Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le samedi 09 novembre 2019

le 08 novembre 2019 : Rencontre à la Mosquée Turque Eyup Sultan à l’occasion de « Mawlid an-Nabawi », qui célèbre la naissance du

 

 

Rencontre à la Mosquée Turque Eyup Sultan à l’occasion de « Mawlid an-Nabawi », qui célèbre la naissance du Prophète Muhammad, 

 

 

Très belle soirée organisée à la Mosquée Eyup Sultan par le Conseil Théologique des Imams du Rhône à l occasion du Mawlid Annabi ; la naissance du prophète Mohamed SWS. 

 

 

 Ce fût une réussite. Quelle belle fraternité démontrant

un Islam des Lumières, un Islam de Paix .

 

 

Que d'émotions en écoutant les différents témoignages de merveilleuses personnes présentes; de toute confession; qui nous ont témoigné tout l'amour et le soutien qu' ils nous portent avec bienveillance. Ça fait du bien de l entendre surtout dans ces moments tumultueux que nous musulmans traversons actuellement. 

 

 

 Au programme : visite guidée de la mosquée, repas offert aux invités, divers témoignages et chants sacrés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Profitant du Mawlid Ennabaoui (naissance du prophète), la commission "Dialogue Interreligieux" du Conseil des Imams du Rhône (CTIR) à organisé une rencontre Inter-religieuse autour de la personnalité du Prophète (Psl) à la Mosquée Turque Eyup Sultan de Vénissieux.

 

 

 Plus de 120 juifs, chrétiens et musulmans, engagées dans le dialogue Interreligieux, ont participé à cette rencontre, parmi lesquels des prêtres, des pasteurs et des imams.

 

 

 

 

Psalmodie  du Saint Coran

 

 

 SOURATE 41

FUṢṢILAT (LES VERSETS DÉTAILLÉS)

 

 

30. Ceux qui disent: «Notre Seigneur est Allah», et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux(6). «N’ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis.

31. Nous sommes vos protecteurs dans la vie présente et dans l’au-delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez,

32. un lieu d’accueil de la part d’un Très Grand Pardonneur, d’un Très Miséricordieux».

33. Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit: «Je suis du nombre des Musulmans?»

34. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.

35. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie.

 

36. Et si jamais le Diable t’incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès d’Allah; c’est Lui, vraiment l’Audient, l’Omniscient. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Psalmodie de la SOURATE 1

AL-FĀTIHA (PROLOGUE ou OUVERTURE)

Al-Fātiha veut littéralement dire: l’ouverture. Mais cette sourate a plusieurs autres titres parmi lesquels: «Les Sept répétés», de ce que l’on répète ses 7 versets dans chaque cycle d’actes (rak'a) d’une Salāt.

 

 

1. Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

2. Louange à Allah, Seigneur de l’univers.

3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

4. Maître du Jour de la rétribution.

5. C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés .

 

  
 


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posté le samedi 09 novembre 2019

le 08 novembre 2019 : Journée d'étude « Découvrir l' Évangile et la tradition rabbinique » Conférence de Michel Remaud : "Une Bibl

 

 

Journée d'étude « Découvrir l' Évangile et la tradition rabbinique » Conférence de Michel Remaud : "Une Bible interprétée" Journée d'étude organisée par le Centre Chrétien pour l'Etude du Judaïsme à l'Université Catholique Campus Carnot 23 palce Carnot à Lyon 2 éme 

 

 

 Découvrir l'Évangile et la tradition rabbinique

 


Les Écritures citées par le Nouveau Testament étaient des Écritures déjà lues et interprétées par la tradition orale d’Israël. De nombreux passages, allusions ou raisonnements de l’Évangile et des écrits apostoliques ne peuvent révéler toute leur signification que lorsqu’ils sont lus en référence à ces traditions juives.

Après une brève introduction sur la littérature rabbinique, son esprit et ses méthodes, la journée d’étude permettra d’illustrer par quelques exemples cette relation du Nouveau Testament avec son milieu d’origine.

