Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le lundi 10 février 2020

le 10 février 2020 : Conférence-débat La République Islamique d'Iran. Désirs et attentes. Organisée à Sciences Po Lyon par Ogmios

 

 

Conférence-débat La République Islamique d'Iran. Désirs et attentes. Organisée à Sciences Po Lyon par Ogmios et Ahlan  Amphi Pacaut (Grand amphi), Lyon, France 

 

 

Conférence sur la situation politique interne et externe de l'Iran par Majid Vahid (professeur à l'Université de Téhéran et directeur du Center for Public Policy Studies) 

 

 

Une mise en lumière sur la logique des dirigeants iraniens et leur vision du monde, son fonctionnement et son avenir.

L’Iran occupe aujourd’hui une place importante dans l’actualité internationale. La question du «nucléaire iranien», selon l’expression consacrée, l’implication de Téhéran dans la guerre qui se déroule actuellement en Syrie, plus largement son affirmation comme puissance régionale constituent autant de dossiers susceptibles d’influer durablement sur les évolutions futures du Moyen-Orient, et au-delà. Sur chacun de ces dossiers, les positions affichées par l’Iran soulèvent un certain nombre de questions, sinon de critiques, au sein des pays occidentaux et ailleurs. L’importance des enjeux posés par la politique étrangère iranienne rend néanmoins indispensable une analyse rigoureuse et distanciée, qui débute par la compréhension des attentes et intérêts de chacune des parties impliquées.  

 

 

Nous entendons beaucoup parler de la RI d’Iran, mais de telle façon qu’elle incarne un pays irresponsable, brutal, dangereux, qui menace la région et la scène internationale avec son programme nucléaire, ses idéologies (comme par exemple la polémique sur les femmes et l’obligation du port du voile), son soutien au terrorisme, basé sur un État théocratique, ce qui n’est pas imaginable en Occident et particulièrement en France. On ne peut concevoir qu’un État théocratique comme l’Iran puisse respecter les droits de l’Homme, le droit international. Dans cette perspective, la RI d’Iran est considérée comme un pays devant être isolé et avec qui il ne vaut pas la peine de dialoguer. Depuis trente-quatre ans, nous pouvons entendre que le gouvernement sera renversé, que le pays est instable et ne vaut rien. 

 

 

 Et cela fait pourtant trente-quatre ans que la RI d’Iran existe, et nous pouvons espérer que nous aurons un jour l’occasion de présenter les réalités de ce pays, faire rencontrer sa société, ses ressources humaines, naturelles, ses talents, aider à faire comprendre sa situation géopolitique unique, au carrefour de l’Est et l’Ouest, ayant un grand poids avec ses mille années de civilisation. Mais la RI d’Iran reste malheureusement la cible d’une diabolisation par certains médias et analystes alors que c’est un pays qui a eu un bilan positif pendant trente-quatre ans.

 

 

 La RI d’Iran est fondée sur un modèle religieux et islamique, basé sur la démocratie réelle, avec plus d’un suffrage universel par an. Toutes les institutions et les autorités iraniennes sont élues directement. Il est possible de présenter un bilan dans les domaines politique, économique, scientifique, et géopolitique. La RI d’Iran s’inscrit dans un environnement sensible et le pays a toujours été touché par les différentes crises qui ont sévi dans la région (Irak, Caucase, Tadjikistan, Koweït, etc.) mais malgré ces circonstances, l’Iran offre une garantie de sécurité. 

 

 

 Avec la Chine, nos échanges et contacts se sont multipliés depuis plusieurs années. Nos échanges dépassent les trente milliards d’euros. Les sanctions européennes ont libéré de l’espace pour la Chine et les entreprises asiatiques : nos échanges avec l’Union européenne, qui s’élevaient à 26 milliards d’euros, ont été réduits au tiers de la somme et vont continuer de baisser (avec la France, nous sommes ainsi passés de 3,5 à moins de 1 milliard entre 2011 et 2012). Actuellement, nous avons plus de trois cents milliards de dollars de projets à réaliser. 

 

 

  Concernant la liberté d’expression, nous sommes tout à fait en faveur de ce principe mais nous croyons que celle-ci n’est pas un permis pour insulter une religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le dimanche 09 février 2020

Le 09 février 2020 : Cérémonie d'installation de la Rabbin Daniela Touati à la Synagogue Libérale de Lyon Keren Or 15 rue Jules Va

 

 

 Cérémonie d'installation de la Rabbin Daniela Touati à la Synagogue Libérale de Lyon et célébration des 30 ans de Keren Or 15 rue Jules Vallès à Villeurbanne

 

 

Le séder (hébreu : סדר « ordre ») est un rituel juif hautement symbolique propre à la fête de Pessa'h, visant à faire revivre à ses participants, en particulier les enfants, l'accession soudaine à la liberté après les années d'esclavage en Égypte des enfants d'Israël.

