Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le dimanche 04 mars 2018

Le 04 mars 2018 : Conférence-débat « Les pratiques religieuses au travail et dans les études » au Centre Tawhid Shatibi par l'Imam

 

 

 Conférence-débat « Les pratiques religieuses au travail et dans les études » au Centre Tawhid Shatibi par l'Imam Abdallah Dliouah (Imam de la Mosquée de Valence)

 

 

 La facilité de la pratique religieuse.  Allah (Soubhanallah Wa ta Allah) a voulu la facilité et non pas nous contraindre. Notre Père Ibrahim nous a parlé de notre soumission à Allah.  Toutes les obligations religieuses ne doivent avoir aucune gêne.  Ce n'est pas de nous priver de notre nourriture,  mais Allah veut la facilité.  

 

 

Choisir un avis plus facile,  choisissez toujours la simplicité.  Ne soyez pas de ceux qui repoussent la difficulté.  Allah nous demande de faciliter,  pour la personne qui est malade,  ou celui qui est en voyage.  A chaque fois que vous êtes retenus pour cause de maladie,  Allah ne diminue pas nos obligations,  mais il nous les facilite.  Dans le cadre des adorations,  l'utilisation de la dérogation garantit une récompense identique à celle de la pratique de la religion.  

 

 

 Le grand Imam Soufian Thawri dit : "La vraie jurisprudence est un la dérogation donnée par un savant digne de confiance,  la dureté est accessible à tous". Le vrai savant est celui qui comprend la situation des gens à qui il donne des fatwas pour trouver dans la religion ce qui facilite la pratique de l religion.

 

 

 Facilité dans le domaine des ramifications et rigueur concernant les fondements de la religion. Ce qui est important, c'est de donner une bonne vision de la religion. 

 

 

 Facilité ne veut pas dire la négligence.  La pratique religieuse nécessite un effort.  Quand on dit facilité,  ça ne veut pas dire négligence.  Toutes les obligations religieuses ont une notion d'effort.  On ne doit pas transformer la religion ou la modifier.  Celui qui manque la prière de Asr, est comparable à celui qui a perdu sa famille et ses biens. Ni excès,  ni exigence.  C'est la voie eu juste milieu.  

 

 

 L'observance : La règle immuable basé sur un argument qui ne fait pas l'objet de divergence. 

 La dérogation : Autoriser un interdit tout en gardant le principe d'interdiction.  

Malheur à ceux qui prient et négligent la prière.  Ce n'est pas possible d'avancer la prière avant l'heure. 

 

 

Comment réagir en présence d'un salarié faisant sa prière sur les lieux de travail ?

Dans le cadre du travail, de nouveaux facteurs d’aménagement du travail émergent en lien avec le fait religieux. Parmi eux, la demande de temps de prière. L'employeur peut interdire les prières pendant et sur les lieux de travail. En revanche, le salarié peut faire sa prière pendant ses temps de pause, mais à condition de ne pas faire de prosélytisme.

 

 

 Aménagement du temps de travail : la prière pratiquée pendant ou en dehors du temps de travail

La question n’appelle pas les mêmes réponses selon que la prière est pratiquée pendant ou en dehors du temps de travail.

À condition de ne pas entraver l’accomplissement normal de leurs tâches par les autres salariés et de le faire sans ostentation, ce qui pourrait s’apparenter à du prosélytisme, le salarié peut certainement faire sa prière pendant les temps de pause.

S’agissant en revanche des prières pendant le temps de travail, l’employeur est en droit de s’y opposer. Il a en effet toute liberté pour interdire aux salariés de quitter leur poste au cours de l’exécution de leur prestation de travail, et cela pour quelque motif que ce soit. Il n’est pas non plus tenu d’aménager le temps de travail des salariés pour leur permettre de faire leur prière. Ainsi, le Conseil d’État a jugé (48) que le refus de modifier les horaires de travail d’un salarié pour lui permettre de se rendre à la mosquée chaque vendredi de 14 à 15 heures ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de l’intéressé de pratiquer la confession de son choix.