 

 

 Michel Remaud est spécialiste du judaïsme. Il est particulièrement investi dans la lecture de l’Évangile à la lumière de la tradition rabbinique.

Michel Remaud, né le 28 septembre 1940, est un prêtre catholique français, membre de la congrégation des Pères de Chavagnes (également nommés Fils de Marie Immaculée, ou FMI). Spécialiste du judaïsme et directeur de l'institut Albert-Decourtray d'études juives à Jérusalem, il est l'auteur de nombreux ouvrages, articles et conférences sur l'histoire des relations entre juifs et chrétiens, comme sur la vie des communautés chrétiennes aujourd'hui en Israël. En tant que théologien, il étudie plus particulièrement l'exégèse rabbinique et ses liens avec le Nouveau Testament.

En 2010, il est lauréat du prix de l'Amitié judéo-chrétienne de France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Interprétation de l'écriture. Il faut accepter un dépaysement et avoir une connaissance de la tradition juive. La place de l'écriture du peuple juif, il faut remonter très haut,  dans l'exil de Babylone, comme étant la naissance du judaïsme.  Chapitre 8 du livre de Néhémie. Le peuple juif vécut et survécut, on pouvait survivre sans la terre. Avant l'exil, on pouvait parler des juifs,  ce terme de judaïsme, on pouvait être juif sans être judéens. C'est une renaissance du peuple juif.  C'est en ce  fait, que naît le judaïsme, ce qu'est devenue la religion de la thora. Avant l'exil les juifs de Judée, parlaient le judéens, c'est à dire l'hébreu, alors que le peuple parlait l'araméen. C'est a ce moment là que nous allons avoir une lecture et une traduction de la thora.  Celui qui fait la lecture des rouleaux de la thora,  doit faire l'interprétation de sa lecture. La traduction est toujours plus longue que l'original.  C'est de mettre la thora à la portée du peuple.  Le but du targoun, (c'est une traduction de la Bible hébraïque en araméen), c'est d'avoir une traduction de la Torah. 

 

 

 Autre caractéristique du targoun, on va chercher des traductions, quand on dit monter au ciel,  c'est Moïse qui est monté au ciel,  la loi n'est pas aussi grande que la grande mer (là,  on parle de la mer méditerranée). Quand on parle de monter et de descendre,  il s'agit de Moïse et de Jonas,  (qui avait été avalé par la baleine). Traduction du targoun, Moïse étendit la main sur la mer avec le bâton (et la mer se dissipa). Et le Seigneur écarta la mer par un fort vent d'est. Alors,  on cherche à actualiser le te texte. Le texte de l'Exode chapitre 18. On dit comment Moïse reçu le chapitre de ta Torah. 

 

 

 Un exemple d'actualisation,  c'est le cas d'Esaie et de Jacob.  Dans l'épisode du songe de Jacob,  où,  il voit une échelle avec des anges qui montent et qui descendent sur Jacob, on pourrait dire "les anges qui descendent et qui montent sur lui, sur le fils de l'homme".  Ésaü, le frère de Jacob,  voici une lecture targoumique.  C'est le midrash, vient de la racine l'arrache,  c'est à dire chercher,  par exemple,  chercher Dieu,  cela veut dire aussi,  consulter. L'usage de ce mot,  c'est de faire parler le texte.  Il faut soumettre le texte à l'interrogatoire.  Quand on dit aujourd'hui le midrash, c'est une lecture orale, que nous avons mis par écrit.  On parle de la Torah orale, mais on peut dire,  comme il est écrit ou comme il est dit,  tout dépend de la manière dont on peut présenter les  choses.

 

 

 Il y a deux grands styles dans la tradition rabbinique,  la aggada (désigne les enseignements  non législatifs de la tradition juive) et la halakhah (regroupe l'ensemble des prescriptions,  coutumes et traditions collectivement dénommées "Lois Juives").