 

 

 Le Séder est un repas cérémonial qui comprend la lecture de textes, la consommation de vin, des histoires, la consommation d’aliments spéciaux et des chants.

Selon le commandement biblique, il est tenu après la tombée de la nuit le premier soir de Pessa’h (et le second soir si vous vivez en dehors d’Israël), qui est l’anniversaire de l’exode miraculeux de notre nation de l’esclavage égyptien il y a plus de 3000 ans.

 

 

 Au cours de la soirée, vous prendrez :

  • quatre verres de vin

  • du légume trempé dans l’eau salée

  • un pain plat et sec, façon cracker, appelé matsa

  • des herbes amères, souvent du raifort (sans additifs) et de la laitue romaine, trempés dans du ‘harosset (une pâte faite de noix, de pommes, de poires et de vin).

  • un repas festif qui pourra inclure des plats traditionnels, tels que de la soupe de poulet ou du gefilte-fish (casher pour Pessa’h).

Chaque élément a sa place dans une chorégraphie de 15 étapes de saveurs, de sons, de sensations et d’odeurs qui accompagnent le peuple juif depuis des millénaires.

 

 

les aliments cérémoniels sont tous disposés sur un plateau, appelé kéara ou plateau du Séder. Il peut y avoir une seule kéara pour le Séder, ou plusieurs.

  • La procédure est présentée dans un livre appelé Haggadah. Bien que le texte soit en hébreu (avec une pincée d’araméen), il est parfaitement acceptable d’en lire la traduction si vous ne comprenez pas l’hébreu.

 

 Au Séder, chaque personne doit ressentir qu’il ou elle sort d’Égypte. Nous commençons par l’histoire de nos patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, et racontons la descente du peuple juif en Égypte, en rappelant leur souffrance et les persécutions qu’ils subirent. Nous sommes avec eux lorsque Dieu envoie les dix plaies pour punir Pharaon et sa nation, et les suivons quand ils quittent l’Égypte et traverser la Mer des Joncs. Nous voyons la main miraculeuse de D.ieu au moment où les eaux s’ouvrent, permettant aux Israélites de passer, puis retombent pour noyer les légions égyptiennes.

Alors que nous mangeons des aliments amers d’affliction et de pauvreté, l’Exode devient une réalité – aussi réelle que le repas de fête et les toasts de célébrations qui suivent.

 

 

La cérémonie du Séder commence par la récitation du kiddouch, qui proclame la sainteté de la fête, qui se fait en tenant un verre de vin, le premier des quatre verres que nous boirons (en étant inclinés sur le côté) pendant le Séder. 

 

 

Les Quatre Verres de vin

Pourquoi quatre verres ? La Torah emploie quatre expressions de liberté ou de délivrance en relation avec notre libération d’Égypte.1 Certains les relient aux quatre grands mérites que les enfants d’Israël eurent en exil : (1) Ils ne changèrent pas leurs noms hébraïques ; (2) ils continuèrent à parler leur langue, l’hébreu ; (3) Ils conservèrent une haute moralité ; (4) Ils restèrent fidèles les uns aux autres.

Le vin est utilisé parce qu’il est un symbole de joie et de bonheur.

 

 

 En buvant les quatre verres et en mangeant la matsa, nous nous appuyons sur notre gauche pour accentuer le fait que nous sommes des personnes libres. Dans les temps anciens, seules les personnes libres avaient le luxe de s’incliner en mangeant.

 

 

 Nous nous lavons les mains de la manière rituelle habituelle, comme cela se fait avant un repas, mais sans la bénédiction habituelle.

La prochaine étape dans le Séder, Karpas, nécessite de tremper les aliments dans l’eau. La loi juive statue que certains aliments humides doivent être mangés avec un ustensile ou bien que les mains soient d’abord purifiées par une ablution. Le soir du Séder, nous choisissons l’observance la moins commune (mais plus idéale) des deux, de manière à susciter la curiosité de nos enfants.

 

 

 

 

 

 

Un petit morceau de légume (un oignon ou une pomme de terre bouillie selon la coutume ‘Habad) est plongé dans de l’eau salée puis mangé (après avoir récité la bénédiction sur les légumes).

Le trempage du karpas dans l’eau salée (après avoir lavé ses mains) fait partie d’une série d’actes destinés à susciter la curiosité de l’enfant.

