Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le dimanche 03 juin 2018

le 02 juin 2018 : Conférence du Ramadan « Le mois de l'invocation » par Abdallah Dliouah (Imam et Conférencier de la Grande Mosqué

 

 

 Conférence du Ramadan « Le mois de l'invocation » par Abdallah Dliouah (Imam et Conférencier de la Grande Mosquée de Valence) à la Mosquée Othmane de Villeurbanne 

 

 

 Les mérites de ce mois sont nombreux (spirituels, sociaux, santé, etc.). Mais ce mois offre également des conditions favorables à l’invocation exaucée, ce dont nous avons grandement besoin actuellement. En effet, à l’ère où la terre semble étroite pour ceux et celles qui souhaitent simplement pratiquer leur foi, le recours à l’invocation en plus de l’effort s’impose. C’est la tradition des prophètes de chercher protection contre les injures  et les insultes de la part de leurs détracteurs ou toutes autres épreuves en se tournant vers Dieu avec l’invocation. Ils ont été suivis dans cette voie par nos pieux prédécesseurs, nos Imams et savants vertueux. Nous devrions les prendre pour modèles en ces temps difficiles pour les porteurs de foi, mais encore plus difficiles pour ceux qui ont  pris d’autres référents que Dieu.

 

 

 Nous n’aborderons pas l’aspect jurisprudence (fiqh) du jeûne. Il existe suffisamment de livres et d’articles qui ont traité ce sujet. Ainsi, il est de notre devoir de nous référer aux personnes qui savent et à ces écrits afin de voir ou de revoir les conditions de validité du jeûne et les comportements pouvant l’annuler. En effet, il se peut qu’un « jeûneur ne reçoive rien de son jeûne sauf la faim » .

 

 

 

 

 

 

 « Si tu demandes, adresse-toi à Dieu. Lorsque tu sollicites une aide, sollicite-la de Dieu » est le conseil que le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) a donné à Abdoullâh ibn Abbas , l’invocation est donc notre cheval de bataille tout au long de ce mois béni. « L’invocation est l’essence de l’adoration », disait le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui). Or, le mois de Ramadan présente de nombreuses occasions et de conditions favorables pour la multiplication des invocations exaucées.

 

 

 Pour que nos invocations ne soient pas simplement des incantations stériles, il y a des conditions à respecter.

Le point de départ est de respecter les prescriptions divines selon cette Parole de Dieu : « Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel ». Nous répondrons à l’appel de Dieu en évitant ce que le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) nous a interdit et en accomplissant, selon notre capacité, ce qu’il nous a recommandé. 

 

 Le repentir est la base de notre retour à Dieu. Il comporte, entre autres, le renoncement au péché, le regret de l’avoir commis, la volonté ferme de ne plus recommencer et la réparation quand ce péché a lésé un tiers. Le mois de Ramadan est également celui de l’expiation des péchés comme précisé à travers les hadiths suivants : « La période entre […] deux Ramadans consécutifs est une expiation pour tout ce qui est arrivé pendant cette période, à condition que l’on ait évité les péchés graves » . « Celui qui jeûne pendant le mois de Ramadan avec une foi sincère et la volonté de gagner le pardon de Dieu, alors tous ses précédents péchés seront pardonnés ». Profitons-en.

 

 L’alimentation saine fait partie des conditions à respecter pour une invocation exaucée. Ici, il ne s’agit pas seulement de la viande halâl, les excès dans ce qui est licite sont à éviter également. Ne transformons pas ce mois en une période de grande consommation. En matière de  viande, nous savons que la marque halâl n’est pas une « appellation d’origine contrôlée ». N’importe quoi pourrait porter cette étiquette, la prudence est donc de rigueur dans notre choix. Le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) nous a donné l’exemple d’ « un homme qui tend les mains vers le Ciel: « ô Seigneur, ô Seigneur ! Alors que sa nourriture est illicite, sa boisson illicite, ses vêtements illicites et qu’il s’est nourri de choses illicites. Comment serait-il exaucé ? ».

 

 

 D’autres vertus à acquérir pour une invocation exaucée incluent: la conviction et la certitude que Dieu nous répond, la sincérité, l’humilité et la patience. 

