Faire ensemble, vivre ensemble, agir pour la Paix

« Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

posté le mardi 09 octobre 2018

le 05 octobre 2018 : Entretiens de Caluire et Cuire - Jean Moulin «La République au défi de la Fraternité» Organisé par Mairie d

 

 

 Entretiens de Caluire et Cuire - Jean Moulin «  La République au défi de la Fraternité » Organisé par Mairie de Caluire et Cuire Au Radiant Bellevue

 

 

 "La démocratie proclame la liberté, réclame l'égalité et réconcilie ces deux soeurs ennemies en leur rappelant qu'elles sont soeurs, en mettant au-dessus de tout la fraternité" Bergson

 


 

aphaël Enthoven, normalien, agrégé de philosophie, a enseigné la philosophie dans les établissements universitaires les plus prestigieux (Sciences Po Paris, Polytechnique) mais aussi dans le secondaire, considérant que la discipline doit sortir de son carcan élitiste. Après avoir co-fondé en 2003 l'Université populaire de Caen, il intervient aujourd'hui dans de nombreux médias, tels que Philosophie Magazine ou dans la matinale d'Europe 1.

 

 

 

 

 

 

 La République au défi de la fraternité.  Le Radiant Bellevue à Caluire et Cuire

Animateur Laforgue Journaliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Allocution d'ouverture. Par Robert Thevenot

(Adjoint au Maire de Caluire et Cuire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Mot d'accueil de Philippe Cochet

(Maire de Caluire et Cuire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Conférence Inaugurale

 

Fraternité : clef de voûte discrète de La trilogie républicaine ? 
La démocratie réclame la liberté,  réclame l'égalité et reconcile ces deux soeurs ennemies en leur rappellant qu'elles sont soeurs en mettant au dessus de tout la fraternité. (Bergson)

 


 Par Camille Riquier.

(Professeur de philosophie et vice-Recteur de l'Institut Catholique de Paris).

 

 

 La devise républicaine est revenue comme repentir.  Liberté,  égalité fraternité.  C'est la question de la place de la fraternité,  elle a toujours une place à part. C'est un principe qui ne pourra jamais être politique.  On peut supposer que la fraternité est faite pour donner vie à la liberté.  Bergson nous dit quelle est l'essence de la démocratie ? 

 

 

 La démocratie donne le sens d'une société ouverte. Il y a toujours quelque chose qui relève de la clôture.  Elle a été bâtie sur l'esclavage.  La démocratie définit la liberté de tous devant la fraternité.  C'est un lien qui est fixé pour tous dans la cité.  Le régime démocratique,  c'est le régime qui s'oppose à sa propre fin.

 

 

 La fin ultime,  c'est la guerre.  C'est de l'ordre du devoir être. La démocratie revendique une égalité,  nous avons tous des droits et de devoirs,  cette liberté que nous avons en droit de reconnaître.  Tout est à envisager ensemble.  Il semble qu'elle soit déjà acquise,  mais il faut sans cesse la conquérir.  Un effort est toujours à fournir.  La démocratie,  c'est avant tout l'ensemble des citoyens,  égaux envers les uns et envers les autres.  La démocratie,  c'est celle vers nous tendons.  C'est quelque chose qui est toujours à conquérir,  l'arme efficace,  c'est la fraternité.  Il y a le devoir être pour être, et en cela,  c'est la fraternité qui est première.  Liberté, égalité,  fraternité, doivent toujours se définir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Pierre Mollier, 

(Historien,  conservateur du musée de la Franc-maçonnerie). 

Franc-maçonnerie : l'ambition d'une fraternité universelle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Raphaël Enthoven

(Philosophe)

 

 Mon frère,  ce contradicteur béni. 

La fraternité,  c'est la capacité de pouvoir ressentir la douleur d'un autre.  Montaigne décrit les conditions du dialogue,  nous pouvons tous mettre la vérité en partage,  la vraie victoire,  ce n'est pas le combat sur l'autre,  mais c'est de rendre perméable les convictions de l'autre.