Le mot hébreu karpas (persil), lorsqu’il est lu en arrière, fait allusion au travail pénible effectué par les 600 000 Juifs en Égypte. (La dernière lettre, samekh, a la valeur numérique de 60, représentant 60 fois 10 000, tandis que les trois autres lettres hébraïques forment le mot parekh, « travail dur ».) 

 

 

Danièla Touati exerce à Lyon, dans une synagogue libérale devient la quatrième femme rabbin en France. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche, une femme va recevoir l'ordination rabbinique lui permettant d'être la quatrième femme rabbin de France. Danièla Touati, qui exerce à Lyon, va recevoir l'ordination rabbinique - la smicha - à la West London synagogue, après avoir achevé ses cinq années d'études au collège rabbinique libéral Leo Baeck de Londres.

Elle deviendra ainsi la quatrième femme à exercer ce ministère religieux en France, aprèsPauline Bebe, la pionnière , qui lui remet sa smichaDelphine Horvilleur et .Floriane Chinsky Toutes préfèrent le terme de « rabbin » à celui de « rabbine », qui désigne la femme du rabbin, une femme généralement importante dans la communauté judaïque d'une synagogue.

Danièla Touati, 53 ans, née en Roumanie de parents rescapés de la Shoah, juifs laïcs, s'est installée en France à l'âge de 11 ans, après quelques années passées en Israël. Elle est mariée et mère de deux enfants. Cette ex-contrôleure de gestion fut ensuite responsable marketing et enfin consultante dans le domaine du recrutement. Elle démarrera sa nouvelle fonction fin août à la synagogue libérale Keren Or de Lyon, qui compte quelque 170 familles membres.

Le mouvement libéral, largement dominant dans le monde anglo-saxon, minoritaire en France, est partisan d'une vision ouverte du judaïsme. Contrairement aux traditionalistes et orthodoxes qui considèrent que confier le rabbinat à une femme n'est pas conforme à la loi juive - la halakha - les juifs libéraux estiment que les femmes ont autant de droits que les hommes dans tous les domaines. C'est d'ailleurs cette égalité qui a séduit au premier chef Danièla Touati.

On compte environ un millier de femmes rabbins dans le monde. Quelque 800 exercent aux Etats-Unis - dont une Française —, une cinquantaine en Europe, le reste en Israël. Et désormais quatre en France. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques dernières photos de la cérémonie de l'installation de notre collège, Rabbin Daniela Touati -- un moment très émouvant ! Mazal Tov à elle et Mazal Tov à sa communauté, Keren Or, la synagogue libérale de Lyon !!

 

 

 

 

Rabbin François Garaï [Président de KeReM (Knesset Rabbanim Mitkadmim), le Conseil des rabbins libéraux]. 

 

 

Rabbin Pauline Bebe (rabbin de la Communauté juive libérale - Ile de France) 

 

 

 

Stéphane Beder (Président de l'Assemblée du judaïsme libéral et Senior Vice Chair of the World Union for Progressive Judaism)  

 

 

 Rabbin Tom Cohen (Kehilat Gesher, la synagogue franco-américaine de Paris)

 

 

 

Avec Rabbin Daniela Touati et Hervé Touati. 

 
 


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posté le samedi 08 février 2020

Le 08 février 2020 : Conférence au Centre Interculturel de Décines par Hassan Iquioussen « La Civilisation Musulmane en Andalousie

 

 

Conférence au Centre Interculturel de Décines par Hassan Iquioussen « La Civilisation Musulmane en Andalousie » 

 

 

 

 

 

Récitation coranique  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orésentation du Conférencier par Cheykh Mohammed Minta 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Quand les historiens écrivent l'histoire de l'islam,  à part Gustave Le Bon, les Arabes envahissent l'Espagne ibérique,  les méchants et les gentils. L'histoire finit par dire que ce n'étaient pas des barbares et des méchants.  Les musulmans étaient la pire des choses étant sur terre,  il est important de rétablir la vérité. « Le Soleil d'Allah brille sur l'Occident » : Notre héritage arabe, avait écrit un livre de Sigrid Hunke , le soleil de l'islam. 

 

 

Il faut rétablir la vérité,  Gustave Le Bon a écrit,  les musulmans étaient les plus miséricordieux que le reste de la population.  Andalousie vient du mots les vandales,  les musulmans vont renverser le pouvoir des Goths pour rétablir la justice, une partie de la population va se convertir à l'islam,  les musulmans sont des libérateurs, ils protègent les gens.  

 

 

 Le rapport de force des musulmans était de permettre à toutes les populations de pratiquer librement leur religion en protégeant les lieux de cultes. Les musulmans ne vont pas détruire les églises et les synagogues. 