 

 

Remarque : Cette position est conforme à celle de la Commission européenne des droits de l’homme qui décide que l’employeur ne peut pas être contraint d’aménager l’emploi du temps de ses salariés pour leur permettre de respecter leurs préceptes religieux. Adopté pour la première fois en 1981 à propos d’un enseignant musulman qui souhaitait disposer de 45 minutes pour prier le vendredi, le principe a été rappelé s’agissant d’une salariée qui, chrétienne, refusait de nouveaux horaires de travail lui imposant de travailler le dimanche.

Il reste conseillé aux DRH ou aux managers d’aborder ce genre de demandes, comme celles concernant les autorisations d’absences avec le plus d’objectivité possible. 

 

 

 Remarque : La même solution s’impose en cas de demande des salariés de disposer d’un local pour l’accomplissement de leur prière. L’employeur n’a nullement l’obligation d’accepter, mais là encore il doit lui être recommandé d’examiner cette demande de bonne foi.

Cela étant dit, le DRH est en droit de sanctionner le salarié qui utiliserait sans autorisation des locaux de l’entreprise à des fins religieuses. Il a ainsi été jugé que le fait pour un individu de procéder sans autorisation à l’abattage rituel de moutons sur son lieu de travail commet une faute de nature à justifier son licenciement, voire une faute grave. Sans doute les circonstances dans lesquelles ces décisions ont été rendues étaient-elles particulières. Il n’en demeure pas moins que des salariés qui utiliseraient sans autorisation des locaux de l’entreprise pour effectuer leur prière encourraient des sanctions disciplinaires. 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 


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posté le jeudi 01 mars 2018

le 01 mars 2018 : Conférence de Tobias Specker, professeur à la faculté de théologie de Francfort « De la parole de Dieu au langag

 

 

 Conférence de Tobias Specker, professeur à la faculté de théologie de Francfort « De la parole de Dieu au langage des hommes » à l' Université Catholique de Lyon Campus Carnot 23 Place Carnot à Lyon

 

 

 Théologien protestant, Karl Barth est souvent considéré comme un adepte de l’exclusivisme théologique. Aucun autre théologien du 20e siècle n’a été aussi engagé que Barth à l'idée de la transcendance et de la souveraineté de Dieu. En plus, il met la parole de Dieu au centre de sa théologie. De ce point de vue, on peut considérer que ses préoccupations théologiques se trouvent dans une convergence assez surprenante avec les préoccupations d’une théologie islamique. Ses déclarations provocantes au sujet de l’islam établissent l’ancrage spécifique de la théologie chrétienne dans sa rencontre avec l'islam. Le but de cette communication est de penser avec Barth au-delà de Barth.

 

 

 Michel Younes

Professeur en Théologie à l’Université Catholique de Lyon (UCLy) Enseignant-Chercheur à la Faculté de Théologie, UCLy Responsable du Centre d’Études des Cultures et des Religions, UCLy Coordinateur de la Plateforme Universitaire de Recherche sur l’Islam en Europe et au Liban (PLURIEL) pour la Fédération des Universités Catholique en Europe et au Liban Co-directeur du Diplôme Universitaire : Religion, liberté religieuse, laïcité (UCLy, Université Lyon3)

 

 

 

 

 

 

 L'oeuvre de Karl Barth continue d'inspirer de nombreux chercheurs en théologie et en sciences religieuses. Si personne n'a jamais remis en doute la profonde érudition de Barth, on s'aperçoit à la lecture de la Kirchliche Dogmatik que le théologien protestant ne ménage pas les religions. On trouve par exemple dans cette oeuvre quelques pages particulièrement sévères à propos la religion islamique et notamment de sa doctrine de l'unicité divine. C'est parce que l'islam, de par sa visibilité croissante, est devenu un acteur incontournable du dialogue interreligieux à construire qu'il a semblé nécessaire de passer les propos de Barth à l'épreuve d'une certaine déconstruction philosophique. On espère ainsi contribuer à une théologie des religions assez critique de ses sources pour ne point exclure sur des critères doctrinaux la contribution des différentes fois au dialogue interreligieux. 

