Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le vendredi 29 mars 2019

le 29 mars 2019 : Conférence-Débat : Marcher pour les droits, hier et aujourd'hui Organisé par MAN Lyon et la  Maison Pour Tous, S

 

 

 Conférence-Débat : Marcher pour les droits, hier et aujourd’hui Organisé par MAN Lyon et la  Maison Pour Tous, Salle des Rancy

 

 

 Nous vous invitons à notre conférence en présence de Rajagopal & du Père Christian Delorme, deux non-violents qui se retrouvent à Lyon pour la marche Jai Jagat.

 

 

 UNE MARCHE LYON-GENÈVE EN SEPTEMBRE 2020:

En réponse à l’appel d’Ekta Parishad, en solidarité avec les délaissés de la planète mondialisée, nous irons à la rencontre des marcheurs du monde entier à Genève. Notre marche va durer une douzaine de jours pour arriver le 25 septembre 2020 à Genève.

 

 

 DELHI-GENEVE :

 

"la marche non-violente des sans-voix du monde entier"
Jai Jagat 2020 (“la victoire du monde”), c’est le nom de cet évènement préparé par le mouvement indien Ekta Parishad (“Forum de l’Unité”). Avec Jai Jagat, Ekta Parishad veut maintenant fédérer les sans-voix du monde entier, du Sud comme du Nord : paysans expulsés, migrants, travailleurs précaires, chômeurs, indigènes, femmes et enfants exploités… A Genève nous allons interpeller l’ONU pour l’application des 17 Objectifs du Développement Durable.

 

 

 UNE MARCHE LYON-GENÈVE EN SEPTEMBRE 2020

En réponse à l’appel d’Ekta Parishad, en solidarité avec les délaissés de la planète mondialisée, nous irons à la rencontre des marcheurs du monde entier à Genève. Notre marche va durer une douzaine de jours pour arriver le 25 septembre 2020 à Genève.

 

 

 NOS OBJECTIFS :

 

 vaincre la pauvreté,
 résoudre l’exclusion sociale,
 respecter les équilibres écologiques
 prévenir les guerres et les violences.

 

 

RAJAGOPAL & CHRISTIAN DELORME
Rajagopal est le leader d’un large mouvement en Inde, dans la filiation de Gandhi, qui lie l’engagement non-violent à la lutte pour le changement social.
Les moyens d’actions emblématiques d’Ekta Parishad sont les grandes marches, dans la tradition gandhienne. En 2007, la marche Janadesh réunit 25.000 marcheuses et marcheurs sur 350 km entre la ville de Gwalior et Delhi. Ils ont obtenu une loi sur les droits de propriété des terres.

 

 

 Un disciple de Gandhi emmènera des marcheurs d’Inde jusqu’à Genève. Ils seront officiellement reçus à Nyon et à Mies. Samedi, P.V. Rajagopal, initiateur de ce pèlerinage baptisé «victoire du monde» est venu à la rencontre de ses futures hôtes nyonnais.

Disciple de Gandhi, l’Indien entreprendra en octobre 2019 une grande marche baptisée Jai Jagat, ce qui signifie la victoire du monde en hindi. Il faudra compter un peu moins d’un an de périple pour parcourir les 9000 kilomètres à pied entre New Dehli et Genève.

 

 

 

 

 

 

 L’un est indien, fondateur du mouvement de défense des sans terres Ekta Parishad, à l’origine de grandes marches non-violentes pour les droits des plus démunis, dans la droite ligne du Mahatma Gandhi.

L’autre est français, né en Algérie, paysan installé en Ardèche depuis 1960, mais également essayiste à succès, fondateur du mouvement des Colibris et insatiable promoteur de l’agroécologie, prônant un autre modèle de développement pour sauver la planète et un rapport plus sacré à la nature pour sauver l’humanité.  