 

 

 Les chrétiens de Damas,  prient l'islam,  en Andalousie,  c'est la même chose.  Le musulman doit être utile toute sa vie, ne reste jamais inactif,  le travail est une adoration. Ce qui compte c'est le projet,  c'est de vivre en paix.  Les musulmans vont franchir les montagnes des Pyrénées, pour s'installer dans le Languedoc,  dans la région de Narbonne et Charles Martel les a arrêté a Poitiers en 732. 

 

 

Il y avait des échanges,  le problème,  c'est le pouvoir politique et religieux.  Il n'y a pas de barrières culturelles. Malheureusement, il y avoir des guerres intestines,  entre diverses tribus, entre le sham, les berbères et lez arabes.  On arrive pas à croire que nous sommes tous des fils d'Adam. 

Après des siècles de rayonnement en Europe, l’Andalousie musulmane se retrouve confrontée à son pire ennemi, c’est à dire soi-même. 

 

 

 L’amour des richesses de ce bas monde va pousser certains musulmans andalous au matérialisme. Ajoutez à cela des mauvaises alliances et les nombreux conflits internes, l’Andalousie implose progressivement, jusqu’à la perte des bastions stratégiques musulmans.

 

 

L’Histoire nous enseigne que chaque civilisation musulmane qui s’est éloignée des valeurs de l’islam a finir par connaître le déclin L’Andalousie musulmane n’a malheureusement pas été l’exception qui confirme la règle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le samedi 08 février 2020

Le 08 février 2020 : Conférence au Centre Interculturel de Décines avec Hassan Iquioussen « L'Engagement citoyen ».

 

 

 Conférence au Centre Interculturel de Décines avec Hassan Iquioussen « L'Engagement citoyen ».

 

 

 Définition spirituelle de l'engagement citoyen,  il y a d'abord ceux qui disent qu'ils sont athées,  ce sont ceux qui ne croient pas en Dieu.  L'islam est une religion profondément laïque,  l'islam fait la distinction entre le laïc et le politique. Le ibadat est le religieux et mouhabadat n'est pas le religieux.  Le but c'est la justice et combattre l'injustice. L'islam fait la différence entre le din et la dounia.  Le din,  on n'y touche pas. Le din, c'est le suivi.  La dounia est figée,  l'objectif,  c'est le bonheur et le bien être pour l'homme.  En vérité,  l'islam est une religion laïque. Faire de la politique,  c'est pour la bien des autres,  tous les prophètes ont été envoyés pour le bien être des gens,  pour la justice des hommes.

 

 

 Allah ( Soubhanallah Wa ta Allah ) nous a adressé le livre et la justice. Il n'y a pas de spiritualité sans justice.  Le Prophète ( Sallallah Aleyi Wa Salem ) est venu sur terre pour améliorer les choses,  avec le monde invisible et monde visible.  Allah est venu avec la justice, même avec les non croyants.  Il n'y a pas de spiritualité en islam,  si il n'y a pas d'engagement citoyen.  Notre spiritualité,  c'est de la politique de la chose publique.  L'islam qui a pour but,  de nous rendre heureux sur terre et dans l'au delà. 

 

 

 Vouloir vivre pleinement comme musulman respectant les exigences fondamentales de l’islam n’est pas nécessairement contradictoire avec la vie moderne si on opère la distinction entre l’intégralisme et l’intransigeantisme Ces deux termes nous semblent désigner deux réalités tout à fait différentes. L’intransigeantisme désigne le refus de transiger avec des données culturelles extérieures au modèle catholique originel, l’intégralisme le souci d’englober la totalité des actes et des pensées dans la référence religieuse, de ne pas reléguer le religieux dans un espace et un temps précis, de ne pas séparer les attitudes religieuses de toutes les autres attitudes exprimées par le sujet. »

 

 

 La distinction entre ces deux termes permet de dégager quatre « aires problématiques » selon la manière dont elles conjuguent » intransigeantisme et transigeantisme d’une part, intégralisme et marginalisme d’autre part. Ces quatre types d’attitudes sont : le champ de la nouveauté, définie par le transigeantisme et l’intégralisme, et que j’ai supposé présent, par analogie, pour l’islam de France ; la christianitude (ou l’islamitude), au croisement de l’intégralisme et de l’intransigeantisme ; la stabilité (le religieux est considéré comme un dépôt de foi qui ne doit pas s’adapter, et comme un registre d’action parmi d’autres, qui ne les unifie pas); (d) la sécularité (la modernité particularise le religieux et en fait une sphère d’attitudes et de comportements ne relevant que de l’autonomie individuelle).

 

  
 


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