Karl Barth et l'islam. Sur l'unicite de Dieu

 

 Karl Barth (1886-1968) est une sorte de monstre sacré. Suisse, protestant calviniste, Barth a soulevé d'innombrables questionnements théologiques au sein de son oeuvre. L'ensemble du protestantisme contemporain a subi son empreinte, à divers degrés. Ses écrits sont relativement difficiles à aborder pour l'amateur spirituel du samedi soir. Aussi, son travail gagnerait à être abordé par petites tranches, sans qu'il soit question de couvrir son entière étendue.

 

 

 Karl Barth est le fondateur de la "théologie de la crise". Il refuse d'appliquer au christianisme le concept de religion (ce qui permet d'abstraire le christianisme d'un jugement englobant les religions). Selon lui, seul le christianisme est la révélation, et les autres religions incarnent des tentatives inabouties d'appréhension de Dieu. Il s'agit donc de les rejeter. En définitive, il y a d'un côté "la Révélation", et de l'autre "les religions".

 

 

 Karl Barth a déclaré que les meilleures évaluations de son oeuvre se trouvent chez les catholiques. Il s'est d'ailleurs targué d'avoir été le théologien protestant le plus écouté des catholiques depuis tous les temps (L'Eglise en péril).

 

 

 Il a écrit que le mot "laïc" devrait être rayé du vocabulaire chrétien. Les laïcs n'existent pas. Tout chrétien est par essence un théologien, un homme du culte.

 

 

 Chez Barth le péché est par essence un mensonge, en ce sens qu'il s'agit d'un refus de la Vérité.

 

 

 Il était violemment opposé à la peine de mort, car cette dernière empêche toute possibilité de rédemption personnelle. Ainsi, la société a-t-elle le droit de prononcer un "jugement dernier" sur n'importe quel homme?

 

 

 Pour lui, Dieu est "le Tout-Autre", il est fondamentalement éloigné de l'homme. Jésus-christ est la seule réponse possible au problème théorique des relations humain/Divin. En sa nature, il dissout les oppositions entre les deux pôles.

 

 

 L'homme ne peut pas déduire Dieu spéculativement, comme le font les catholiques. L'homme ne peut qu'écouter la parole de Dieu.

 

 

 La théologie libérale contemporaine a mis selon lui l'homme et sa subjectivité à la place de Dieu, au centre de la théologie. C'est Dieu qui doit occuper cette place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le travail de Karl Barth a essuyé de grosses critiques. Hans Küng a écrit que sa pensée "méprise la liberté au nom d'un esprit missionnaire exclusif". Elle dénote un "particularisme borné, suffisant, exclusif, qui condamne en bloc les autres religions".

 

 

 Louis Bouyer considère de son côté que Barth détruit beaucoup plus de choses qu'il n'en édifie. "Barth, dès qu'il raisonne, est un des sophistes les plus spécieux de l'histoire de la pensée chrétienne" (La doctrine de la parole de Dieu).

 

 

 Ou encore: "La théologie de Barth est le plus saisissant des appels jetés dans la nuit vers la lumière. Mais on dirait toujours qu'elle meure au seuil du jour" (Connaissance et mystère).

 

 

 Tobias Specker SJ, b. En 1971, depuis 2014, professeur junior de «théologie catholique face à l'islam» à Sankt Georgen

Conférence dans le cadre des "entretiens du mercredi": "Musulmans et chrétiens - comment peut-on se parler?" Cathédrale de Düsseldorf.

27 à 29,10. Conception, modération et mise en œuvre de l'atelier CIBEDO "Honnête de parler de Mahomet - Approches catholiques".

24.09.-01.10. Conception et réalisation de l'école d'été chrétienne-musulmane «Spiritualité et spiritualité dans le christianisme et l'islam» à Prizren (KOS) et à Tirana (ALB); Sankt Georgen / Forum Dialog Berlin.

