dans son palais, tant son aura est grande dans le monde musulman.
Mais au Liban, les Druses, pratiquant une religion dérivée de l'islam, commencent à massacrer les Maronites, leurs voisins chrétiens. Le mouvement gagne rapidement la Syrie et notamment Damas entre le 9 et le 17 juillet 1860. Abd el-Kader s'interpose par la force pour protéger les familles chrétiennes venues se réfugier en nombre dans le quartier des Algériens. Il en sauve près de 1 500 d'une mort certaine, alors que plusieurs milliers d'autres meurent. 
La noble attitude de l'émir durant les massacres de Damas est louée en France. Napoléon III lui décerne le grand cordon de la Légion d'honneur, qu'il portera dès lors avec fierté jusqu'à sa mort à Damas, en 1883. Ses cendres ont été ramenées à Alger en 1965. L'émir Abd el-Kader y est considéré comme le symbole du combat contre le colonialisme et donc, comme étant à l'origine de l’État algérien moderne. 
Pour les croyants européens, Abd el-Kader reste un acteur de la paix religieuse et l'un des plus grands mystiques du XIXe siècle, qui a laissé un ouvrage d'une profondeur rare sur son propre cheminement intérieur : le livre des Haltes, Kitab al-Mawaqif.
 

 

 

 

 Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention, j'aurais fait cesser leurs querelles ; ils seraient devenus, extérieurement et intérieurement, des frères."

Abd el-Kader (1850)

 

 

 "Ne demandez jamais quelle est l’origine d’un homme ; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités et vous saurez ce qu'il est. Si l’eau puisée dans une rivière est saine, agréable et douce, c’est qu’elle vient d’une source pure."

Abd el-Kader (1860)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 


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posté le lundi 16 octobre 2017

le 16 octobre 2017 : Cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2016/2017 du certificat "Connaissance de la laïcité"

 

 

 Cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2016/2017 du certificat « Connaissance de la Laïcité » et du Diplôme Universitaire « Religion, Liberté Religieuse et Laïcité » dans les Salons de la Préfecture du Rhône

 

 

 

 

 

 

 en présence de Jean Pierre Chevènement (Président de la Fondation de l'Islam de Fance, ancien ministre)

Kamel Kabtane (Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Président de l'Institut Français de Civilisation Musulmane)

Benaissa Chana (Président du Conseil Régional du Culte Musulman Rhône-Alpes)

Marc Ollivier (Vice-recteur des Formations et Vie Etudiante à l'Université Catholique de Lyon)

Stéphane Pillet (Vice-président, chargé de la formation, de linsertion professionnelle et de la Vie étudiante de l'Université Jean LoulinLyon III)

 

 

 Diplôme universitaire conjointement délivré par l'Université Lyon 3 et l'Université Catholique de Lyon, en lien avec l'Institut Français de Civilisation Musulmane et le Conseil Régional du Culte Musulman Rhône-Alpes, avec le soutien de la Préfecture du Rhône.

130 h de janvier à juin sur 18 semaines (4 h de cours par semaine) + 3 sessions d’une journée, sur les deux campus, à l'Université Lyon 3 et l'Université Catholique de Lyon.

  •  

    Apporte une meilleure connaissance des phénomènes religieux et leur inscription dans l’espace public de la laïcité, en dépassant les crispations et les préjugés
    - Donne une aptitude à traiter les expressions de la diversité religieuse :
    - En anticipant les situations de blocage
    - En construisant le socle d’un vivre ensemble lucide et responsable

     

  • - Devenir personne ressource en gestion et anticipation des conflits à caractère religieux.

- Conduire des équipes multi-religieuses en accroissant le décryptage du phénomène religieux en situation pratique (enseignement, collectivités, entreprise, hôpitaux...)