Tous les deux sont souvent considérés comme des « nouveaux Gandhi », étant donnée leur approche autant politique que spirituelle du nécessaire changement individuel comme préalable obligatoire à tout changement collectif. Deux personnalités dont l’engagement implique une très forte dimension d’exemplarité et de spiritualité, deux consciences n’ayant pas renoncé à leur insurrection tout au long des années, bien au contraire.

 

 

 A contre-courant

L’homme est affable, toujours prêt à plaisanter, et animé par la flamme de la justice. Présent à Genève depuis jeudi dernier, il est venu promouvoir une idée qu’il a déjà expérimentée en Inde: les «padyatras», ces longues marches inscrites dans la tradition du Mahatma Gandhi pour tenter de changer le monde. Il prévoit ainsi une marche mondiale de 8000 kilomètres, la «Jai Jagat» («la victoire de tout le monde»), qui débutera à New Delhi en 2019, à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Gandhi, pour s’achever en septembre 2020 sur la place des Nations à Genève.

Face à la montée des tensions aussi bien au Moyen-Orient qu’en Asie et de l’autoritarisme comme mode de gouvernement, face à l’explosion des budgets militaires, cet Indien de 68 ans, marié à une Canadienne, n’a pas peur de nager à contre-courant. Né l’année où Gandhi fut assassiné, il a été marqué par l’engagement de son père, un combattant de la liberté dans la philosophie gandhienne.

Pour les sans-voix

En 2007, Ekta Parishad, le mouvement qu’il a créé en 1991, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de marcheurs en Inde, issus des organisations défendant les sans-voix et les sans-terre. Il obtient la mise en place d’un comité de réforme agraire et 6 millions de personnes en bénéficient. En 2012, il organise une nouvelle marche, plus populaire encore.

Il parvient à faire changer le Land Acquisition Act, une loi foncière de 1894 datant de la période britannique. Avec l’avènement du gouvernement du nationaliste Narendra Modi en 2014, les promesses émises par le pouvoir de New Delhi s’évanouissent. Le problème des sans-terre s’aggrave à nouveau.

Même en Inde, Gandhi a été marginalisé

Une aura nationale

Quand on demande à Rajagopal où il habite, il a une réponse toute faite: «Dans l’Indian Railway», dans les trains du pays qu’il utilise sans cesse pour sensibiliser les plus démunis à la nécessité de se mobiliser pour changer les règles du jeu. Fort de son charisme, il est parvenu à convaincre, dans l’Etat du Madhya Pradesh, les dacoits, des bandits de grand chemin, à déposer les armes devant une icône de Gandhi. Un moment qui lui a donné une aura nationale.

En 2020, avec la «Jai Jagat», ce «nouveau Gandhi» n’a pas peur des défis. Il aspire à créer un mouvement pour instaurer un nouvel ordre mondial plus juste, pour promouvoir la justice climatique et une politique européenne différente vis-à-vis des migrants. «Il ne s’agit pas seulement de l’Inde. Le monde est en crise, relève ce nouveau héraut d’une mondialisation plus sociale. Un combat virulent autour des ressources du globe fait rage. Si on n’y met pas fin, il y aura de violents conflits dans le monde entier.»

Contre toutes les formes de violence

Symptôme du malaise: les gens qui recourent de plus en plus à la violence et aux armes pour affirmer leur pouvoir ou se suicident faute de perspective, comme nombre de paysans indiens. Les modèles économiques actuels favorisent l’avènement de pouvoirs politiques oppressifs. «Un comportement moderne n’est pas de posséder un iPhone. Etre moderne, c’est engager le dialogue, seul à même de résoudre les problèmes. Mais nous sommes restés très primitifs.» La manière, selon lui, dont les Etats sont gouvernés n’est pas non plus convaincante. Elle laisse insuffisamment de place à ceux qui détiennent un pouvoir intellectuel, moral et spirituel.

 

A l’instar de Gandhi et du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis qui s’en est inspiré, Rajagopal milite pour un vaste mouvement axé sur la non-violence, une façon de revitaliser le message du Mahatma.
La tâche, admet-il, ne sera pas facile, «car même en Inde, Gandhi a été marginalisé».