 

 

 En démocratie,  c'est cette possibilité de pouvoir reconnaître la vérité que l'autre détient. 

La possibilité de se contredire, ne pas faire de raison gardée,  c'est déraisonnable de ne pas en parler, même des sujets qui fâchent. 

 

 

 Le communautarisme est l'ennemi de la fraternité pour des raisons objectives.  Il n'y a pas de fraternité sans discussion.  L'enjeu de la fraternité,  c'est de mettre la vérité en partage.  L'anagramme du mot sectarisme,  c'est la misère. L'anagramme du mot solidarité,  c'est le droit d'asile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Table Ronde interreligieuse
Introduction par Raphaël Enthoven

 

Religions : Fraternelles,  toujours,  vraiment ?  Religions et fraternité : messages en actes et conre-témoignages.  Les monothéistes ont placé les premiers la Fraternité dans le débat public.  Depuis Cain et Abel, le ton est donné: chaque tradition éclaire la question "qui est mon frère ?" De sa lumière propre.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Florent Guyot

(Prêtre de la Paroisse Notre Dame des Lumières de Caluire et Cuire)

Au nom de notre foi chrétienne nous venons vous rencontrer. La fraternité, personne n'a de réponse.   Nous n'avons jamais de réponse à la fraternité.  Accueillir l'autre est plus important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Jacky Bismuth

(Assistant au Grand Rabbin de Lyon).

 

Dans la tradition juive nous reprenons la lecture du texte biblique.  Chacun peut avoir une définition de l'amour de l'autre.  Tu aimeras ton prochain comme toi même.  Ces évidences nous paraissent concevables, mais jusqu'à quel point.
La fraternité a toujours existé,  sauf quand la politique s'en est mêlée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Azzedine Gaci

( Recteur et Imam de la Mosquée Othmane de Villeurbanne)

C'est mon frère dans l'humanité,  la connaissance de l'autre,  le respect de l'autre.  Nous avons besoin de connaître l'autre pour que nous puissions mieux nous connaître.  Plus que la connaissance,  c'est l'entre-connaissance.  Il y a le respect pour l'autre.  La tolérance, ce n'est pas le respect,  je voudrai que ma présence soit un enrichissement pour l'autre.  Il peut m'aider à me faire savoir qui je suis.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 


Christian Bouzy

(Pasteur au Foyer Protestant de la Duchère)

Il faut tisser de la confiance,  confiance pour soi et pour les autres.  Le foyer Protestant de la Duchère est un lieu d'accueil où nous tissons des des liens envers les autres.  La foi n'est pas quelque chose de figée.  Quelle société voulons nous ?  La fraternité est une utopie, promouvoir le dialogue inter-convictionnel. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Hafid Sehkri

(Elu local et membre de la Mosquée de la Duchère)

Est ce qu'on peut douter de tout.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Table Ronde

 

La République affirmée : la Fraternité au coeur des institutions ? 
Que faire compte tenu de l'impossibilité presque totale de traduire un sentiment relevant dela morale, tel que la fraternité,  en obligation juridique ? 

 


Mathilde  Philip Gay

(Maitre de Conférence à Lyon 3, référente du plan national de formation aux valeurs de la République) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Jean Jacques Pardini

(Professeur de droit public à l'Université de Toulon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Pierre André Peyvel

(Préfet honoraire)

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Eclairage Historique Lyon contre Vichy : " L'affaire de Vénissieux " (26-29 Août 1942) HISTOIRE ET MÉMOIRES D'UN SAUVETAGE EMBLÉMATIQUE

par Valérie Perthuis-Portheret 

 

 

 La venue de Hitler au pouvoir et la mise en place de la politique du IIIème Reich provoquent l'arrivée en France de plusieurs vagues successives de réfugiés provenant d'Allemagne et de tous les pays nouvellement conquis par le nazisme ainsi que la création de nouvelles œuvres d'assistance et de secours. Lyon véritable citadelle contre l'obscurantisme allait s'élever comme un rempart pour les protéger et venir en aide aux nouveaux arrivants, et parmi eux les Juifs.

