Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le samedi 29 février 2020

le 29 février 2020 : La Mosquée Othmane, avec son Recteur et Imam Azzedine Gaci, reçoit David Kimelfed (Président de la Métropole

 

 

 La Mosquée Othmane, avec son Recteur et Imam Azzedine Gaci, reçoit David Kimelfed (Président de la Métropole de Lyon) pour évoquer divers sujets, concernant la communauté musulmane (l’épidémie de Coronavirus, les problèmes de délinquances des jeunes, trafic de drogues, les incivilités, le discours du Président de la République concernant l’islam et les musulmans, des récitateurs étrangers lors de la période du mois de ramadan). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le mercredi 26 février 2020

Le 26 février 2020 : Conférence « Algérie Le hirak : un an après », par Lahouari Addi Professeur Émérite de Sociologie Politique

 

 

 Conférence « Algérie Le hirak : un an après », par Lahouari Addi Professeur Émérite de Sociologie Politique à l'IEP de Lyon,

à

Sciences Po Lyon Amphithéâtre Marcel Pacaut 

 

 

 

 

 

 

L'Algérie connaît depuis le 22 février 2019 des manifestations hebdomadaires impressionnantes dans les principales villes du pays avec la revendication d'une transition vers un nouveau régime. La conférence s'attardera sur les origines, le bilan et les perspectives de cette protestation massive originale par son pacifisme 

 

 

 

 

 

 

 Tahar Khalfoune, juriste, affilié à l’université Lyon3, est l’auteur des ouvrages «Repenser l’Algérie dans l’Histoire» et «Le Domaine public en droit algérien: réalité et fiction». Il est signataire de «L’appel d’intellectuels et d’universitaires algériens établis à l’étranger», s’adressant à l’armée: «Les officiers de l’armée sont les fiers descendants des maquisards de l’ALN et sont des soldats de la République prêts à défendre leur peuple. Entre Algériens, il n’y a pas d’ennemis que l’armée combattrait. Il y a seulement des divergences idéologiques et politiques au sein de la société, qui devraient et pourraient être résolues par le débat libre et l’alternance électorale.» 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Lahouari Addi est sociologue et politologue, docteur d’Etat à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris en 1987. Il a été professeur de sociologie à l’Université d’Oran (Algérie) puis à Sciences Po Lyon, Université de Lyon, dont il est professeur émérite. Depuis quelques années, il vit aux USA, où il est chercheur associé à Georgetown University.

 

Théoricien reconnu de la « régression féconde » appuyée sur le modèle tunisien où les islamistes au pouvoir sont obligés de tenir compte des réalités de la société et de l’Etat, il a commis de nombreux ouvrages et articles sur l’islamisme et la transition vers la démocratie. Son dernier livre est Radical Arab Nationalism and Political Islam (Georgetown University Press, 2017).
Professeur et/ou chercheur invité dans de nombreuses universités, il a été notamment résident de l’Institut d’Etudes Avancées de Princeton en 2002-2003.

 

Il a été élu comme co-titulaire de la chaire AUF / IMéRA sur "Transformations Structurelles et Dynamiques Institutionnelles en Francophonie" du 9 septembre 2019 au 7 février 2020 avec le projet de recherche : Les ressources naturelles entre usage politique et exigence économique.

 

 

 Le contexte historique,  c'est la construction de l'état algérien.  L'état n'est définitivement formé.  En 1962, ce sont les militaires qui ont pris le pouvoir algérien. Il faut revenir à l'histoire,  nous en avons besoin,  et nous avons besoin aussi de la philosophie,  car la philosophie nous permet d'analyser une situation.  Le pouvoir algérien était un pouvoir autoritaire,  où il y avait plusieurs courants.  Beaucoup d'algériens français pensaient que l'Algérie deviendrait indépendante.  La militarisation du politique a été mise en place. 

 

 

En Algérie,  le grade de général est une décision du politique.