- Participer à l'édification du lien social au sein des organisations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Caroline Gadou (sous-préfet, directrice de cabinet du préfet de la zone de défense Sud-Est, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet du Rhône)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Younès 

  (Maître de Conférences en théologie à l'Université Catholique de Lyon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

  
 


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posté le vendredi 13 octobre 2017

le 13 octobre 2017 : Inauguration de l'aménagement de l'Eglise Évangélique la Bonne Nouvelle 38 Quai Saint Vincent à Lyon 1er

 

 

 En 1982, l'Eglise de la "Bonne Nouvelle" de Strasbourg décide de soutenir en collaboration avec l'Eglise Baptiste de la Rue de Sèvres à Paris un ministère d'implantation d'Eglise à Lyon ; l'Œuvre pionnière de la "Bonne Nouvelle" de Lyon naît en décembre de cette même année, le premier culte ayant lieu le 30 janvier 1983. Ainsi s'est concrétisée la vision des deux membres de "l'équipe apostolique", Jean-Paul Rempp et Jacques Buchhold, envoyés par leurs Eglises locales respectives, vision développée et mûrie au cours des années dans la prière et la réflexion, de s'engager en équipe dans un travail de création d'Eglise dans un grand centre urbain et universitaire.

 


L’Œuvre de Lyon représente une expérience originale à plusieurs égards. C’est en effet une expérience franco-française et d’Eglise à Eglise autour d’un ministère d’apostolat français, ce qui est plutôt rare dans notre pays. Il s’agit donc d’un témoignage significatif et en pointe pour la France. Ce genre d’Œuvre et de ministère correspond à un besoin crucial pour l’avenir du monde évangélique français.

 

Toute notre reconnaissance va aux Eglises sœurs et en particulier à la BN de Strasbourg qui, par leur soutien persévérant, ont permis le développement progressif de l’Oeuvre. Nous espérons que l’acquisition de nouveaux locaux permettra à notre Eglise de poursuivre sa croissance qualitative et quantitative jusqu’à permettre un essaimage, la vision étant de ne pas tout dédoubler, mais de maintenir certaines activités communes (diverses formations, groupe de jeunes et jeunes adultes, flambeaux, etc.).

 

 

 

 

  Interprétation du chant « Amazing grace »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le jeudi 12 octobre 2017

le 12 octobre 2017 : Rentrée solennelle de l'Université Catholique Campus Saint Paul Amphithéâtre Alain Mérieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Présentation par le père Thierry Magnin

(Recteur de l'Université Catholique de Lyon).

 

 

 Augmentation de 5% du nombre de d'étudiants. Des formations pour le monde d'aujourd'hui,  science,  technologie,  business,  société (innovation). Faculté de droit/sciences Économiques et Sociales Faculté des Sciences. Transversalité des facultés de théologie.  

 

 

 L'importance croissante et rapide du numérique. Applications à beaucoup de métiers aujourd'hui.  La nécessité des croisements entre technologie,  économie et éthique.  La responsabilité sociale des Universités (Catholiques). Proposer une offre performante de formation tout au long de la vie.  Ouverture internationale,  en lien avec l'UDL. L'intelligence au service de l'homme.  

 

 

 Présentation par le Cardinal Philippe Barbarin

(Archevêque de Lyon, Chancelier de l'Université Catholique de Lyon)

 

 

 Reinhard Marx, né le 21 septembre 1953 à Geseke, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie est un cardinal catholique allemandarchevêque de Munich et Freising depuis 2007, président de la Commission des épicopats de la communauté européenne et président de la Conférence épiscopale allemande depuis 2014. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Paderborn le 2 juin 1979 par Mgr Johannes Joachim Degenhardt. Il obtient un doctorat en théologie en 1989.

Le 23 juillet 1996Jean-Paul II le nomme évêque auxiliaire de Paderborn avec le titre d'évêque titulaire (ou in partibus) de Petina. Il est consacré le 21 septembre suivant par l'évêque qui l'avait déjà ordonné 17 ans plus tôt.