Conférence d'ouverture "Inimitabilité du Coran de la perspective chrétienne"; Atelier Interdisciplinaire "Convergences, Différences et Perspectives dans le Dialogue Islamo-Chrétien". Université de Fribourg.

 

 

 Deux sessions de formation (une demi-journée): "Ce que les chrétiens peuvent apprendre des musulmans." Académie d'été "slm" du Cusanuswerk, Münster.

Formation continue pour les lycéennes et les enseignantes: "Islam kompakt". École de grammaire de l'archevêque Edith-Stein Munich.

23.-24.02. Participation à la conférence "Mondialisation et intégration" à l'ITCJ Abidjan. Conférence: "La relation entre le Coran et la Poésie - antidote contre le fondamentalisme".

Table ronde avec le rabbin Friberg et Gönül Yerli dans la synagogue "Beth Shalom", Speyer: Mercy - Culture de l'amour dans le contexte du judaïsme - Christianisme - Islam.

12.-01.13. Discours liminaire à la "Denkwerkstatt Interreligious Theology", Département de théologie catholique, LMU Munich.

 

 

 

  

  
 


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posté le dimanche 25 février 2018

Le 25 février 2018 : Conférence-débat : « Importance du savoir en islam » par Azzedine Gaci (Recteur et Imam de la Mosquée Othman)

 

 

 Conférence-débat : « Importance du savoir en islam » par Azzedine Gaci

( Recteur et Imam de la Mosquée Othmane de Villeurbanne )

 

 

 Le premier verset "Lis au nom de Seigneur qui t'a créé". Tu ne peux pas être un véritable musulman si tu n'as pas ce savoir,  si tu n'as pas cette science. Il n'y a pas de pire péché qu'est l'ignorance.  On ne fait pas de différence entre une musulmane et un musulman.  Il faut être à la recherche dela science,  c'est une obligation.  Si tu as la capacité physique,  financière et intellectuelle,  d'apprendre la science.  C'est un grand péché de ne pas apprendre.  C'est une obligation aussi bien pour les hommes que pour les femmes.  C'est un problème d'éducation,  ce n'est pas seulement pour les jeunes, ça s'adresse à tout le monde, il n'y a pas d'âge. A la Mosquée Othmane il y a 60 à 70 % des personnes qui apprennent,  ce sont des femmes. Dieu aime ceux qui apprennent la science et la connaissance.

 

 

 Tous ceux qui empruntent le chemin de la science et de la connaissance,  iront au paradis.  Allah ( Azeogel ), il t'aime parce que tu veux acquérir cette science et cette connaissance.  C'est donner un sens à sa vie.  Tout le bien que tu as fait,  tu en récolteras, le jour de la résurrection.  La meilleure chose que tu peux laisser à tes enfants,  c'est une bonne éducation.  Ce sont les sciences islamiques.  C'est Avicenne,  le plus grand médecin,  un grand philosophe, un grand astro physicien,  un grand savant.

 

C'est une obligation solidaire d'avoir cette maîtrise de la science et de la connaissance.  
La meilleure chose que nous puissions laisser à nos enfants,  c'est une bonne éducation. 

 

 

 La quête du savoir : obligation et mérites.

La raison de la création des êtres humains et des djinns est l’adoration d’Allah.

Allah dit : « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. » (Coran 51/56)

Ainsi, cette adoration ne peut se faire dans l’ignorance. Car si c’était le cas comment parvenir à adorer sincèrement Celui que l’on ne connaît pas ? Peut-on aimer et craindre Celui dont on ignore tout ? La soumission du cœur à Allah n’est possible qu’en Le connaissant. Dans le cas contraire, le cœur est voué à se soumettre aux désirs et aux passions de perdition.