 

L’altermondialiste juge nécessaire de former les gens à la lutte non-violente, de prêcher la non-violence partout, dans les sphères politique, éducative, culturelle et économique. En ce sens, il voit d’un mauvais œil la multiplication des accords de libre-échange conclus souvent à l’avantage des multinationales et au détriment des plus pauvres. Une forme de violence indirecte majeure.

Un ministre de la paix

Les propos de Rajagopal sont cohérents avec sa Weltanschauung, même s’ils comportent une bonne part d’utopie. Mais ils ont eu leur impact sur les Genevois. Ainsi le président du Grand Conseil, l’UDC Eric Leyvraz, n’a pas hésité à l’inviter à venir visiter sa vigne de Satigny, une proposition qu’il a dû décliner faute de temps.

Rajagopal a même fait sourire le maire de Genève Rémi Pagani quand il a martelé la nécessité pour tout pays d’avoir un ministre non seulement de la défense, mais aussi de la paix. A Genève, qui a souvent nourri le rêve d’être la capitale mondiale de la paix, notamment dans les années 1920-1930, le projet de l’Indien de Bhopal a une résonance. La Cité de Calvin, c’est l’espoir d’offrir à l’humanité un monde plus régulé. Rajagopal résume en une phrase la dynamique qu’il entend insuffler: «Le pouvoir des peuples dépasse celui des Etats.»  
 

 

 Christian Delorme est une figure de la non-violence en France, initiateur de la marche pour l’égalité et contre le racisme en 1983 de Marseille à Paris. A l’arrivée 100 000 personnes venant en particulier des banlieues se sont retrouvées à Paris et la carte de séjour de 10 ans a été obtenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Marche pour l'égalité et contre le racisme (aussi appelée Marche des beurs) s'est déroulée entre le 15 octobre et le 3 décembre 1983 entre Marseille et Paris.

Dans un contexte politique où la gauche est au pouvoir (suscitant un certain nombre d'attentes) mais où parallèlement le Front national augmente son audience, la Marche naît en réaction à des violences policières contre des jeunes d'origine immigrée aux Minguettes dans la banlieue lyonnaise. Première grande manifestation où la "deuxième génération" est actrice d'un mouvement social demandant la reconnaissance de sa citoyenneté française, elle pose comme principe la lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits.

Peu nombreux au départ et partis dans une quasi indifférence, les marcheurs - enfants d’immigrés et militants antiraciste - arrivent à Paris à la fin du mois de novembre 1983. Plus de 100 000 personnes les rejoignent lors de leur défilé dans la capitale le dimanche 3 décembre 1983. Huit d’entre eux sont reçus par le président de la République, François Mitterrand, qui leur annonce la création de la carte de séjour de dix ans. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 


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posté le jeudi 28 mars 2019

le 28 mars 2019 : Conférence Chérif Ferjani - Antisémitisme et islamophobie : les mots, leurs sens, leurs usages au Palais du Trav

 

 

 Conférence- débat - « Antisémitisme et islamophobie : les mots, leurs sens, leurs usages » au Palais du Travail, à côté du TNP, 9 place Lazare Goujon,Villeurbanne En partenariat avec l'Unipop , L’association Raja-Tikva, association citoyenne  d’amitié arabo-juive en Rhône-Alpes, avec Chérif Ferjani, Professeur émérite de sciences politiques et d’islamologie à  Lyon 2, sur le thème : Antisémitisme et islamophobie : les mots, leurs sens, leurs usages

 

 

 Derrière ces termes se cachent des actes de violence et de barbarie qui touchent les deux communautés, juives et arabes. Ces deux mots sont deux formes de rejet, deux blessures inscrites dans l’histoire de notre pays.