Il est d’usage et très recommandé de toujours commencer nos invocations en glorifiant et louant Dieu (avec la récitation de la sourate al-fatiha, ou le début au moins) et en demandant la bénédiction sur le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) ; ensuite, nous exprimons notre demande, nous concluons avec la prière sur le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) et nous terminons avec les trois derniers versets du chapitre 37 du Coran (As-Saffat – Les rangées), à savoir, « Gloire à ton Seigneur, le seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Dieu, Seigneur de l’univers ! ». 

 

 Mentionner abondamment les plus beaux Noms de Dieu et répéter trois fois nos demandes sont dans la tradition du Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui).

Le fait de nous tourner en direction de la Ka’ba et de lever les mains font partie de bonnes manières en matière de l’invocation. De nombreux hadiths authentiques vont dans ce sens. 

 

 Le mois de Ramadan est unique dans la mesure où il offre des opportunités à la réalisation et la multiplication des œuvres surérogatoires, donc propice aux invocations.


Au moment de la rupture de jeûne (iftar)

En Islam, le jour commence au moment de la prière du Maghrib. C’est le temps de la rupture de jeûne. Il faut alors faire précéder ce moment par de l’invocation car le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) nous a informé que « l’invocation du jeûneur au moment où il rompt son jeûne n’est pas rejetée ».

 

 La prière de la nuit (qiyam-ul-layl)

Ceci est une prière très primée avec beaucoup de preuves dans le Coran et les hadiths. Nous avons souvent du mal à accomplir cette prière en dehors de cette période. Pendant le mois de Ramadan, nous avons l’occasion de la pratiquer dans la première partie de la nuit avec la prière de tarawihs, organisée dans la plupart des mosquées. Cette prière nous permet d’écouter le Coran, et de faire beaucoup d’invocations dans les prosternations (sujud) qui sont plus nombreuses dans cette prière. En effet, le moment de prosternation est l’une des meilleures périodes pour l’invocation exaucée conformément à cette parole du Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) : « Le moment où on est le plus proche de son Seigneur est pendant les prosternations (sujud), donc invoquez beaucoup Dieu ».

 

 Le repas d’avant-aube (Sahūr)

« Prenez le Sahūr. Certes, le Sahūr contient de la bénédiction » disait le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui). Ce repas pris avant l’aube pour jeûner est une occasion supplémentaire d’honorer un rendez-vous avec notre Seigneur. En effet, d’après un hadith rapporté par Abou Horayra et recueilli par Al-Bukhari et Muslim, « Notre Seigneur, l’Exalté et Très Haut, descend chaque nuit au ciel le plus bas à l’heure du dernier tiers de la nuit et dit : Qui M’invoque ? Pour que J’accepte son invocation. Qui Me demande ? Pour que Je lui donne. Qui sollicite Mon pardon ? Pour que Je lui pardonne ? » Le moment qui sépare le Sahūr et l’appel à la prière (Adhan) pourrait être utilisé pour accomplir la prière de l’avant aube(Tahajjoud) et également pour l’invocation et le repentir. Selon un hadith, c’est « un intervalle qui suffit pour réciter cinquante versets (du Saint Coran) ».

 

 Les dix derniers jours

Notre mère Aïcha, d’après Al-Bukhari, a rapporté que « lorsque la dernière dizaine commençait, le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) s’activait dans l’adoration, réveillait sa famille et passait la nuit en priant ». Ce hadith nous montre l’importance de ces jours. Nous devons marquer cette période par une intensité spirituelle toute particulière, et passer ces nuits à prier, à évoquer et invoquer Dieu, et à réciter le Coran. D’après un autre hadith, « le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) faisait sa retraite (i’tikaf) pendant la dernière dizaine de Ramadan et ce, jusqu’à sa mort. Ses épouses ne cessèrent de faire la même chose, après lui » . Ces jours comportent « une nuit [Laylat-ul-Qadr] qui est meilleure que mille mois. Qui est privé de son bien est vraiment dépossédé [de quelque chose de grand] » . Il est à noter que personne ne peut connaître exactement de quelle nuit il s’agit. « Elle est parmi les neuf ou les sept dernières nuits » . Ainsi, la 27 ème nuit souvent célébrée n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. Le Prophète (paix, salut et bénédiction sur lui) a recommandé de répéter cette invocation au cours de la nuit du Destin: « Ô mon Dieu! Tu es indulgent, Tu aimes le pardon: fais-moi grâce! [Allahoumma innaka ‘afouwwoune touhibbou al’afwa fa’fou ‘anni] ».