 

Sur le verset 1 du chapitre 11de la Genèse : "Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables".
Le livre des antiquités bibliques,  il raconte toute l'histoire du monde, ce n'est pas une Bible paraphrasée. On ne peut pas résumer tout ces commentaires dans une harmonisation synthétique.  Le midrash ne fait pas le choix.
Rachi Chlomo ben Itzhak Ha Tzarfati (Rabbin respecté, un exégète biblique, un poète,  un légiste et in décisionnaire célèbre).

 

 

" Esprit et méthodes de la lecture juive et la Bible"
Quand nous partîmes d'Égypte ? Une seule solution, ils partirent d'Égypte sans se procurer de provisions,  ce que dit le midrash,  c'est une grande chose qu'à fait Israël, la foi qu'ils ont cru en moi (c'est Dieu qui parle). Va crier aux oreilles de Jérusalem.  L'acte de foi d'Israël a consisté à suivre Moïse,  et suivre Moïse,  c'est suivre Dieu.  Le temps des fiançailles,  c'était la traversée du désert, on ne peut pas prétendre croire en Dieu si on ne croit pas à Moïse.  Croire dans le berger d'Israël (Moïse), c'est croire dans le berger qu'il fût.  Celui qui dit et le monde fût,  c'est croire en Dieu.  Exode 19/9. Les trouvailles les plus étonnantes,  viennent des ruines. 

 

Abraham s'était empressé d'obéir à la volonté de Dieu. Parce que Abraham s'était levé de bon matin pour accomplir la volonté divine.  On va opposer Abraham et Pharaon, la comparaison des deux passages qui est le rapprochement entre les textes.  Quand la Bible dit quelque chose,  ce n'est pas insignifiant.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous lisons la Bible dans les traductions et ça nous donne une interprétation d'une traduction née d'une tradition. Non seulement,  on scrute le texte,  les mots doivent être prononcés d'une manière ou d'une autre.  Suis je un Dieu qui rassemble ou suis un Dieu éloignant.  On ne triche pas avec le texte.  Il n'y a pas d'avant et d'après dans la Torah, on peut la lire dans tous les sens. Le contexte d'un verset peut bien vouloir dire quelque chose.  Il faut donner un sens historique dans n'importe quel verset, on ne peut pas parler comme ça dans l'abstrait.  Cette question : qui a accompli cette écriture ? La tradition chrétienne nous interpelle,  alors que la tradition juive est plus réelle.  Comprenons nous ce que nous lisons ? On peut mourir tranquille,  nous sommes tous de bons monothéistes. On va faire dire aux  textes ce que nous voulons ce qu'ils disent pour le bien.  La Torah a été remise au peuple,  ce n'est pas la lettre qui a le dernier mot.  Le nouveau testament est une lecture de l'écriture, c'est conforme à l'écriture.  

 

  
 


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posté le mercredi 06 novembre 2019

le 06 novembre 2019 : Conférence sur le thème "Le procès Hissène Habré devant les chambres africaines extraordinaires (CAE) : une

 

 

 Conférence sur le thème "Le procès Hissène Habré devant les chambres africaines extraordinaires (CAE) : une contribution africaine au développement de la justice pénale internationale" par Mbacké Fall (Magistrat. Procureur général près les Chambres africaines extraordinaires (CAE) chargées du Procès de Hissein HABRE (2013-2017) Conseiller à la Cour suprême du Sénégal Dakar – Sénégal) 

 

 

 

 

 Mbacké Fall Conseiller à la Cour Suprême, Ancien Procureur Général des Chambres Africaines Extraordinaires

Ce fut un procès historique pour le procureur et les juges nationaux jusque-là habitués à poursuivre et juger des affaires relevant de leur droit interne.