La constitution algérienne est semblable à celle de la France, le gouvernement est issus de la majorité parlementaire. La réalité est tout à fait le contraire de que qu'elle devrait être.  L'histoire le montre depuis la mort de Boumédienne, tous les présidents qui lui ont succédé,  ont été des militaires.  Bouteflika est resté 20 ans au pouvoir,  bien qu'il ait eu un accident vasculaire cérébral en 2013,  ce n'est pas lui qui décide.  Le ministère de la défense dirige tous les ministres.  La culture de la politique algérienne est venue de l'époque coloniale dans le but de lutter contre la colonisation.  

 

 

 La souveraineté est gérée par des militaires, et ce mécanisme qui produit de la corruption,  dans le pouvoir algérien,  les généraux se sont mis au dessus de la loi. L'Algérie n'a pas d'état, l'Algérie n'a pas de pouvoir exécutif. En occident ce qui marche,  c'est la compétition économique et c'est aussi l'alternance. Il n'y a donc pas de compétitions.  Tout ceci s'est soldé par la dévaluation de la monnaie et la dévaluation de la monnaie affaibli le pouvoir d'achat,  cela devient du racket.  C'est l'échec de la politique économique. 

 

 

Il n'y a pas de miracle,  l'être humain réagit selon ses intérêts.  Une société de masse a besoin d'un pouvoir bien en place pour gagner les élections.  Tous les autres partis étaient infiltrés par les renseignements généraux qui eux aussi sont gérés par les militaires.  Il y a eu un faux pouvoir souverain. 

Ce que veut cette contestation populaire,  c'est la démilitarisation de l'état algérien.  La majorité des généraux sont entrés dans l'armée bien après l'indépendance de 1962.  

 

 

Alors qu'elle est la solution et où en est on ? Ce mouvement est d'origine étudiante avec les réseaux sociaux.  Il y a ce qu'on appelle des agoras, la réappropriation de la parole dans l'espace public. 
Cependant, les généraux n'ont pas montré un signe qui montre un avancement dans les négociations,  la révolution se fait que le vendredi,  un jour de repos. 

 

Quelle est la solution ? Puisque la presse est interdite. 

 

 

 Il faut un changement de régime et non pas un changement dans le régime.  Il faudrait des mesures qui empêchent qu'il y ait des militaires qui soient aux postes stratégiques.  Toute société produit sa propre élite.  L'élite est désignée par les militaires.  Il faut des institutions,  il faut des lois pour irriguer le politique,  il faut l’institutionnaliser. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le mardi 25 février 2020

le 25 février 2020 : Table ronde à l'occasion de la parution du livre de Dominique Avon "La liberté de conscience : Histoire d'une

 

 

Table ronde à l'occasion de la parution du livre de Dominique Avon "La liberté de conscience : Histoire d'une notion et d'un droit".Amphi A. Mérieux (A025) | Campus St Paul à l'Université Catholique de Lyon 

 

 

 Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, d'abord en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par plusieurs États-membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie – parfois associé au blasphème ou à l'insulte contre certaines religions -, ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. L'enquête historique conduite dans cet ouvrage s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique du Nord, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Cette recherche met en jeu des autorités exerçant des fonctions complémentaires ou rivales et s'intéresse aux institutions dont elles ont la charge. Elle explore, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit. Elle met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située et qui n'a cessé d'être louée ou décriée.

 

 

 L'auteur

Directeur d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE, PSL), chaire « Islam sunnite »,
Dominique Avon est historien contemporanéiste. Il a enseigné en France (Montpellier, Le Mans, Paris) et à l’étranger (Égypte, Liban, États-Unis). Membre du GSRL (Groupe sociétés, religions, laïcités) et directeur de l’IISMM (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman), il est l’auteur ou le coauteur d’une vingtaine d’ouvrages.