 

 La générosité et le Coran

A part l’invocation, nous rappelons que le Ramadan est aussi le mois où il est conseillé de multiplier les actes de charité. Nous devons également consacrer du temps à la récitation et à l’étude du Coran. En effet, « le Prophète PBSL était le plus généreux des humains et plus encore pendant le Ramadan quand Gabriel venait le voir. Il (le Prophète) le rencontrait chaque nuit et récitait le Coran ».

 


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posté le samedi 02 juin 2018

le 01 juin 2018 : Iftar, repas de rupture de jeûne du Ramadan, à la Moquée Al Forquane de Vénissieux

 

 

Très honoré d'avoir été invité à l'Iftar (Repas de rupture de jeûne du Ramadan) de la Mosquée Al Forquane de Vénissieux le Vendredi 1er juin en présence de Michelle Picard (Maire de Vénissieux), des élus, représentants des différents cultes et de de nombreux voisins de la Mosquée, un grand moment de partage et de fraternité, merci au Président Mourad Merabet et toute l'équipe pour le meilleur accueil.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le vendredi 01 juin 2018

le 31 mai 2018 : Iftar, repas de rupture du jeûne, à la Grande Mosquée de Lyon

 

 

 Le Ministre de l'intérieur Gérard Collomb invité par Kamel Kabtane à la grande Mosquée de Lyon pour la rupture du jeune ce jeudi 31 mai 2018 en présence du Maire de Lyon Georges képénékian, du Président de la Métropole David Kimelfeld, du Préfet de Région, des députés du Rhône, des Maires, des Consuls et des représentants des Cultes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
 


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posté le mercredi 30 mai 2018

le 30 05 2018 : Colloque Entreprises, territoires et interculturalité organisé par le groupe de réflexion "Entreprises et religion

 

 

 Colloque Entreprises, territoires et interculturalité organisé par le groupe de réflexion "Entreprises et religions", commission "problématique et méthode"  à l'Amphi Mérieux, Campus St Paul

 

 

 Durant les six dernières années, le séminaire « Entreprises et Religions » de l’UCLy s’est attaché à étudier l’émergence du fait religieux dans l’entreprise, ses régimes de lisibilité et les modalités de son interpellation du monde entrepreneurial. De Beyrouth à Dakar, en passant par Tunis, Istanbul, Bruxelles, Montréal et Singapour, l’interprétation du phénomène religieux en entreprise pose chaque fois la question d’une inventivité qui transforme les représentations et bouscule les préjugés.

 

 

 

 

À l’heure de la mondialisation, marquée par l’ouverture des frontières économiques, l’entreprise doit gérer l’impact d’une immigration porteuse de traditions et de cultures différentes. L’appropriation symbolique du lieu de travail et les manières de personnaliser son espace en y affichant par exemple ses convictions religieuses peuvent être perçues parfois comme une incompréhension, voire une menace et une violation de l’espace de l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 Dans ce contexte d’ouverture et de crispation autour des phénomènes culturels et religieux,ce colloque vise à faire rencontrer des acteurs d’entreprises et des chercheurs universitaires  appartenant à des espaces sociaux et culturels différents.

En s’adressant à des acteurs d’entreprise et des universitaires impliqués dans la réflexion managériale et dans les transformations profondes des sociétés contemporaines, il tentera de répondre à certaines des questions fondamentales sur la manière d’aborder l’altérité et les modalités de gouvernance des diversités. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Comment s’expriment les identités culturelle et religieuse dans les organisations de travail ?

L’entreprise est-elle un territoire que la religion est en train de gagner ? Quelles modalités faudra-t-il mettre en place lorsqu’il s’agit de concilier des revendications cultuelles avec les règles du droit du travail ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 


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