 

 

Avec l’affaire Hissène Habré il fallait s’adapter rapidement à l’environnement du droit international pénal et se familiariser avec les nouvelles incriminations (génocide crime contre l’humanité et crime de guerre) prévues dans le statut des chambres africaines extraordinaires. Il était également important d’assimiler les modes de responsabilité et leurs interprétations par la jurisprudence des tribunaux pénaux internationaux. De nombreux séminaires d’imprégnation furent organisés à l’intention des magistrats grâce à l’assistance technique internationale. Cette formation sur le tas a facilité notre immersion dans la justice pénale internationale en nous permettant de mettre en mouvement l’action publique et de l’exercer dans sa plénitude, du réquisitoire introductif jusqu’au prononcé du verdict final. L’exercice ne fut guère facile en raison de la personnalité du mis en cause, un ex chef d’Etat africain, et surtout de la mise en œuvre pour la première fois au Sénégal, du principe de compétence universelle. En effet toutes les preuves se situaient en dehors du territoire national c’est-à-dire au Tchad, état souverain sur le territoire duquel le Sénégal ne pouvait exercer sa compétence sans la conclusion d’un accord de coopération judiciaire. Mais des difficultés n’ont pas manqué de surgir dans l’exécution même de l’accord lorsqu’il s’est agi de demander le transfèrement de personnes visées dans les poursuites et de certains agents de la DDS (Direction de la documentation et de la sécurité) détenus au Tchad et devant comparaître en qualité de témoins au procès. Leur présence à la barre pouvait donner plus de relief au procès en brisant peut-être le silence de l’accusé et renseigner davantage sur le fonctionnement interne de cette police politique.

Il faut dire que cet obstacle n’a guère empêché les juges d’instruction de rassembler suffisamment de preuves qui ont permis d’établir la culpabilité de Hissène Habré devant la juridiction de jugement. 

 

 

Doudou Diène et Pascale Boucaud  

 

 

 

 

 

 

 Intervention de Pascale Boucaud Professeur Doyenne de la Faculté de Droit, Sciences économiques et sociales Université catholique de Lyon (UCLY)  

 

 

 

 

 

 

 

 

  Intervention de Roger Koussetogue KOUDE, Maître de conférences Titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité » Université catholique de Lyon (UCLY) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hissène Habré (en arabe tchadien : حسين حبري  [hiˈsɛn ˈhabre]), né le 13 août 1942 à Faya-Largeau, est un homme d'État tchadien, membre du peuple gorane ou toubou du clan Anakaza.

Il est président de la République du Tchad de 1982 à 1990, à la suite du coup d'État qui renverse Goukouni Oueddei.

Condamné à mort par contumace pour crimes contre l'humanité par un tribunal de N'Djaména, il se réfugie au Sénégal, puis est inculpé de crimes contre l'humanitécrimes de guerre et actes de torture. Son procès, qui s'ouvre à Dakar en 2015, est la première utilisation de la compétence universelle sur le continent africain. Il est condamné à la prison à perpétuité en appel en 2017

 

 

Hissène Habré est soupçonné d'être responsable de la mort de presque 40 000 personnes. En janvier 1992, après le renversement du régime Habré, plusieurs fosses communes ont été découvertes à 25 km de la capitale. Certaines fosses contenaient jusqu'à 150 squelettes des détenus exécutés par la tristement célèbre police politique (DDS). Le rapport de la commission d'enquête comptabilise quelque 80 000 orphelins produits par la terreur du régime Habré. 

 

 

 Des poursuites contre lui sont engagées en Belgique en application de la loi de compétence universelle qui, bien qu'abrogée en 2003, s'applique dans ce cas précis (certains plaignants ayant acquis la nationalité belge). Un mandat d'arrêt international, assorti d'une demande d'arrestation immédiate, est délivré par la justice belge le 19 septembre 2005 et transmis aux autorités sénégalaises. Après son arrestation le 15 novembre et une garde à vue de quelques jours, Hissène Habré est relâché, la justice sénégalaise s'étant finalement déclarée incompétente et l'affaire portée au niveau de l'Union africaine.