 

 

Albert Zatjmann (Co-président de Raja-Tikva)

 

L’islamophobie est apparue à la fin des années 1980. Elle résonne pour les musulmans comme l’antisémitisme pour les juifs et peut revêtir le même sentiment de haine et la même volonté d’exclure des groupes de personnes de la communauté nationale, tout simplement pour ce qu’elles sont.

 

 

 Cependant, instrumentalisé par certains, l’usage du mot « islamophobie » peut évoluer vers le refus de toute forme de critique : refus d’une approche historico-critique de l’Islam en tant que religion, refus d’une critique de l’ islam politique, refus de critique de comportements de certains musulmans, ces comportements pourtant légitimement condamnables.

 

 

 L’antisémitisme, même si le mot est né à la fin du XIXè siècle, constitue une réalité beaucoup plus ancienne. Nous connaissons tous les désastres que cette haine a produits dans l’histoire des nations, de même que nous savons tous que des discours d’évidence antisémites peuvent être enrobés aujourd’hui d’une rhétorique antisioniste.

 

 

 

 

 

 

Wafa Dahman (co-présiente de Raja Tikva)

 

 Cependant, cette réalité ne doit pas masquer le fait que certains, dont des membres de la communauté juive, considèrent toute critique de l’état d’Israël et de la politique de son gouvernement  comme antisioniste et donc antisémite.

 

 

 C’est oublier que dans un état démocratique, toute critique est légitime, dès lors qu’elle s’exprime dans le respect des lois.

 

 

 C’est dans ce contexte d’interrogations que s’inscrit la conférence de Chérif Ferjani. Elle se donne pour but de permettre à chacun de connaître l’histoire de ces mots, de prendre conscience des enjeux idéologiques qui les sous-tendent et de disposer ainsi des outils critiques d’analyse d’une situation devenue angoissante et dont notre devoir, en tant que citoyens, est de participer à y remédier.

 

 

 Depuis le début des années 70, nous vivons dans une logique néo libérale,  cette politique s'accompagne partout par une révolution conservatrice.  Cette révolution conservatrice prend une connotation avec des identités meurtrières,  tout ordre différents s'inscrit toutes formes de xénophobie,  d'antisémitisme,  de racisme et d'islamophobie.  

 

 

Nous sommes conscients ce que signifie ces deux mots qui leurs sont attribués par les communautés juives et musulmanes. Pour éviter les polémiques stériles, les significations de leur nom. L'antisémitisme correspondant à une attitude,  à un comportement,  et à un personnage biblo-coranique, en remontant à la création du monde,  Cain et Abel.  

 

 

 Parmi les langues sémitiques, pour le canadien,  c'est une langue sémitique, et puis il y a l'hébreu,  l'arabe,  l'araméen, le maltais.  Elles sont parlées au moyen orient,  en Afrique du Nord,  en Érythrée,  en Somalie. Tout comme beaucoup de juifs de l'Europe de l'est.  Les amazighs,  les berbères n'ont pas cette langue sémitique. 

 

 

 Les mythes,  ce sont les récits des autres religions, nous avons là, un problème linguistique, les langues sont des conventions,  avant tout,  si on rejette toutes les conventions,  on ne peut plus se parler.  Le terme antisimitique, c'est un terme qui est un racisme contre les juifs,  alors on pourrait parler d'anti-judéophobie, avec le sens d'hostilité aux juifs, nous ne sommes plus dans un registre religieux.  

 

 

 Au 20 ème siècle, l'antisémitisme va prendre une tournure fasciste avec la montée du nazisme.  Depuis la fin de la dernière guerre,  l'antisémitisme est un délit.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le terme islamophobie , est considéré comme hostilité envers l'islam et les musulmans. Il s'agit d'une peur à l'égard de l'islam et de toutes formes de religions.  Le terme islamophobie et le terme judéophobie, n'ont pas le même sens par rapport à l'homophobie.  

 

 

 

 

Il y a un préjugé contre l'islam et les musulmans,  c'est à l'époque coloniale, dans les années 1920 que le mot islamophobie est venu avec la montée des peurs après les années de communisme.  Les thèses qui prônent une idée anti-islamique ont donné un mot sur l'islamophobie.  Très vite,  l'ennemi rouge est devenu l'ennemi vert. 