 

 

 

 

 

 

Présentation de la soirée par Michel Younès 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel sens lui donner à ce moment là,  cette notion est devenu un droit,  quand les juristes s'en emparent,  c'est vers le 17/18 ème siècle. De quelle manière faire passer cette liberté de conscience, je me suis posé la question,  comment avoir cette liberté religieuse ? Nous pourrions changer le terme liberté de conscience par le mot changer de religion. 

 

 

Comment on gérait cette altérité ? Défendre une doctrine en tuant un homme,  pour certains, mais pas pour d'autres.  C'est cette liberté de croire ou de ne pas croire.  Au 19 ème siècle,  elle apparaît en arabe par un maronite convertis au protestantisme.  La force du pouvoir politique,  cette liberté de conscience est remise en question ! Les années 1945/1970, nous sommes sortis de cette unanimité.  

 

 

Cette notion de blasphème est identifiée à de l'apostasie, il s'agit de décrire un moment d'une histoire donnée.  Il y a le facteur culturaliste, rejetons ce qui est venu de l'extérieur.  Il y a une culture pure avant l'Europe.  

 

 

 C'est la tension entre droit individuel ou droit collectif.  Dans l'antiquité, on sait qu'il y a des tensions,  des persécutions,  l'empire romain païens,  devenu chrétiens,  puis il y eu le califat.  L'histoire n'est pas linéaire,  on ne  classe pas non plus,  il y a plein de notions et grille de lecture.

 

 

Dans l'union européenne, nous faisons la différence entre opinion et conviction.
Les enjeux d'aujourd'hui,  c'est le droit des minorités,  c'est quoi la conscience ? Je lui donne une liberté.  Ne plus croire,  c'est déjà un blasphème. 

 

Des acteurs individuels avec une conscience individuelle, il faut tenir compte du contexte et des textes.  

 

 

Mathilde Philip-Gay (Professeure de droit à Lyon 3) 

 

 

La déclaration des droits de l'homme,  c'est la liberté d'opinion et la liberté religieuse,  en 1905,  c'est la loi de liberté de conscience.  En 2013, elle devient avec une valeur constitutionnelle,  elle se rattache à la liberté d'enseignement et liberté de religion. 

 

 

En1966,  on donne une valeur juridique à la liberté de conscience,  consécration juridique de la liberté de conscience.  La liberté de conscience peut être associée à la liberté humaine,  liberté de penser c'est aussi le droit de ne pas répondre.  Pas de contrainte en matière de conscience. 

 

 

Obéir à sa conscience,  c'est se tourner vers Dieu.  Il y a cette question de vérité, seule la vérité a des droits. Alors que la conscience, n'en n'a pas.  

 

 

 

 

 

 

 Daniel Moulinet (Professeur d'histoire à l'Université Catholique de Lyon).

 

 

Le Pape Pie XI, parlait des libertés de consciences ou liberté de groupes. L'état aurait le devoir de libérer le chemin des libertés.   Les hommes sont liés en conscience,  que les hommes soient libérés de toutes consciences. La liberté de conscience détermine à l'action,  tout comme les droits de la famille, il y a également le droit d'association. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jean Marie Gueulette (Professeur de Théologie morale à l'université Catholique de Lyon)

 

 

 Est ce que l'on parle de l'individu ou est ce que l'on parle du sujet,  j'ai l'impression ce soir que nous par de la liberté religieuse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

  
 


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posté le dimanche 23 février 2020

Le 23 février 2020 : Conférence-débat "Le rôle des femmes dans la résistance palestinienne" Témoignage d’une Palestinienne de Napl

 

 

Conférence-débat "Le rôle des femmes dans la résistance palestinienne" Témoignage d’une Palestinienne de Naplouse (Union of Palestinan Committee) :
« Le rôle des femmes dans la résistance palestinienne »
Librairie Tawid - 8, rue Notre Dame à LYON 6 ème

 

 

 Organisé par l’Union des Jeunes Musulmans / Albertville-Vallée du Jourdain Solidarité 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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