 Le 26 août 1942, 1016 juifs étrangers entrés en France après le 1er janvier 1936, hommes, femmes et enfants des dix départements de la Région de Lyon, situés en zone dite libre, avaient été arrêtés et dirigés au camp de Vénissieux, situé dans la proche banlieue de Lyon, par les forces de la police de gendarmerie française afin d'être livrés par Vichy à l'occupant nazi. D'autres l'ont été également à Fort-Barraux et au Fort du Paillet avant de rejoindre Vénissieux.

En utilisant la couverture de l'Amitié Chrétienne et grâce au soutien des membres résistants des services de Vichy, des combattants sans armes et de toutes obédiences, qui ont déjà entrepris d'autres actions de sauvetage et qui se connaissent, participèrent au travail de la commission de criblage de Vénissieux afin de plaider chaque dossier des internés dans un sens favorable à des exemptions.

 

 

Le jeune docteur Jean ADAM se charge de la lutte médicale en distribuant des doses de poison, en dressant de faux diagnostics afin de rendre intransportables le plus possible d'entre eux.

 Au camp de Vénissieux, l’action la plus déterminante se porte sur le sauvetage de tous les enfants et aucun ne partira. Dans la journée du 28 août, un stratagème a été décidé : l'abbé GLASBERG en compagnie de Jean-Marie SOUTOU subtilise le télégramme qui enjoint de livrer les enfants tandis que Gilbert LESAGE leur propose de s’appuyer sur une autre circulaire bien connue des autorités du camp, mais annulée depuis sans que ces mêmes autorités le sachent, et qui exempte de la déportation les enfants non accompagnés. Dans la nuit du 28 au 29 août 1942 s’organise alors une opération de course contre la montre où il faut persuader les parents affolés de signer des actes de délégation de paternité en faveur de l'Amitié Chrétienne patronnée par le cardinal GERLIER et le pasteur BOEGNER et que dirige le père CHAILLET, afin de laisser aux enfants une chance de survivre.  Trois jours plus tard, le 29 août 1942, 545 d'entre eux ont été conduits à la gare de St Priest pour être livrés à l'occupant en vue de leur déportation à Auschwitz tandis que les 470 restants dont une centaine d’enfants viennent d'être libérés dans un temps record, et prennent le chemin de la liberté. 

 

 

Une liberté jonchée d'embûches et marquée par les risques d'être repris comme pour ceux-là même qui ont pu échapper à la rafle. Ce fut un nouveau défi à la vie que de s'en sortir vivant jusqu'à la fin de la guerre.

L'"affaire dite des enfants Juifs" allait marquer toutes les consciences. Transportés en car dans un  local des scouts israélites situé montée des Carmélites à la Croix-Rousse ils sont ensuite dispersés  avant que la police ne les reprenne. Le cardinal GERLIER dû faire face aux demandes pressantes du préfet régional ANGELI venu le voir à Fourvière pour obtenir les adresses des enfants et prendre position ouvertement contre ces mesures inhumaines. Ceux que nous avons pu retrouver nous livrent le récit de cette épopée avec ses joies et ses peines en hommage à ceux qui les ont sauvés, héros parfois devenus Justes Parmi les Nations, et en souvenir des leurs le plus souvent morts à Auschwitz. 