 

 

 

 

 Est ce une raison pour dire que l'antisémitisme et l'antisionisisme, dès que l'on parle d'Israël, on devient des antisémitismes, il y a comme une banalisation du mé-usage.

 

 

 

 

 L'examen critique du sens des mots, nous parlons tous de racisme,  ce qui veut dire,  qu'il y a des races. Ce n'est pas le terme qui compte,  mais c'est la réalité.  C'est le contenu auquel, il renvoie. Il serait inadmissible d'établir une hiérarchie au nom du principe de l'humanité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le mardi 26 mars 2019

e 25 mars 2019 : Rencontre Ensemble Avec Marie, signe de miséricorde divine, chrétiens et musulmans, vivent l'Annonciation. À l’Ég

 

 

 Rencontre Ensemble Avec Marie, signe de miséricorde divine, chrétiens et musulmans, vivent l'Annonciation. À l’Église Saint Pierre de Décines-Charpieu

 

 

   

 

 Témoignant de la vitalité du dialogue interreligieux, la 4e édition d’« Ensemble avec Marie » rassemble chrétiens et musulmans en plus d’une vingtaine d’événements, de mars à septembre, en France, en Belgique, en Italie et dans plusieurs pays d’Afrique. Un mouvement qui se veut tout à la fois « spirituel, populaire et citoyen ».

 

 

 Le 25 mars à l'église de Décines. Au programme : chants, lectures, témoignages, musique ... et repas convivial à la fin !

Programme 18h45 : accueil et reportage sur la béatification du 8 décembre des 19 bienheureux de Tibhirine à Oran

 

 

 Marie est la seule femme à être citée par son nom dans le Coran, à 34 reprises. Une sourate entière lui est dédiée.

 

 

 Chrétiens et Musulmans

se rassemblent,

avec la Vierge Marie

La tradition chrétienne et la tradition musulmane reconnaissent la conception virginale de Jésus dans le sein de Marie.

Pour les Musulmans comme pour les Chrétiens, Marie (Mariam) a reçu de l’ange Gabriel (Jibril) l’annonce de la naissance miraculeuse de son fils, Jésus.

L’Annonciation
dans l’Évangile

Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. – (Luc 1,31)


 
L’Annonciation 
dans le Coran

O Marie ! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un Verbe émanant de lui: Son nom est: le Messie, Jésus, fils de Marie. – (Coran 3,45)

 

Marie est aimée d’une manière particulière par de nombreux croyants Musulmans et Chrétiens. Elle fait l’objet d’un grand respect populaire.

 

 

 L'archevêque de Mossoul (Irak) Najib Michaeel, récemment nommé par le pape Francois, a participe à la rencontre Ensemble avec Marie, entre musulmans et chrétiens à Décines-Charpieu. Ces cérémonies régulières sont organisées depuis quatre ans dans le diocèse de Lyon, qui s'est lui -même beaucoup investi dans les rapprochements inter-religieux et la défense des chrétiens d'Orient. 

 

 

 Des sanctuaires dédiés à Marie dans le monde sont visités par des Chrétiens comme par des Musulmans. Leur amour pour Marie est un vecteur de rassemblement entre les croyants Musulmans et Chrétiens.

La proximité des deux récits de l’Annonciation dans l’Evangile et dans le Coran est le point de départ de la rencontre “Ensemble avec Marie”.

 

 

 Elle réunit des Chrétiens et des Musulmans de tous horizons, désirant participer à la construction d’une civilisation fondée sur l’Amour et la Paix, dans le respect de l’identité de chacun.