L’importance du savoir est élucidée dans les premier versets du Coran où Allah dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. ». (Coran 96/1-5)

L’Islam n’a jamais séparé l’adoration du savoir et à travers ce verset et bien d’autres, Allah le Très-Haut, nous montre que l’adorer ne se limite pas à une série d’inclinaisons et de prosternations quotidiennes ou à de simples paroles prononcées sur le bout des lèvres. 

 

 Et l’exemple de notre Prophète, , est encore plus explicite. Pendant 23 années, son seul but fut d’enseigner et d’éduquer des hommes qui étaient des adorateurs d’idoles. Allah dit : « C'est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident »  (Coran 62 / 2).

De cette éducation, émergea une génération d’hommes et de femmes qui propagèrent l’Islam aux quatre coins du monde. Les Hadiths du Messager d’Allah, , relatifs à la science sont très nombreux.

Parmi ces Hadiths : « Celui à qui Allah veut du bien, Il l’instruit dans la religion » (Boukhari et Muslim) ou encore « (…) les Prophètes n’ont laissé comme héritage ni dirham, ni dinar mais ils ont laissé la science ».  

On ne peut se rapprocher d’Allah en suivant le chemin de l’ignorance. Aucun des Compagnons ou de nos pieux prédécesseurs, n’était ignorant ou doué d’un savoir médiocre. Et de leur exemple nous comprenons pourquoi l’acquisition du savoir est une obligation religieuse.

 

 

 En effet, les mots Ilm, connaissance, et Al-Albab, intelligence, sont respectivement mentionnés 80 et 16 fois dans le Coran. Allah dit : « Dis : "Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas? " Seuls les doués d'intelligence se rappellent. »  (Coran 39 / 9)

Et Il dit encore : «  Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »  (Coran 58 /11)

Quant à propos des élus qui ont acquis le savoir, Allah dit : « Allah atteste et aussi les anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice ».

 

 L’imam Al Qourtoubi a dit : « Ce verset est une preuve des bienfaits du savoir et des honneurs réservés à ceux qui l’ont acquis car s’il y avait une catégorie de gens plus honorables que les savants, ils auraient sûrement été mentionnés à côté du Nom de Dieu et de celui des anges comme c’est le cas pour les premiers ».

Bien avant la venue des Messagers, notre ancêtre Adam, , fut distingué des anges par le savoir. Par ce qu’Allah lui enseigna, il fut anobli et honoré, « Et Il apprit à Adam les noms (de toute chose) et dit : informez-moi des noms de ceux là si vous êtes véridiques. Ils dirent Gloire à Toi Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous a appris…» (…) « Et lorsque nous dîmes aux anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis » (Coran 2 / 31-34). Voilà ce qui honore l’homme et le distingue du reste des créatures : créé à partir d’argile alors que les anges qui furent créés de lumière durent se prosterner devant lui.

 

 Et ce n’est pour rien que les meilleurs des hommes, les Messagers et les Prophètes, Alaihim Assalam, ont tous aspiré à la recherche du savoir, à l’exemple de Moïse qui entreprit un très long voyage pour trouver un homme à qui Allah avait enseigné une science émanant de Lui. Cet homme, Al Khidr, fut doué d’un tel savoir que Moise, qui désirait tant apprendre de lui,  se mit à son service. Allah dit : « Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit : "Puis-je suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction ? »  (Coran 18 / 65-66).

 Selon l’imam Boukhari : « Le savoir conduit à l’agissement » ce qui veut dire, comme l’explique Ibn Al Mounaïr : « La connaissance est une condition préalable à la validité de la parole et de l’action, qui ne peuvent être prises en compte si la connaissance est absente. » La bonne intention ne suffit pas pour qu’une action soit licite.

 

 Tout comme l’adoration est une obligation, le savoir relatif à celle-ci est aussi obligatoire. Comme nous l’enseigne l’Imam Ibn Taymiya : « Ce qui est nécessaire à l’accomplissement d’une obligation est aussi obligatoire ».