 

 

 L'affaire emblématique de Vénissieux qui restera dans l'histoire de la shoah en France comme la plus grande opération de sauvetage entreprise dans un camp en France ne tient pourtant pas du miracle. Elle a été le résultat d'une conjonction d'éléments favorables saisis avec brio par les meilleurs du sauvetage : des résistants sans armes, membres des œuvres charitables de toutes confessions qui agirent avec Gilbert LESAGE du Service des Étrangers (SSE) et sous le couvert de l'Amitié Chrétienne de concert avec le Service Social d'Aide aux Étrangers (SSAE). Elle a également été rendue possible grâce à la coopération avec des membres de l'œuvre de Secours aux Enfants (OSE) et du Comité Inter Mouvement auprès des évacués (CIMADE) sans oublier le soutien des Éclaireurs Israelites de France, du Consistoire, des rabbins, des sympathisants de la Croix-Rouge française, des résistants de la première heure, membres du réseau "Combat » » et de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est l'histoire d'une épopée où le Bien triomphe des forces du mal.

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le lundi 08 octobre 2018

le 04 octobre 2018 : Conférence de Jean Erceau à la Loge Maçonnique de France sur le thème : "l'Intelligence artificielle"

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean Erceau, docteur ès sciences et physicien de formation, a beaucoup voyagé et exploré de multiples domaines. Il a dirigé de nombreux chercheurs en intelligence artificielle, mais aussi en sociologie et en psychologie. Expert en gestion et transmission des connaissances entre les robots et les hommes, il s’est finalement spécialisé en prospective et intelligence scientifique. Confronté très jeune dans sa famille aux sciences occultes et à la science d’Hermès, il n’a cessé, en scientifique, d’explorer par la voie initiatique les domaines de l’ailleurs, de l’alchimie au chamanisme, et de s’interroger en essayant de répondre aux comment et aux pourquoi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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posté le lundi 08 octobre 2018

le 04 octobre 2018 : Conférence aux Archives Départementales Organisé par Mémorial National de la Prison de Montluc et Archives dé

 

 

 Conférence aux Archives Départementales Organisé par Mémorial National de la Prison de Montluc et Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon

 

 

 Dans le cadre de l’exposition temporaire 2018-2019 du Mémorial “Les Traces - Histoires d’une prison” et suite à la projection en plein air du film “Un condamné à mort s’est échappé” lors de son inauguration, Adrien Allier viendra nous parler de l’évasion d’André Devigny ayant inspiré le film de Robert Bresson.

 

 

 À travers des archives inédites, il présentera le parcours d’André Devigny et nous proposera une approche croisée entre l’évasion historique et son adaptation cinématographique. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 André Devigny est né dans une famille d’agriculteurs et de militaires de forte tradition patriotique.

Élève pupille de la Nation à l’École normale d’instituteurs de Bonneville, la préparation militaire supérieure et la déclaration de guerre conduisent le jeune sous-lieutenant du 5e régiment de tirailleurs marocains André Devigny en première ligne en Lorraine.

En décembre 1939, après une préparation d’artillerie, la position tenue par sa section est violemment attaquée par une compagnie allemande. Dans cet affrontement meurtrier à un contre trois, il engage une contre-attaque à la baïonnette après épuisement des munitions et les survivants parviennent à repousser l'ennemi en lui infligeant de lourdes pertes. Cette action lui vaut, à 23 ans, la première Légion d'honneur de la guerre.

Grièvement blessé à Ham en mai 1940, il est évacué vers l’hôpital de Bordeaux. Voulant rejoindre Londres à la fin de 1940, il contacte les services de renseignements britanniques qui, compte tenu de son appartenance au 5e RTM l’orientent sur le Maroc, à Port-Lyautey, pour participer à la préparation du débarquement allié, lequel aura lieu le 8 novembre 1942 à cet endroit.

Reçu au concours d’admission à l’École de Saint Maixent, il rejoint la Métropole, mais l’invasion de la zone sud par l’armée allemande, en novembre 1942, le met en congé d’armistice.

Afin de poursuivre le combat, André Devigny prend contact avec le consul anglais à Genève qui le recommande au Colonel Groussard. Ce dernier lui confie la mission d'organiser un réseau de renseignement militaire couvrant la zone sud de la France. Ce réseau, dit « Gilbert », pseudonyme du Colonel Groussard, est rapidement constitué, opérationnel et efficace. La préparation du débarquement en Provence, du sabotage de la poudrerie de Toulouse, et l’exécution du dangereux chef du contre-espionnage italien, sont parmi ses premières tâches. Il crée également un service de passage vers la Suisse qui sera utilisé par toute la Résistance.