 

 

 Intervention de Michel Younès (Professeur de Théologie, coordinateur de PLURIEL, directeur du Centre d’Études des Cultures et des Religions (CECR) - Université Catholique de Lyon).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Père Régis Charre  (prêtre des paroisses. église de l’Epiphanie et de l'église Saint-Germain à Vénissieux) 

 

 

 

 

 

 

 Intervention de Miloud de la Mosquée Al Forquane de Vénissieux 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appel à la Prière (Adhan) 

 

  

 

 

 

 

 

 

 Intervention de Don Antoine (Prêtre de Meyzieu)

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention d'Abdelbasset Zouiten (Recteur de la Mosquée Ar Rahma de Décines-Charpieu)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de Monseigneur Henri Teissier (Evêque émérier de Notre Dame d'Afrique d'Alger) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de Cheykh Mohammad Minta (Imam de la Mosquée Ar Rahma de Décines-Charpieu) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention du Père Christian Delorme (Prêtre du Diocèse de Lyon, Délégué épiscolal au Dialogue Inter-religieux)   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de Najib Michaeel (archevêque de Mossoul (Irak) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le dimanche 24 mars 2019

le 24 mars 2019 : Colloque interreligieux  "Transmission de la foi : fidélité et invention" au Chatelard à Francheville

 

 

 Colloque interreligieux  "Transmission de la foi : fidélité et invention" au Chatelard à Francheville 

 

 

La vie en famille, l'éducation, la liturgie, et les fêtes dans la tradition juive partagent le même objectif : la transmission du judaïsme. Mais que transmettons-nous exactement? La révélation au Sinaï est l'un des moments les plus mystérieux de l'histoire biblique. Moïse semble ne pas avoir cessé de monter et descendre le camp jusqu'au sommet du Sinaï, combien de fois Moïse est-il monté au sommet ? Pas évident. Que s'est-il passé exactement au Sinaï ? Quel est le contenu réel de la révélation ? Qu'est-ce que Moïse a reçu exactement ? La tradition rabbinique croit faire partie d’une chaîne qui l’unit au moment de la révélation dans le Sinaï. Une chaîne jamais cassée, un message jamais altéré. Sur cette base, les rabbins fondent leur autorité. Est ce que c'est sûr ? Le judaïsme a-t-il déjà eu sa place pour la réinterprétation, l'invention ? Après la destruction du Temple, le judaïsme est-il identique à ce que l'on trouve dans les textes bibliques ? Des événements tels que l'expulsion des Juifs d'Espagne et la Shoah n'ont-ils pas modifié notre vision de Dieu, de la révélation et de la tradition ? Je propose un voyage dans le temps et dans les textes de la tradition juive, afin qu'ensemble nous puissions réfléchir à la place que notre voix occupe dans l'histoire de la révélation et de sa transmission.

 Rabbin Haïm CASAS, Synagogue Keren Or de Lyon

 

Ce qu'on appelle la foi n'apparait jamais « ex nihilo », à partir de rien. Celle-ci est toujours le produit d'une histoire, que l'on en soit conscient ou pas. De ce fait, il n'y a pas de foi sans transmission. Je crois en fonction de ce que j'ai reçu. Cependant, à partir de mon expérience, je suis amené à faire du tri, de la sélection dans tout ce qui m'a été donné. Je prends et j'abandonne. Je laisse mourir et je fais vivre, et c'est ce qui rend ma foi singulière, pour moi et pour ceux avec qui je la partage ou à qui je la lègue. Dès lors, dans toute foi partagée ou transmise, il y a aussi de l'invention. Ma foi construit ma vie, et ma vie construit ma foi. D'une certaine manière, je réinvente ce que je n'ai pas inventé ! Je récrée ce que je n'ai pas créé ! Je suis fidèle en étant infidèle. Père Christian DELORME

 

Les chemins difficiles de la transmission : quelle(s) place(s) au croire, au doute et à la critique. Nous héritons d’une tradition mais comment être un véritable héritier sans développer avec elle un rapport d’une fidélité-infidèle pour reprendre une expression de Derrida. Rachid BENZINE 

 

 