 

 

 En juillet 2006, le Sénégal est mandaté par l'Union africaine pour juger Hissène Habré pour crimes contre l'humanitécrimes de guerre et actes de torture. Le Sénégal a alors engagé une série de réformes législatives et adopté un amendement constitutionnel afin de juger l'ancien dictateur tchadien. Les autorités sénégalaises ont cependant suspendu leur action judiciaire à la prise en charge, par la communauté internationale en général et à l'Union africaine en particulier, de la totalité des fonds nécessaires pour le procès, estimée à 27,4 millions d'euros.

Le 15 août 2008, il est condamné à mort par contumace pour crimes contre l'humanité par un tribunal de N'Djaména.

 

 

Le 3 décembre 2012Reed Brody, s'appuyant sur les témoignages recueillis par l'Association des victimes des crimes et répressions politiques que préside Souleymane Guengueng, annonce l'imminence de son procès. Le 30 juin 2013, il est placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte par un tribunal spécial devant le juger. C'est un soulagement pour beaucoup de victimes, qui attendaient la tenue de ce procès. Le cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun réalise un documentaire intitulé Hissein Habré une tragédie nationale, consacrant une grande partie du film aux rescapés de cette barbarie.

Hissène Habré est jugé à partir du 20 juillet 2015, à Dakar par les Chambres africaines extraordinaires, juridiction spéciale créée par le Sénégal et l’Union africaine, un procès qui n'aurait pu avoir lieu sans l'intervention de l'avocat Reed Brody, un des conseillers et porte-parole de Human Rights Watch, et sans l'action de la Belgique, qui avait saisi la Cour internationale de justice (CIJ) en 2009 d'une action contre le Sénégal pour son abstention à juger ou extrader Hissène Habré conformément à ce que prévoit la Convention des Nations unies contre la torture qui liait les deux États : le 12 juillet 2012, la CIJ, à l'unanimité des 17 juges, donne raison à la Belgique et déclare que le Sénégal est obligé de poursuivre Hissène Habré ou, à défaut, de l'extrader vers tout État qui veut le poursuivre pénalement.

Pour défendre les 4 000 victimes, le collectif des avocats est coordonné par l'avocate tchadienne Jacqueline Moudeina.

Le 30 mai 2016, il est reconnu coupable de crimes contre l'humanitéviols, exécutions, esclavage et enlèvements. Il est condamné à la prison à perpétuité par le tribunal spécial africain à Dakar, au Sénégal en première instance. Le 29 juillet 2016 s'ajoute à cette peine une condamnation à verser entre 10 et 20 millions de francs CFA (entre 15 245 et 30 490 euros) par victime.

 

Hissène Habré a fait appel de sa condamnation : ce nouveau procès débute le 9 janvier 2017. Le 27 avril 2017, les Chambres extraordinaires africaines annoncent le maintien de la condamnation à la prison à perpétuité, peine qu'il purgera au Sénégal ou dans un autre pays de l'Union africaine. En outre, la Chambre d'appel fixe le montant des dommages que Hissène Habré devra verser à 82 milliards 290 millions de francs CFA (environ 125 millions d'euros). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le mardi 05 novembre 2019

le lundi 4 novembre 2019 : Conférence séminale et d’hommage académique dédiée à l’écrivain et humaniste hongrois Miklós Radnoti (1

 

  
 Conférence séminale et d’hommage académique dédiée à l’écrivain et humaniste hongrois Miklós Radnoti (1909-1944) à l'Université catholique de Lyon (UcLy) Amphithéâtre Alain Mérieux par La Chaire Unesco « Mémoire, Cultures et Interculturalité » il représente de façon exemplaire ce que fut le sort des juifs hongrois et de toute l'Europe sous l'occupation de l'Allemagne nazie.
 

 

 Radnoti nous questionne aujourd'hui.

 

 

 

 

Intervention de Sonia Mbarek (Chanteuse et ministre de la culture de Tunisie) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Intervention de Pascale Boucaud Professeur Doyenne de la Faculté de Droit, Sciences économiques et sociales Université catholique de Lyon (UCLY) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Intervention de Roger Koussetogue KOUDE, Maître de conférences Titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité » Université catholique de Lyon (UCLY) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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