 

 

 Le 20 décembre 2001 il est transféré à Trèves le plus vieux siège épiscopal allemand avant d'être nommé archevêque de Munich et Freising le 30 novembre 2007 par Benoît XVI, qui a lui-même occupé ce siège de 1977 à 1982. Il y succède au cardinal Friedrich Wetter qui se retire à près de 80 ans.

Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-prêtre de San Corbiniano. Il est alors le plus jeune membre du collège des cardinaux1,2 jusqu'au consistoire du 18 février 2012.

Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François. Le 13 avril 2013, le nouveau pape constitue un groupe de neuf prélats issus de tous les continents, chargés de l'épauler dans la réforme de la Curie romaine et la révision de la constitution apostolique Pastor Bonus. Pour l'Europe, c'est le cardinal Marx qui est choisi, ainsi que Marcello Semeraro, évêque d'Albano3. Le 8 mars 2014, il est nommé membre et coordinateur du Conseil pour l'économie.

Le 12 mars 2014, il est nommé président de la Conférence épiscopale allemande.

 

 

 

 

 Conférence du cardinal Reinhard Marx

"Le Chemin de l'Europe Aujourd'hui et Demain"

 

 

 Très heureux d'être ici aujourd'hui à Lyon,  c'est même émouvant avec les saints de Lyon.  C'est un carrefour très important de la soie,  mais aussi une ville de la résistance avec Jean Moulin. 

 

Le président Emmanuel Macron,  parlait des dangers pour l'Europe.  
L'Europe n'est pas s seulement un projet politique,  mais c'est un projet qui était plus grand, il faut faire un rêve. Ce n'est pas seulement de la politique.  C'est quelque chose avec le coeur,  il faut être utopique.

 

 

 

 C'est important de discuter avec les femmes et les hommes,  avec les prêtres,  avec les laïcs de l'avenir de l'Europe.  L'église a une responsabilité de s'engager et parler sur les chemins de l'Europe.  Dans les années 50,  c'était un grand événement.  C'est le particularisme, le populisme,  c'est une responsabilité pour l'église.  Ce sont des sujets interdisciplinaires porte la l'avenir de l'église,  qui correspond à la vocation ee l'humanité tel que le présentait le concile de Vatican II.

 

 

 Le Pape François a poussé cette idée très fortement,  ce sont des orientations pour l'éthique sociale pour l'avenir de l'église.  C'est comme la monnaie commune,  il faut plus de cohésion,  une plus étroite collaboration, être plus compatible.  Il faut maintenant faire une union politique.  C'est de la responsabilité de l'église de souligner tout cela, c'est la vie concrète.  

La responsabilité de l'Europe,  doit donner des chances pour tous. Il faut réfléchir sur un nouvel ordre du monde.  

 

 

 Il faut voir l'intérêt de l'autre,  mais regarder aussi l'intérêt commun. Les papes,  Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI,  en avaient parlé auparavant.  Il faut changer l'identité de l'Europe. L'Europe,  c'est l'ouverture,  c'est l'occasion de trouver de nouvelles synthèses sur l'immigration.  C'est la volonté du vivre ensemble et un renforcement des échanges,  renforcer de parler les langues étrangères.  

 

 

Les relations franco-allemandes sont prioritaires, si on n'a pas un sentiment de destin commun,  on ne peut pas avancer.  C'est une nouvelle idée du progrès,  une faut une nouvelle pensée,  telle que le présente l'encyclique Laudato Si, où l'on parle de la maison commune.  Il faut avoir un regard plus intégral pour une nouvelle pensée pour l'avenir de l'humanité.  L'Europe peut être un laboratoire d'idées pour un nouveau regard.  L'église doit avoir ce regard,  cette image de Dieu,  c'est nécessaire pour l'avenir de l'humanité.  La foi chrétienne peut repenser,  être dedans,  c'est possible de faire un témoignage dans notre société,  être un instrument de l'humanité,  tel que le pape François le fait.  

 

 

 

 

 

 

 la chorale de l'UCLy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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