 Présentation de la journée par Chantal Fraisse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Animation par Béatrice Soltner (Journaliste à RCF)  dont c'est l'anniversaire aujourd'hui

 

 

 Un pommier lui est offert par le directeur de Chatelard 

  

 

 

 Haïm Casas (Rabbin de la Synagogue libérale Keren Or à Villeurbanne)

 

 

 Pour nous les juifs, nous allons aller au Sinaï, c'est l'un des moments les plus mystérieux de la transmission de la foi, qu'est ce que Moïse a reçu de la foi.  Dieu a parlé en 70 langues différentes, au mont Sinaï, chacun a reçu un morceau de la thora.  Chez nous,  nous avons la thora mais nous avons aussi le talmud. Dieu a transmis quelque chose oralement, la transmission était toujours orale,  et par écrit,  c'est la michna.  Nous avons un problème,  nous ne savons pas exactement ce que Dieu a transmis au Sinaï. 

 

 

 Le judaïsme rabbinique est peut être une tradition différente d'une autre tradition.  Nous avons pourtant reçu le même message que Moïse a reçu sur le Sinaï.  A chaque génération,  on va interpréter comment on va vivre cette tradition.  Pour les rabbins,  c'est l'étude des textes,  ce sont les experts de l'étude de la thora, ils font partie d'une chaîne de transmission du principe des valeurs.  Moïse a reçu la thora,  puis il l'a transmise à Josué et Josué l'a transmise aux anciens, et les anciens l'ont transmise aux prophètes.  Chez les juifs,  on ne peut pas mélanger le lait avec de la viande, ça ne vient pas de la thora,  ça vient de la tradition rabbinique.  

 

 

 Le midrach sont des textes écrits par des rabbins avec des feux noirs et des feux blancs,  il faut savoir lire entre les lignes. Il y a eu la thora de Jérusalem, la thora de Babyloneet la thora de Cordoue.  Si on croit dans ces textes,  il y a l'espace blanc,  c'est un espace pour l'interprétation.  Dieu a voulu donner la thora à tous les peuples de la terre. 

 

 

 La tradition rabbinique nous parle d'un texte qui a 4 niveaux d'interprétation  de la révélation qui a été transmise,  il y a une lecture littérale et après,  il faut interpréter les textes selon les valeurs et la priorité d'aujourd'hui.  C'est quoi finalement la révélation ? Est ce la recherche de Dieu ?  Dieu qui cherche l'homme et l'homme qui cherche Dieu

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le père Christian Delorme (Prêtre du Diocèse de Lyon, Délégué épiscopal au dialogue interreligieux)

 

 

 Actuellement,  en Europe,  il y a une disparition de la foi,  une déchristianisation de la foi chrétienne.  Il y a en nous quelque chose de Dieu, ce lien intime avec notre créateur.  Pourtant,  il y a ce grand peuple chinois qui n'a jamais entendu parler de Dieu.  La foi nous est venue avec la famille par héritage de nos parents. Nous avons été élevés dans une culture qui nous a transmis la foi.  Dans cette foi, bien sûr,  il y a eu cette transmission familiale,  mais il y a beu aussi mon propre chemin de foi par Gandhi et Martin Luther King.  Nous avons un trésor que nous avons à préserver.  Il y a un héritage qui nous a été transmis,  en revanche quelle est notre responsabilité de cet héritage ? 

 

 

 

 Le croyant est celui qui se laisse sans cesse interroger et c'est ça la miracle de la foi que j'ai reçu bet que cette foi que je vais transmettre.  Il y a un trésor que nous avons en nous,  quelque soit notre religion,  juif, chrétien ou musulman.   Dans les évangiles,  nous en avons quatre,  c'est le témoignage du Christ que nous devons transmettre.  Qui n'est pas contre nous,  qui sera avec nous. Nous avons besoin de sources scripturaires, ce que les évangiles nous donnent,  ce sont des traces de la vie de Jésus. Il est celui qui parle de sa mort et de sa résurrection. Comment pouvons nous donner ce témoignage vivant du message de Jésus. 