Aujourd’hui, les échecs et les épreuves de notre communauté, ne sont que les fruits – amers - de l’ignorance. Le Coran et la Sunna du Prophète, , méritent de s’enraciner dans nos cœurs pour nous sauver. Le Prophète, , malgré qu’Il fût un océan de savoir et éduqué sous l’autorité divine, lui-même invoquait Allah en ces termes « Ô ! Mon Seigneur, accroît mes connaissances ! »  (Coran 20/114).

 

 

 

 

 


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posté le dimanche 25 février 2018

Le 25 février 2018 : Conférence-débat : « La place de l'argent au sein du foyer en islam ». Par Abdelbasset Zouiten,  remplacé par

 

 

  

 Conférence-débat : « La place de l'argent au sein du foyer en islam ».

Par Cheykh Mahmoud Kalisa

(Imam de la Mosquée Bilal de Saint Fons,  Conférencier et enseignant au Centre Tawhid Shatibi)

 

 

 Récitation coranique par Abdelkarim.   Sourate 64 versets 14 à 18

 

 

 Allah vous a descendu l'argent pour que vous puissiez vous acquitter de la zakat. L'objectif n'est pas d'accumuler l'argent.  L'objectif principal,  c'est de s'acquitter de la prière et de pratiquer les bonnes oeuvres. Une fitna, c'est une épreuve. L'argent,  c'est l'argent d'Allah ( Soubhanallah Wa ta Allah ),  il nous a confier de l'argent.  Nous sommes responsable de l'argent qui nous a été confié.  Est ce que cet argent est licite.  Qui peut nous dire aujourd'hui que le moindre centime est de l'argent hallal.  L'argent est souvent source de discorde. Nous avons, dans notre vie d'ici bas,  beaucoup de gens qui ne sont pas éprouvés par leur richesse.  C'est une épreuve

 

 

 Tout ce que nous donnons aux pauvres,  c'est comme ci nousle donnions à Allah ( Soubhanallah Wa ta Allah ). Nous allons passe toute une journée sans manger,  c'est beaucoup plus profitable, c'est pour la bonne cause,  c'est être dans la cause d'Allah ( Soubhanallah Wa ta Allah ).  

Le Prophète ( Sallallah Aleyi Wa Salem ),  a demandé aux femmes de droit de  disposer de leur argent qu'elles gagnaient, et en plus de ça,  elles ont droit à l'héritage.  La priorité de la femme,  c'est de s'occuper de son foyer.  Le meilleur travail que les femmes faisaient,  c'était de s'occuper de son foyer.  

 

 

 Louange à Allah

La répartition des dépenses au sein d’un couple immigré pour gagner sa vie doit être réglée à l’amiable et sans tiraillement.

Quant à ce qui est obligatoire, son explication détaillée donne lieu à ces différents cas:

1. Si le mari a formulé, des le début, la condition que les dépenses soient partagées entre vous, sans quoi, il ne vous permettrait pas de travailler, dans ce cas, les musulmans doivent se conformer aux conditions qu’ils établissent entre eux. A ce propos le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  les conditions établis par les musulmans entre eux -mêmes les engagent, sauf quand une condition rend le licite illicite et inversement. » Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit encore : « Les conditions qui méritent le mieux d’être respectées sont celles qui légalisent les rapports sexuels.»

Vous devez donc vous conformer aux conditions que vous avez établies entre vous.

2. Si vous n’avez formulé aucune condition, toutes ces dépenses incombent au mari. L’épouse ne supporte rien des dépenses du ménage. C’est le mari qui doit les assurer conformément à ces propos d’Allah le Puissant et Majestueux : « Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu' Allah lui a accordé. Allah n' impose à personne que selon ce qu' Il lui a donné. » (Coran, 65:7) et à ses propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): « C’est à vous de les nourrir et de les habiller selon le bon usage. »

C’est à l’époux d’assurer les dépenses. C’est lui qui doit veiller à satisfaire les besoins du foyer, les affaires du ménage qui concernent sa femme, ses enfants et lui-même. Le salaire de l’épouse lui revient puisqu’il constitue une rétribution de son travail et sa peine. Elle a conclu le mariage sans que son partenaire lui impose la condition de supporter intégralement ou partiellement les dépenses du ménage. Cependant elle peut céder volontairement une partie du salaire en application des propos du Très Haut : « Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur. » (Coran,4:4)

 

 

 Si le mariage a été conclu sur la base d’une condition allant dans le sens de ce qui précède (partage des dépenses), les musulmans doivent respecter les conditions qu’ils acceptent.