Infiltré par un redoutable agent double de l'Abwehr, Robert Mogg, le réseau est trahi, mais reste opérationnel grâce à son cloisonnement. André Devigny est arrêté en gare d’Annemasse par la Gestapo le 17 avril 1943, et l’un de ses adjoints, le capitaine Bulard abattu à Lyon. Interné à la prison Montluc à Lyon, il passe une première nuit dans la cellule N°13 au rez-de-chaussée du bâtiment cellulaire. Dès le lendemain, il est emmené au siège de la Gestapo pour poursuivre son interrogatoire. Dès son retour à Montluc le soir du 19 avril, il est transféré dans la cellule N°45. Ces interrogatoires se poursuivent jusqu’au 15 mai 1943, période pendant laquelle il est notamment torturé par Klaus Barbie. Au cours d'un transfert de la prison au siège de la Gestapo, il tente une première évasion mais est aussitôt repris.

De la cellule 45, situé au rez-de-chaussée dans le quartier des condamnés à mort, il réussit à entrer en contact avec un détenu politique, Charles Bury (ancien chef de la censure à Saint-Étienne) qui lui permet de faire sortir quelques lettres de la prison, destinées à sa famille et son réseau. Il est ensuite transféré dans la cellule 107 le 2 juin 1943 au 2e étage du bâtiment cellulaire de la prison.

De cette cellule, il prépare minutieusement un plan d'évasion. Constatant la présence d'un bois plus tendre faisant la jonction entre les planches de sa porte, il se met à creuser ce bois à l'aide de sa cuillère. Après trois semaines de travail, il est capable de sortir dans le couloir du 2e étage. Après avoir reçu un colis, il découpe en lanière ses vêtements et tresse des cordes avec les fils de fer de son sommier. Il fabrique également 2 crochets avec l'armature métallique de la lanterne de sa cellule.

Le 20 août 1943, sa condamnation à mort lui est notifiée par la cour martiale allemande. Le même jour, un nouveau détenu arrive dans sa cellule. Après quelques jours d'hésitations, il se confie à son codétenu et décide de l'emmener avec lui. Dans la nuit du 24 au 25 août 1943, il met son projet à exécution et s'évade de nuit dans des conditions spectaculaires. Trouvant tout d'abord refuge chez un ami, il est ensuite arrêté à nouveau lors d'un contrôle de police mais réussit à s'échapper et trouve refuge chez une famille de Lyonnais. Après 3 semaines de repos, il parvient à regagner la Suisse et son réseau, d'où avec une fausse identité, il rejoint l'Espagne puis l'Afrique du Nord. Volontaire au bataillon parachutiste de choc, il participe au débarquement en Provence en août 1944 et remonte vers l'Allemagne avec les armées alliées.

En 1944, il est nommé capitaine, en 1945 fait Compagnon de la Libération, et en 1946 promu chef de bataillon. Il a trente ans?


 


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posté le jeudi 04 octobre 2018

le 03 octobre 2018 : Conférence et reflexions collectives : « Dialogue et compromis en entreprise »  Organisé par Antenne Sociale

  

 

 Conférence et reflexions collectives : « Dialogue et

compromis en entreprise »  Organisé par Antenne Sociale de Lyon à l'Espace Saint Ignace 20 rue Sala à Lyon 2 ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François Boursier (modérateur)

 

Historien doctorant Lyon II (protection de l'enfance) enseignant/conférencier chez Université catholique de Lyon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vincent OLAGNE, entrepreneur social, cofondateur d'EASIER et Dir.Fin. chez DANFOSS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pierrick AILLARD, sec.gal de l'Union Régionale Interprofessionnelle CFDT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 


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