 

 

 Nous avons vu Dieu à travers des personnes qui nous sont exemplaires, nous voyons bien ce qui marque les gens avec l'abbé Pierre et soeur Emmanuelle qui sont des exemples de l'amour de Dieu.  La foi est une construction,  mais c'est aussi une acrobatie intellectuelle.  Nous avons besoin d'un socle de la parole de Dieu, pour qu'on puisse en discuter ou la contexter,  le croyant est celui qui dialogue avec les textes.  Pour que nous puissions être pénétrer de la parole de Dieu. 

 

 

 Et puis, il y a le dialogue interreligieux,  avec Nostra Aetate,  cette reconnaissance de la beauté de la foi envers Dieu,  c'est une révolution incroyable,  mais en même temps c'est un défi pour les se rapprocher de Dieu.  Nous sommes loin d'une menace au travers des diverses religions.  Tous ces hommes nous disent combien il est important de nourrir notre foi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rachid Benzine (Islamologue, Politologue, chercheur associé au Fonds Paul Ricoeur)

 

 

 Fidélité et infidélité,  dans une religion traditionnelle,  les enfants suivent la religion de leurs parents.  Aujourd'hui,  sur le marché,  nous avons un choix totalement différent,  avec l'exemple de l'islam des wahabistes,  des frères musulmans, du soufisme.  Il y a 3 pôles, d'abord le pôle éthique,  le pôle politique sur les connaissances et le pôle identitaire. Et puis il y a la question de la transmission,  avec un islam de domination sur le monde,  ce genre d'islam s'est écroulé. Dans nos textes,  nous héritons aussi de nos textes sur la violence.  Aujourd'hui qu'est ce ce que nous faisons de cela ?  

 

 

 Le christianisme et l'islam ont ces problèmes par rapport à leurs origines. Le problème des textes religieux,  c'est bque nous les réapprions dans notre quotidien.  Alors que le texte,  la parole de Dieu est déjà en soit une interprétation, le langage est aussi le fruit d'une interprétation. Ce qui est important,  c'est que le Coran est également source d'interprétation.  La transmission passe par un dialogue,  cela veut dire que les véritables héritiers sont ceux qui revisite le passé.  

 

 

 On ne naît pas musulman,  mais on le devient. Il faut lire le Coran en fonction du contexte,  il amène de nouvelles problématiques, il faut pouvoir faire cette différence entre la foi et l'histoire.  Les religions sont des organismes respectés,  quand on dit que le Coran est révélé ou incréé, malheureusement,  beaucoup de musulmans pensent puisque le Coran est incréé,  il ne peut pas être interprété.  Qu'allons nous transmettre à nos enfants,  le déchiffrement de l'ethnologie de la signifiance. Quand le Coran est psalmodié, on ressent la présence du divin.  Quand le Coran a été révélé,  Dieu dit au Prophète Mohamed ( Sallallah Aleyi Wa Salem ) "Lis au nom de ton seigneur qui a créé l'homme d'une adhérence". 

 

 

 Aujourd'hui, le Coran dérange beaucoup de choses qui peuvent déranger, la tâche est difficile. L'islam n'appartient pas qu'aux musulmans.  Le fondamentalisme est une réaction face à la modernité l'intelligence prend du temps.  Aujourd'hui,  les religions ne structurent plus le monde,  la démocratie  signifie la pluralité.  L'islam,  c'est le Coran et la Sunnah.  Le religieux,  c'est avant tout de l'affect.  Pour faire un voyage, il faut aller vers autrui, pour faire de l'histoire,  il faut faire de la géographie.  Nous avons intérêt à humaniser l'histoire avant de pouvoir prendre la parole. Est ce que le texte repond à une question. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rachid, Gaby, Christian, Jacqueline et Hafid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Prière Juive

 

 

 Prière Chrétienne

 

 

 Priière Musulmane 

 

 

 

  
 


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