 

 

 En ce qui me concerne, je vous conseille de céder une partie de votre salaire à votre mari pour l’apaiser, pour mettre fin au différend et pour résoudre le problème de sorte que vous puissiez vivre tous les deux dans la quiétude, la tranquillité et la sérénité. Mettez-vous d’accord sur un taux de participation comme la moitié, le tiers, le quart du salaire ou d’autres pourcentages, afin de régler les problèmes et de substituer la cohésion, la quiétude et la tranquillité à la dispute. Il peut aussi, de son côté, se contenter de la part qu’Allah lui a attribuée et supporter les dépenses dans la mesure de ses moyens et se passer de l’intégralité de votre salaire et s’en détourner. Si cela s’avère impossible, rien n’empêche de solliciter l’arbitrage du tribunal de la localité dans laquelle vous vivez. Car l’avis du tribunal musulman suffit, s’il fait à Allah. Puisse Allah assister tous.

 

 

La femme est-t-elle tenue d'effectuer les travaux ménagers en islam ?

Répondre par "Oui elle le doit" ou par "Non elle n'y est pas tenue" serait simplificateur. Un développement est nécessaire pour que ce point soit appréhendé sous différents angles.

D'un côté il existe un Hadîth qui dit : "La femme est une bergère à propos du domicile conjugal et des enfants, et sera questionnée à ce sujet" (rapporté par al-Bukhârî, n° 2416, et Muslim, n° 1829). On voit de même que Fâtima, fille du Prophète et épouse de 'Alî, moulait le grain et qu'elle vint un jour demander à son père de lui donner un serviteur parmi les captifs. Le Prophète ne put cependant honorer sa demande, et dit : "Je ne peux pas vous en donner et laisser affamés les pauvres de as-suffa parce que je n'ai rien à leur donner. Je retirerai de l'argent de ces captifs et le dépenserai sur ces pauvres" (rapporté par Ahmad). On voit également que Asmâ, épouse de az-Zubayr et fille de Abû Bakr, moulait le grain, cousait le seau de la maison, donnait à manger au cheval de son mari. Elle précisait : "Je n'arrivais pas à bien préparer le pain, et des voisines ansârites le faisaient pour moi. C'étaient des femmes gentilles" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim). 

 

 

 D'un autre côté, questionnée un jour par quelqu'un : "Que faisait le Prophète dans sa maison ?", Aïcha raconta : "Il était au service de sa famille. Ensuite, lorsque venait l'heure de la prière, il partait pour la prière" (rapporté par al-Bukhârî). "Il cousait ses vêtements, cousait ses sandales…" (Sahîh ul-jâmi' is-saghîr, n° 4813). "Il était un humain comme les autres humains : il nettoyait ses vêtements, trayait la chèvre et s'occupait de ce dont il avait besoin" (Silsilat ul-ahâdîth is-sahîha, n° 670).

 

 

 Chacun sait qu'en islam, le mari a l'obligation de subvenir aux besoins de la femme : il doit la nourrir, la loger, l'habiller, payer ses soins. L'épouse n'est pas obligée d'avoir recours à son argent pour les dépenses du foyer. Les deux récits ci-dessus montrent des épouses effectuer les tâches ménagères.

La question qui se pose ici est alors : Effectuer ce genre de tâches ménagères est-il obligatoire sur l'épouse en contrepartie du fait qu'elle est nourrie, logée, habillée, etc. par son mari ? Ou bien le mari doit-il également payer les services d'une femme de ménage 

 

  
 


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